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Tesla ouvre son premier restaurant rétro-futuriste et c’est un succès de dingue

Tesla a inauguré cet été un lieu unique en son genre à Los Angeles : un gigantesque restaurant “diner” rétro-futuriste adossé à une station de Superchargeurs V4, le tout pensé comme une expérience immersive mêlant restauration, cinéma et recharge électrique.

Ce projet longtemps évoqué par Elon Musk a enfin vu le jour le 21 juillet dernier à Los Angeles, au cœur de West Hollywood, sur Santa Monica Boulevard, non loin de la mythique Route 66.

Un bâtiment qui attire tous les regards

Conçu en forme de soucoupe volante, il se déploie sur deux étages avec plus de 250 places assises et deux immenses écrans extérieurs rappelant l’âge d’or des drive-in américains. Sur le vaste parking, entre 75 et 80 Superchargeurs V4 permettent aux conducteurs de Tesla, et bientôt à d’autres véhicules électriques, de refaire le plein d’énergie le temps d’un repas. L’ensemble affiche une esthétique “Googie”, entre nostalgie des années 1950 et futurisme assumé, fidèle à la vision d’Elon Musk qui le décrivait comme un mélange de Grease et des Jetson.

Côté cuisine, c’est du classique made in USA

Le menu a été confié au chef Eric Greenspan et au restaurateur Bill Chait, deux figures connues de la scène culinaire californienne. Au programme, des classiques américains revisités : burgers, hot-dogs, chicken & waffles, chili wagyu, tacos ou encore milk-shakes, le tout servi dans des boîtes en forme de Cybertruck. Les commandes peuvent être passées directement depuis l’écran de la voiture ou au comptoir du diner. Quelques touches futuristes complètent le décor : robots distribuant du pop-corn, serveurs en rollers, merchandising Tesla et un rooftop “Skypad” avec vue sur Los Angeles.

Une ouverture qui n’a pas été de tout repos

En effet, dès les premiers jours, les files d’attente se sont étirées sur plusieurs heures, avec un personnel rapidement débordé. Des critiques sont apparues sur la qualité des plats, certains clients parlant de sandwichs “mous” ou de frites trop cuites. Le manque d’options végétariennes ou véganes a également été pointé du doigt. Certains habitants du quartier, eux, dénoncent un projet nuisible : nuisances sonores liées aux projections nocturnes, circulation accrue et pollution lumineuse des écrans géants. Plusieurs protestations ont même accompagné l’inauguration, certaines visant directement Elon Musk.

Face à cette affluence difficile à gérer, Tesla a rapidement revu sa copie. Le menu trop important, a été considérablement réduit dès le mois d’août : désormais, seuls quelques sandwiches, deux accompagnements, deux tartes et des milk-shakes sont proposés. Le service, annoncé comme disponible 24 heures sur 24, a lui aussi été limité. Le restaurant ferme ses portes à minuit, même si les conducteurs qui rechargent leur voiture peuvent toujours commander certains produits via l’application Tesla durant la nuit.

Une initiative qui intrigue

Le Tesla Diner pourrait préfigurer un nouveau modèle de consommation où le temps de recharge devient une expérience de loisir à part entière. Elon Musk a déjà laissé entendre que d’autres projets similaires pourraient voir le jour dans d’autres grandes villes américaines, au Texas ou même près de la base de SpaceX. Certains observateurs y voient une nouvelle forme de “retail énergétique”, où la station-service du futur se mue en lieu de vie et de divertissement.

Pour Tesla, ce projet va bien au-delà d’un simple coup marketing. En mariant rechargement électrique, restauration et culture pop, la marque continue de construire un univers autour de ses produits, entre innovation et culte de la communauté. Si le succès commercial reste encore à confirmer, le Tesla Diner s’impose déjà comme l’une des ouvertures les plus commentées de l’année à Los Angeles.

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