Pour élargir son offre (et se passer de chauffeurs ?), Uber mise sur les voitures autonomes. La plateforme de VTC a annoncé avec la société chinoise Momenta le lancement de tests de véhicules de niveau 4 à Munich en 2026. Ces voitures sont capables de rouler sans conducteur dans des zones définies et sous certaines conditions.
L’Allemagne en première ligne
Cette expérimentation allemande fait partie d’une stratégie plus large d’Uber, qui multiplie les partenariats pour ne pas laisser le champ libre à Tesla, Waymo (Alphabet) ou encore WeRide. Momenta, de son côté, est déjà bien implanté : l’entreprise fournit des logiciels d’aide à la conduite intégrés dans environ 400.000 véhicules via des accords avec des constructeurs comme Mercedes et BMW. Elle opère également son propre service de robotaxis à Shanghai.
Lors de leur lancement à Munich, les véhicules devraient encore être supervisés par des conducteurs de sécurité, avant de passer progressivement à une conduite totalement autonome. Si les résultats sont concluants, Uber envisage d’étendre le service à d’autres villes européennes. Le vieux continent, en retard sur les États-Unis et la Chine où il est déjà possible de commander un robotaxi dans plusieurs villes, commence enfin à appuyer sur le champignon. En parallèle du projet Uber-Momenta, Lyft et Baidu prévoient de lancer eux aussi dès 2026 leur service Apollo Go en Allemagne et au Royaume-Uni.
Apollo Go est l’une des plateformes de robotaxis les plus avancées : plus de 11 millions de trajets ont déjà été réalisés en Chine, dans des métropoles comme Shanghai, Shenzhen ou Chengdu. Les prochaines générations de véhicules Apollo, qui coûtent moins de 30.000 € l’unité, embarquent la technologie de conduite autonome Apollo ADFM de niveau 4. Baidu assure que son système est dix fois plus sûr qu’un conducteur humain.
« La vaste expérience [de Baidu] dans l’exploitation du plus grand service de robotaxis au monde nous permet d’apporter tous les avantages des véhicules autonomes — sécurité, fiabilité et respect de la vie privée — à des millions d’Européens », a déclaré David Risher, le patron de Lyft. Encore faut-il franchir l’étape cruciale des régulations. Depuis 2022, un cadre légal européen permet d’homologuer des véhicules autonomes de niveau 4 et 5, mais en petites séries (jusqu’à 1.500 unités). C’est néanmoins suffisant pour poser les bases d’un déploiement progressif des flottes.
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