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DJI en danger : les États-Unis menacent de bannir le constructeur de drones chinois

Après le vote d’une loi menaçant l’avenir de TikTok, les États-Unis pourraient s’attaquer à DJI. Le géant du drone, dont le siège est en Chine, est considéré comme une menace pour la sécurité.

Aux États-Unis, les drones de DJI pourraient bientôt être cloués au sol. Engagées dans un bras de fer avec Pékin, les autorités américaines continuent de mettre la pression sur les produits et services chinois. Après les sanctions contre HUAWEI et l’ultimatum lancé à la maison mère chinoise de TikTok, DJI se retrouve dans le viseur américain. Un texte, actuellement en discussion au Congrès américain, pourrait interdire le constructeur chinois sur le sol des États-Unis. DJI serait dans l’impossibilité de vendre ses produits et tous les drones de la société seraient cloués au sol.

« DJI présente un risque inacceptable pour la sécurité nationale et il est grand temps que les drones fabriqués par la Chine communiste soient retirés du territoire américain », explique Elise Stefanik, représentante républicaine de New York et l’une des principales auteures du projet de loi, dans un communiqué envoyé au New York Times. Le quotidien américain rappelle que les drones de DJI sont populaires aux États-Unis, au point d’être utilisé par des services d’intervention d’urgences dans tout le pays. En tête des ventes chez les forces de l’ordre et le grand public, ils sont pourtant considérés comme une menace pour la sécurité nationale du côté de Washington.

Pourquoi les États-Unis ont-ils peur des drones DJI ?

Afin d’interdire les drones de DJI de voler aux États-Unis, des agences du gouvernement avancent plusieurs arguments. Elles auraient démontré que les drones du constructeur chinois fournissent des données sur des « infrastructures critiques » des États-Unis au Parti communiste chinois. Selon Elise Stefanik, il n’y a aucun doute sur le fait que « toute tentative de prétendre autrement est le résultat direct des efforts de lobbying de DJI ».

Ce projet de loi, qui a déjà des soutiens au Congrès et au Sénat, ferait entrer les drones de DJI dans la liste de la FCC. Le régulateur des télécoms américain pourrait ainsi bloquer les ventes aux États-Unis et empêcher les appareils de voler. Un scénario qui rappelle celui imposé à HUAWEI et ZTE, deux entreprises placées sur cette liste depuis 2019. Le gouvernement américain a d’ailleurs pris des mesures dès 2020 en empêchant les entreprises basées aux États-Unis d’exporter des technologies vers DJI. Le fabricant figure aussi sur les listes du Trésor américain et du ministère de la Défense en raison de l’utilisation de ses drones dans la surveillance des Ouïghours.

DJI se défend des accusations

De son côté, DJI se défend en expliquant que ses « produits sont conçus et destinés à promouvoir le bien commun et à profiter à la société ». À l’image de HUAWEI avec les Huawei Facts, la marque a aussi répondu dans un article de blog appelé « Get The Facts » (Obtenez les faits). DJI regrette les que les législateurs derrière ce projet de loi « continuent de faire référence à des allégations inexactes et non fondées concernant les opérations de DJI et ont amplifié les récits xénophobes ». La société ajoute qu’elles ont pour but de soutenir les constructeurs de drones américains et « d’éliminer la concurrence sur le marché ».

Spécialiste du drone, DJI se diversifie en proposant également des outils pour les créateurs. En Europe, la firme propose depuis quelques jours des stations électriques portables.

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1 commentaire
  1. Il est pourtant simple de vérifier si un appareil transmet ou non des données vers l’extérieur.
    1/ En analysant ses émissions (wifi, bluetooth, radio, etc.).
    2/ En fouillant son code pour y déceler des indices de transmission, y compris si on’arrive pas à les décrypter.

    Si les USA avaient des preuves, elles seraient déjà sur la place publique actuellement.

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