L’Arcep a mis à jour son observatoire trimestriel dédié à l’extinction progressive des technologies 2G et 3G. L’objectif est de suivre l’évolution du nombre de cartes SIM encore utilisées dans des terminaux incompatibles avec la 4G ou la 5G, et mesurer l’efficacité des actions de sensibilisation menées par les opérateurs auprès de leurs clients.
Des millions de cartes SIM encore actives sur des réseaux en sursis
La deuxième édition de cet observatoire, publiée à partir des données arrêtées fin septembre 2025, montre une baisse de 4,8 % du nombre de cartes SIM concernées en l’espace de trois mois. Concrètement, 285.000 cartes ont disparu du parc en un trimestre. Il en reste toutefois encore 5,6 millions en France métropolitaine, réparties entre des terminaux uniquement compatibles 2G ou limités à la 2G et à la 3G.
Dans le détail, 47 % de ces cartes SIM sont utilisées pour des services classiques (appels, SMS ou accès à internet mobile) tandis que 53 % concernent des usages dits « Machine to Machine » (MtoM). Alarmes, téléassistance, systèmes de chauffage, dispositifs médicaux et ascenseurs figurent parmi les équipements les plus fréquemment cités par le régulateur. Autrement dit, la transition ne concerne pas seulement les téléphones anciens oubliés dans un tiroir, mais aussi une multitude d’objets discrets, souvent installés pour de longues années.
Les opérateurs ont progressivement clarifié leurs intentions. Orange, SFR et Bouygues Telecom prévoient tous l’extinction de la 2G d’ici la fin de l’année 2026, avec un arrêt effectif à partir du 31 mars 2026 pour Orange. Pour la 3G, les échéances s’échelonnent : fin 2028 chez Orange et SFR, fin 2029 chez Bouygues Telecom. Free Mobile, de son côté, n’a pas encore communiqué de date officielle, une incertitude qui complique la vie des abonnés les plus dépendants de ces réseaux.
L’Arcep note déjà une accélération de la baisse sur certains segments. Entre juin et septembre 2025, le nombre de cartes SIM uniquement 2G a reculé de 4 % pour les usages grand public, et de plus de 10 % pour les usages MtoM. Une tendance appelée à se renforcer alors qu’approchent les échéances. Sur le plan de la couverture, plus de 99,8 % des sites 2G et 3G sont déjà équipés en 4G, laquelle couvre plus de 99,9 % de la population métropolitaine. La fermeture des anciens réseaux ne devrait donc pas créer de « zones blanches » supplémentaires. En revanche, les terminaux non compatibles cesseront tout simplement de fonctionner. Il faudra les recycler !
L’Arcep invite les particuliers comme les professionnels à vérifier dès maintenant la compatibilité de leurs équipements, y compris la prise en charge de la voix sur 4G (VoLTE), parfois conditionnée à une simple mise à jour logicielle. Pour les objets connectés et systèmes critiques, le régulateur recommande un diagnostic rapide auprès des fournisseurs pour éviter des remplacements précipités.
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