Passer au contenu

Snap fait de la place pour ses futures lunettes Specs

Avant de mettre ses lunettes de réalité augmentée sur tous les nez, Snap range son projet dans une boîte à part. Avec Specs Inc., le groupe espère gagner en clarté, en souplesse et en crédibilité, au moment où les lunettes dopées à l’IA attirent toutes les convoitises.

Snap a décidé de faire un peu de ménage dans son organigramme. Le groupe, éditeur de Snapchat, a officialisé la création de Specs Inc., une filiale détenue à 100 %, chargée exclusivement du développement de ses lunettes de réalité augmentée. Un moyen, selon Snap, d’apporter plus de mordant à un projet stratégique qui approche d’un moment clé : le lancement de son premier produit grand public, prévu plus tard cette année.

Ça s’agite sur le marché des lunettes connectées

Dans son billet d’annonce, Snap ne se contente pas de parler d’organisation interne. La nouvelle filiale doit aussi faciliter la signature de partenariats et offrir davantage de flexibilité financière, avec la possibilité d’ouvrir le capital à des investisseurs. L’idée est également de donner une existence plus lisible à l’activité, et donc une meilleure valorisation, à mesure que les lunettes Specs se rapprochent du marché.

Aucun chiffre précis n’a été donné sur les effectifs. Ça n’empêche pas Specs de recruter à tour de bras, avec près d’une centaine de postes ouverts. La manœuvre n’a rien d’une surprise. Dès novembre dernier, Snap avait expliqué aux analystes qu’une structure dédiée était dans les cartons. Côté produit, le calendrier reste volontairement flou. En juin dernier, Snap évoquait une sixième génération de lunettes attendue en 2026, plus compacte et plus légère que les précédentes, cette fois clairement orientée vers le grand public. En revanche, ni le prix ni la date exacte de commercialisation n’ont encore filtré.

Snap avance dans un paysage de plus en plus encombré. Les lunettes connectées, surtout lorsqu’elles embarquent de l’intelligence artificielle, sont devenues un terrain de jeu très disputé. Meta et Alphabet multiplient les initiatives, chacun avec sa propre vision du futur portable.

Meta a ainsi lancé l’automne dernier aux États-Unis une nouvelle paire de lunettes Ray-Ban avec écran intégré, commercialisée 799 $. De son côté, Google prévoit de sortir cette année un modèle développé avec Warby Parker. Le tout dans un contexte un peu chahuté : Meta a récemment supprimé plus de 1.000 postes dans les Reality Labs, en recentrant ses efforts sur l’IA et les objets portables.

Chez Snap, le discours se veut évidemment plus enthousiaste. Lors de l’Augmented World Expo, son patron Evan Spiegel promettait des lunettes « beaucoup plus petites, bien plus légères, avec énormément de capacités supplémentaires », prêtes à sortir du club fermé des développeurs. Aujourd’hui, la cinquième génération de Spectacles reste réservée à ces derniers, via un abonnement mensuel. Bonne nouvelle pour l’écosystème, les expériences conçues aujourd’hui resteront compatibles avec la prochaine génération de lunettes. De quoi arriver sur le marché avec un catalogue déjà bien rempli.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Source : Snap

Mode