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L’avenir d’Ubisoft s’annonce incertain suite à sa chute en Bourse

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La chute des actions d’Ubisoft laisse présager de grands changements imminents pour le studio vidéoludique.

Décidément, la rentrée 2024 est loin d’être de tout repos pour Ubisoft. Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de faire les choses bien. Le 30 août dernier, les joueurs ont pu mettre la main sur l’ambitieux Star Wars : Outlaws. Cette nouvelle adaptation vidéoludique de la galaxie très lointaine de George Lucas a fait forte impression sur certains, et moins sur d’autres. Résultat des courses, la première semaine de septembre marquait une chute en Bourse historique pour le studio. Comme rapporté par Insider Gaming et Gamesindustry.biz, le prix de l’action atteignait alors 15,34€ soit une baisse de plus de 10% en l’espace de deux jours.

Sans surprise, cette situation a fini par pousser un actionnaire à prendre la parole. Juraj Krupa, fondateur et PDG du fond spéculatif slovaque AJ Investments, a partagé une lettre ouverte à la famille Guillemot et aux investisseurs avec pour objectif de générer une prise de conscience collective. Après s’être mis les joueurs à dos pour répondre aux besoins des investisseurs avant les leurs, Ubisoft semble désormais coincé dans un cercle vicieux. Suite au retard de Rainbow Six Mobile, à l’annulation de The Division : Heartland et à l’échec de XDefiance, le studio n’arrive même plus à mener ses objectifs à bien.

Juraj Krupa a donc décidé de tirer la sonnette d’alarme et de remettre les pendules à l’heure. Outre son “manque de satisfaction concernant les performances actuelles et la direction stratégique de l’entreprise“, l’actionnaire juge que “la direction se concentre sur la satisfaction des investisseurs en tentant d’atteindre les résultats trimestriels au lieu de se concentrer sur la stratégie à long terme visant à fournir une expérience exceptionnelle aux joueurs.

Cette lettre se couronne d’un appel à se retirer de la bourse et à désigner “un nouveau PDG qui otpimisera les coûts et les structures des studios [de nouveaux licenciements, NDLR] pour faire d’Ubisoft une entreprise plus agile et compétitive“. Les paroles du fondateur d’AJ Investments ont déjà impacté les actions du studio qui ont chuté de 7,1% ce lundi pour atteindre 13,67€ : soit leur cote la plus basse au cours des dix dernières années.

Se retirer de la cote : solution magique ?

L’appel de Juraj Krupa n’est pas anodin. En provoquant une vente généralisée des actions pour qu’Ubisoft puisse se retirer de la cote, tout le monde sortirait gagnant. Les investisseurs pourront éviter le naufrage en faisant racheter leurs part plus cher qu’elles ne cotent actuellement, tandis que le géant vidéoludique échappera enfin aux pressions extérieures. Seul ce cas de figure semble pouvoir replacer Ubisoft sur le chemin de la créativité.

En quittant la Bourse, le studio serait également protégé d’une tentative de rachat sauvage. Certains d’entre vous se rappellent peut-être encore de la tentative d’OPA par le groupe Bolloré en 2018. Aujourd’hui et suite au rapprochement avec Tencent, Ubisoft n’est pas non plus à l’abri d’une tentative similaire de la part du géant chinois. Un point de vue également partagé par Juraj Krupa qui déclare que “dans l’état actuel des choses, Ubisoft est mal géré et les actionnaires sont les otages des membres de la famille Guillemot et de Tencent qui profitent d’eux.” Une chose est sûre, les prochains mois s’annoncent donc décisifs pour le studio historique. À l’aube du lancement d’une nouvelle ère pour la saga Assassin’s Creed, l’entreprise a tout intérêt à assurer ses arrières.

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