Les radars sonores se distinguent par leur capacité à mesurer le niveau de décibels produit par chaque véhicule. Conçus par plusieurs sociétés — dont l’un nommé Hydre développé par Bruitparif —, ces radars visent à identifier les véhicules dépassant le seuil de bruit autorisé fixé à 85 décibels. L’État cherche à réduire les nuisances sonores, particulièrement celles générées par les pots d’échappement modifiés, souvent sur les deux roues.
Un environnement sonore à préserver
Le radar Hydre, premier de son genre, a été installé le long de la RD46 à Saint-Lambert-des-Bois. C’est le ministère de la Transition écologique, qui, après une phase de reconnaissance des solutions techniques, a choisi trois fabricants, dont Bruitparif, pour mener cette expérimentation en conditions réelles.
La technologie du radar repose sur sa capacité à collecter et analyser les données sonores grâce aux dispositifs Méduse, qui permettent de déterminer non seulement le niveau de bruit émis par un véhicule mais aussi sa position précise. Cette précision est essentielle pour assurer une équité de traitement entre tous les véhicules, indépendamment de leur trajectoire.
Une fois le seuil de bruit dépassé, le système ouvre un dossier d’infraction, en capturant des séquences vidéo avant et après l’événement pour identifier le véhicule fautif grâce à des caméras LAPI.
Après une première phase de tests réalisée en 2022 dans sept communes françaises, dont Paris et Nice, ces radars entrent désormais dans une phase d’homologation, comme le rappelle L’Internaute. La ville de Bron, en banlieue lyonnaise, sera la première à réinstaller ces radars pour une phase de verbalisation. Ils avaient été testés entre février et l’été 2022, et ces radars sonores seront officiellement en marche dans le courant de l’année.
À partir de la rentrée, les conducteurs de véhicules produisant un bruit excessif seront passibles d’une amende de 135 euros, selon l’article R318-3 du Code de la route. Cette phase de verbalisation, initialement prévue fin 2022, a été retardée en raison de l’homologation des radars.
La réinstallation de ces radars sonores dans les six autres villes ayant participé aux tests préliminaires est également prévue, avant un déploiement plus large sur le territoire national. Cette mesure est censée contribuer significativement à la réduction des nuisances sonores sur les routes françaises.
Le coût social du bruit des transports est estimé à 147 milliards d’euros par an en France, plus de la moitié (55 %) étant liée au trafic routier. Les radars sonores, en sanctionnant les véhicules les plus bruyants, devraient permettre de diminuer cette pollution sonore qui affecte tant la qualité de vie des citoyens que l’environnement.