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De la pub dans ChatGPT ? Peut-être, mais sans forcer

Comment monétiser les centaines de millions d’utilisateurs de ChatGPT qui ne payent rien pour utiliser les services du bot ? OpenAI a quelques idées, et bien sûr la question de la pub revient sur le tapis.

Pour le patron de ChatGPT Nick Turley, le modèle économique de ChatGPT repose sur une base solide : 20 millions d’abonnés payants pour des centaines de millions d’utilisateurs gratuits. « Nous gagnons de l’argent grâce aux abonnements », explique-t-il à The Verge. Il se dit convaincu que ce mode de financement est « aligné avec les attentes des utilisateurs » et continue de progresser, même avec les nouvelles vagues d’inscriptions. OpenAI a même lancé en Inde une formule plus abordable, ChatGPT Go, à moins de 4 € par mois.

L’abonnement reste prioritaire

Mais à mesure que l’IA générative se rapproche du milliard d’utilisateurs, Nick Turley admet qu’il faudra diversifier les revenus. « Il faudra sans doute aller au-delà des abonnements pour soutenir l’activité à long terme », reconnaît-il. C’est là que la question de la publicité pourrait entrer en jeu.

Le dirigeant n’écarte pas la possibilité de diffuser de la réclame, mais uniquement dans des marchés où les utilisateurs ne sont pas prêts à payer. « Peut-être qu’il existe un marché où les gens ne sont pas prêts à payer pour nous, et où pourtant nous voudrions leur offrir le meilleur… Dans ce cas-là, ce pourrait être un endroit où envisager d’autres formes indirectes de monétisation », explique-t-il.

Si publicité il y a, Nick Turley promet de protéger l’intégrité des réponses de ChatGPT. « Ce qui rend ChatGPT magique, c’est que vous obtenez la meilleure réponse pour vous, sans autre acteur intermédiaire », insiste-t-il en assurant qu’aucun annonceur ne pourra influencer le contenu. OpenAI pourrait aussi lancer d’autres services où la publicité aurait plus facilement sa place, laissant ChatGPT à l’écart de ce modèle.

L’autre piste, déjà en test, a la préférence du patron : le « Commerce dans ChatGPT ». Ce système propose des produits au fil de la conversation, avec la possibilité pour OpenAI de prélever une commission sur les achats réalisés via la plateforme. « C’est quelque chose que nous explorons avec nos partenaires marchands (…) cela pourrait permettre de préserver la magie de ChatGPT tout en aidant les marchands à réussir et en construisant un modèle économique durable », explique-t-il.

Ici aussi, il pose des garde-fous : les recommandations doivent rester indépendantes de tout revenu d’affiliation. « La magie de ChatGPT vient du fait qu’il choisit ses recommandations de façon indépendante, et c’est un élément qu’il faut absolument préserver », martèle-t-il.

En substance, OpenAI veut avancer sur le dossier sensible de la monétisation de son service phare, mais prudemment. L’abonnement reste au centre, le commerce intégré prend forme, et la publicité reste un plan B, soigneusement encadré et pour certains marchés seulement.

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