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Ariane 6 : la première mission commerciale est (encore) reportée

Le satellite CSO-3 devra encore attendre un peu avant de prendre ses quartiers en orbite.

Tous les amoureux de l’espace attendaient avec impatience le premier vol commercial d’Ariane 6, le nouveau fer de lance de l’aérospatiale européenne qui a décollé pour la première fois en juillet 2024. Après avoir été planifié pour le 26 février, puis repoussé suite à un problème d’infrastructure, il aurait dû avoir lieu ce lundi 3 mars – mais un nouveau problème technique a contraint Arianespace à repousser le tir une nouvelle fois.

Tous ceux qui se sont rendus sur la chaîne YouTube d’Arianespace en s’attendant à voir vrombir les moteurs de la fusée ont constaté avec déception la présence d’un message indiquant qu’ “aucune tentative de lancement” n’aurait lieu aujourd’hui.

Pourquoi le lancement a-t-il été repoussé ?

Sur son compte Twitter / X, l’entreprise a annoncé un peu plus tard que ce report était encore une fois lié à un problème au niveau de l’infrastructure au sol, comme la dernière fois.

“En raison de la nécessité d’effectuer des opérations supplémentaires sur un moyen terrestre d’interface avec le lanceur, le lancement est reporté”, peut-on lire dans un post de la firme.

Elle n’a toutefois pas précisé si le même souci avait à nouveau pointé le bout de son nez, ou s’il s’agit d’un pépin entièrement différent.

Quand aura lieu le lancement ?

Quoi qu’il en soit, la nature du problème va conditionner directement la nouvelle date de lancement. Arianespace n’est donc pas en mesure de donner une nouvelle date dans l’immédiat. “ La nouvelle date de lancement sera annoncée une fois ces opérations terminées“, indique le même post. La firme propose au public de suivre ses différents réseaux sociaux pour se tenir au courant d’une évolution de la situation.

Un report loin d’être catastrophique

Ce genre de report de dernière minute peut être surprenant pour les néophytes, mais il s’agit d’une pratique courante dans l’aérospatiale – en particulier pour les engins qui visent une orbite héliosynchrone, comme CSO-3.

Dans ce genre de cas, le lancement nécessite une grande précision en termes de timing. Si le moindre élément susceptible de retarder la mise à feu survient, il est donc plus sage d’attendre une nouvelle fenêtre de tir pour ne pas prendre le moindre risque. Et c’est d’autant plus vrai pour les lancements très importants comme celui-ci.

Pour rappel, les enjeux de ce tir sont considérables. Il s’agit de la première mission commerciale d’Ariane 6, où la fusée sera chargée de déployer une charge utile pour le compte d’un client – en l’occurrence la Défense française. En outre, Ariane 6 incarne le grand retour de l’autonomie spatiale européenne, un facteur de plus en plus important au niveau géopolitique.

Les équipes techniques n’ont donc pas le droit à l’erreur, et il n’y a rien de surprenant à ce que l’entreprise assure ses arrières; mieux vaut patienter quelques jours de plus que de démarrer cette grande aventure sur une mauvaise note.

 

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