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Windows 10 : la dernière offensive de Microsoft pour vous faire passer à la caisse

Microsoft prépare la fin de Windows 10, et sa nouvelle stratégie est limpide : pousser les utilisateurs à acheter un nouveau PC. Avec les machines Copilot+ et leurs promesses d’IA, la pression monte… et la facture aussi.

Alors que la date de fin de support de Windows 10, fixée au 14 octobre 2025, se profile, Microsoft multiplie les initiatives pour inciter ses utilisateurs à passer à la version plus récente de son système d’exploitation, Windows 11. La firme de Redmond, confrontée à une part de marché toujours majoritaire pour Windows 10 (près de 53 % en avril, contre 43,72 % pour Windows 11), semble adopter une nouvelle stratégie, plus subtile, pour atteindre son objectif.

L’effort le plus récent consiste en la publication d’une note de blog qui vante ouvertement les mérites des tout nouveaux PC Copilot+. Ce message est particulièrement destiné aux utilisateurs de machines Windows 10 plus anciennes qui ne répondent pas aux exigences strictes pour une mise à niveau gratuite vers Windows 11. L’idée sous-jacente est claire : si votre PC actuel ne peut pas passer à Windows 11, Microsoft souhaite que vous envisagiez l’achat d’un PC Copilot+. Cette approche contraste avec certaines méthodes antérieures, beaucoup plus intrusives, comme des fenêtres contextuelles en plein écran affichées lors de mises à jour de Windows 10 pour promouvoir Windows 11.

Les arguments mis en avant par Microsoft pour les PC Copilot+

Pour convaincre les utilisateurs, Microsoft met en avant plusieurs avantages clés de ces nouveaux PC « prêts pour l’IA » telles que des performances accrues, une autonomie prolongée, une sécurité renforcée ou encore des fonctionnalités exclusives basées sur l’IA.

La firme de Redmond mentionne notamment l’arrivée de Recall, une fonctionnalité qui prend périodiquement des captures d’écran de votre activité, les analyse via l’IA et les indexe pour permettre de rechercher ultérieurement n’importe quel contenu que vous avez vu sur votre PC en décrivant ce dont vous vous souvenez. D’après Microsoft, cela peut réduire de 70 % le temps nécessaire pour retrouver des documents ou des sites web et la firme insiste sur le fait que Recall est une expérience optionnelle (opt-in) avec des contrôles de confidentialité étendus, que les données sont traitées localement sur l’appareil et ne sont pas envoyées au cloud ni partagées avec Microsoft ou des tiers. Malgré ces assurances, Recall a suscité une vive controverse en raison de ses implications potentielles pour la vie privée et la sécurité, conduisant certains à recommander de la désactiver. Il est d’ailleurs possible de supprimer complètement Recall de son appareil.

D’autres avantages sont cités par le géant américain, comme la recherche Windows améliorée grâce à une unité de traitement neuronal (NPU) ou Click to Do. Cette fonctionnalité propose des raccourcis contextuels basés sur le contenu affiché à l’écran, comme résumer, réécrire ou copier du texte, ou encore interagir avec des images (par exemple, supprimer un objet). Pour Microsoft, les PC Copilot+ sont présentés comme étant jusqu’à 5 fois plus rapides en moyenne qu’un modèle Windows âgé d’au moins 5 ans. L’entreprise affirme également que les meilleurs appareils Copilot+ offrent jusqu’à 13 % de performances supplémentaires que le dernier MacBook Air M4 d’Apple sur certaines tâches.

Un contexte commercial complexe

Cette poussée promotionnelle intervient dans un contexte commercial quelque peu compliqué pour Microsoft. La transition vers l’architecture ARM des PC Windows prend du temps et les récentes décisions de Donald Trump bousculent le marché, entraînant une hausse des ventes et des inquiétudes pour la suite. La fin annoncée de Windows 10 et l’essor de l’IA embarquée incite à l’optimisme du côté de Microsoft, mais les PC Copilot+ doivent encore s’améliorer et gagner en maturité pour devenir incontournables.

Les constructeurs tentent aussi de proposer des PC ARM plus accessibles, mais la facture approche ou dépasse souvent les 1 000 euros en France.

Que faire pour les utilisateurs de Windows 10 ?

Avec la fin du support de Windows 10 approchant, l’absence de mises à jour de sécurité rendra l’utilisation du système d’exploitation de plus en plus risquée. Pour les utilisateurs actuels, plusieurs options se présentent, à commencer par mettre à niveau gratuitement leur PC vers Windows 11 s’il est éligible. L’autre option est d’acheter d’acheter un nouveau PC, potentiellement un modèle Copilot+, si leur machine actuelle n’est pas compatible avec Windows 11.

Une autre possibilité, moins connue et moins mise en avant par Microsoft, consiste à payer pour étendre le support de Windows 10. Cette option vise essentiellement les entreprises, mais elle est disponible pour le grand public. Enfin, il est toujours possible de passer à un autre système d’exploitation (comme Linux) ou de continuer à utiliser Windows 10 après la fin du support, en assumant les risques de sécurité accrus.

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