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300 voitures radars circuleront en fin d’année, contre 90 aujourd’hui, voici les régions concernées !

D’ici la fin de l’année, 300 voitures radars circuleront dans l’Hexagone, contre 90 aujourd’hui. La part confiée à des opérateurs privés va fortement augmenter. L’objectif est de libérer du temps pour les forces de l’ordre… mais pas sans faire grincer des dents chez les automobilistes.

C’est un dispositif discret, mais de plus en plus présent sur les routes françaises : les voitures radars banalisées. Ces véhicules, qui flashent automatiquement les excès de vitesse dans les deux sens de circulation grâce à un système infrarouge invisible, seront 300 à circuler d’ici la fin de l’année 2025, d’après les informations de RMC. Actuellement, on en compte 90.

Surveillance 24/7 et polémique persistante

Mais attention : ce n’est pas le nombre total de voitures radars qui augmente. La Direction de la Sécurité Routière précise qu’il s’agit d’un changement de répartition. Concrètement, la part des voitures opérées par des sociétés privées va croître, au détriment de celles conduites par les forces de l’ordre. En clair : ce sont des chauffeurs salariés qui piloteront la majorité des véhicules.

Pourquoi cette évolution ? « Le but de cette externalisation est de libérer du temps aux forces de l’ordre, pour qu’elles puissent se concentrer sur d’autres missions », justifie la Sécurité Routière. Les trajets de ces voitures sont définis à l’avance par les préfectures, avec un ciblage des zones les plus accidentogènes.

Neuf départements supplémentaires vont être concernés dans les semaines à venir : Ardèche, Cantal, Bouches-du-Rhône, Ariège, Ain, Haute-Loire, Pyrénées-Orientales, Tarn-et-Garonne et Alpes-de-Haute-Provence. À terme, les 300 véhicules seront répartis sur l’ensemble du territoire.

L’objectif affiché par les autorités est de lutter plus efficacement contre les excès de vitesse, responsables d’un grand nombre d’accidents. Pour Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, c’est une bonne chose : « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas pris qu’on n’est pas dangereux. Il faut qu’en permanence, partout, tout le temps, on puisse être flashé. »

Mais comme on l’imagine, l’initiative suscite des réactions pour le moins partagées. Certains saluent une mesure dissuasive, notamment en zone urbaine. D’autres y voient surtout un moyen de remplir les caisses de l’État. « Vous allez continuer à rouler puisque vous ne savez pas [où sont les radars], et vous recevrez une jolie carte postale du ministère de l’Intérieur », ironise Pierre Chasseray, porte-parole de l’association 40 millions d’automobilistes.

Il dénonce une logique punitive, mal ciblée : « Quelqu’un qui roule à 5 km/h au-dessus sera sanctionné, alors qu’un conducteur alcoolisé ou sous stupéfiants peut passer à travers. » La technologie est là, mais la question de la confiance, elle, reste entière.

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Source : RMC

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