En juin 2025, les candidats au baccalauréat doivent face à des consignes strictes : téléphones portables, tablettes et montres connectées doivent être éteints et rangés dans les sacs, sous peine de sanctions. La restriction n’est pas nouvelle, mais elle connaît une progression importante depuis quelques années : +14% en un an, avec 560 cas traités par les commissions disciplinaires en 2024. Plus préoccupant (mais inévitable) : 52% des fraudes impliquent désormais l’usage de nouvelles technologies, avec en tête, les montres connectées.
Plus d’antisèches, mais des montres
Les cas similaires se multiplient : en cas de trou de mémoire, il suffit pour les élèves de se rendre aux toilettes, et d’envoyer un message à un proche depuis leur montre connectée pour obtenir les réponses nécessaires. Discrètes, pratiques et parfois dotées d’une carte SIM, ces dernières sont rapidement devenues les préférées des fraudeurs, surtout depuis qu’il est possible d’y installer l’IA depuis l’application ChatGPT.
Face à cette menace, les centres d’examen tentent de doubler les tricheurs. Les surveillants disposent de détecteurs de téléphones portables, dont le nombre et l’emplacement restent secrets pour déjouer toute anticipation. Des contrôles aléatoires sont menés, et les smartphones doivent être placés dans le sac, et éteints. Il est aussi demandé de garder les oreilles dégagées, afin de contrer l’usage d’oreillettes ou de dispositifs discrets de communication. Les objets connectés, même éteints, sont proscrits, tout comme tout matériel doté d’une mémoire électronique ou permettant la consultation de fichiers.
Reste que les précautions ne suffisent pas. Les réseaux sociaux regorgent de tutoriels expliquant comment déjouer la vigilance des surveillants, ce qui complexifie encore la tâche des examinateurs.
Sanctions : tolérance zéro
La loi est sans ambiguïté : toute tentative de fraude, qu’elle soit avérée ou simplement suspectée, entraîne la nullité de l’épreuve concernée (note de 0/20), voire l’annulation d’un groupe d’épreuves ou de la session entière. Les sanctions administratives peuvent aller du simple blâme à l’interdiction de passer tout examen de l’Éducation nationale pendant cinq ans, voire de s’inscrire dans un établissement public du supérieur. Attention donc avant de vouloir donner un coup de pouce au destin.
Rappelons aussi que pénalement, la fraude au bac constitue un délit. Les peines encourues sont lourdes : jusqu’à trois ans de prison et 45 000€ d’amende pour faux et usage de faux, voire dix ans de prison et un million d’euros d’amende en cas de substitution d’identité. Les complices peuvent également être poursuivis.
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