Le prix des jeux vidéo commence de plus en plus à être une question brûlante dans l’industrie du jeu vidéo. Alors que nous avons connu de nombreuses inflations dans plusieurs domaines liés à la pop culture, que les consoles (PS5 et Xbox Series X/S) voient leur prix monter, alors qu’habituellement les tarifs ont toujours baissé sur les précédentes générations au fil des années, nous avons de quoi être inquiets pour l’avenir.
Récemment, c’est le prix des jeux qui pourrait connaître une nouvelle augmentation. Jusqu’à la précédente génération, le tarif de base d’un jeu vidéo était de 70 euros. Désormais, le nouveau tarif est de 80 euros. Le mois dernier, avec le lancement de la Switch 2, Nintendo fut le premier à oser le tarif de 90 euros avec Mario Kart World.
Depuis plusieurs mois, de nombreuses sociétés comme Capcom, Take Two ou encore Sony évoquent la possibilité de sortir certains jeux à 100 euros, pour les titres qui ont pour ambition d’accompagner les joueurs sur de nombreuses années avec du contenu gratuit. Forcément, tout le monde pense d’ores et déjà à GTA 6, attendu pour le 26 mai prochain.
Au cours du dernier podcast sur la chaîne Kit & Krysta, Shuhei Yoshida, le fondateur de Sony Interactive Entertainment Worldwide Studios (les PlayStation Studios), qui a quitté Sony en début d’année, s’est exprimé autour de la situation actuelle et le prix des jeux. Pour lui, les jeux vidéo n’ont jamais été aussi accessibles qu’aujourd’hui, même à 80 euros.
80 euros, le prix idéal des jeux vidéo ?

Pour Shuhei Yoshida, un véritable vétéran de l’industrie, à qui nous devons la création des PlayStation Studios et qui a grandement contribué à la naissance du succès de la marque PlayStation dès les années 90, les jeux vidéo n’ont jamais été aussi accessibles qu’aujourd’hui, même à 80 euros.
Selon Yoshida San, « chaque jeu a une valeur différente » et le plus important, c’est que l’industrie du jeu vidéo et son marché restent le plus flexibles possible. Ainsi, c’est au joueur de décider quel prix investir dans différents jeux.
« Quand on regarde la valeur qu’un bon jeu vidéo peut offrir en termes de divertissement, comme Mario Kart 8, avec tellement de gens qui y ont joué pendant des heures et des heures avec un seul achat… et peut-être que certains ont payé pour des circuits supplémentaires. C’est vraiment au joueur de décider si le divertissement fourni justifie le prix ».
Selon Shuhei Yoshida, chaque jeu ne doit pas forcément coûter 70 ou 80 euros. Il est important d’avoir des projets plus modestes à 40 ou 50 euros. En revanche, l’ancien patron de PlayStation semble être assez d’accord avec les visions de Capcom, Take Two ou encore Sony concernant le prix de certains titres.
Toujours selon Yoshida San, les nouvelles façons de jouer, comme les free-to-play, les services par abonnement, ou l’explosion des jeux indépendants ont permis de rendre le jeu vidéo bien plus abordable, permettant aux joueurs de choisir l’expérience et le montant qu’ils souhaitent mettre dans leurs jeux et leurs contenus additionnels.
«Il n’est pas nécessaire que chaque jeu coûte 70 ou 80 dollars, car chaque jeu est différent. La dernière décennie a rendu le jeu incroyablement abordable […] certains y voient un intérêt, donc ils dépensent ces 100 dollars (de skins, cosmétiques…). C’est à chacun de juger».
Une façon peut-être un peu plus délicate pour l’ex-patron de PlayStation de dire que les fans mettront le prix qu’ils souhaitent pour continuer de profiter de leur passion. Un peu comme Randy Pitchford, le directeur de Gearbox et game director de Borderlands 4 l’avait sous-entendu de manière plus directe, ciblant les « vrais fans » qui seront prêts à payer 80 euros pour son prochain jeu.
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