À l’origine de la fuite, un rapport publié sur le Chromium Issue Tracker à propos d’un souci d’onglets de navigation privée dans Chrome. En pièce jointe, deux enregistrements d’écran qui n’avaient manifestement rien à faire là, et qui ont été interceptés par 9to5Google. On y découvre un HP Elite Dragonfly 13,5 pouces, un Chromebook équipé d’un processeur Intel Core de 12e génération, utilisé comme machine de test interne.
Une interface taillée pour les grands écrans
Les informations visibles à l’écran ne laissent guère de place au doute : le système tourne sous Android 16, avec la mention « ALOS » pour « Aluminium OS » et un numéro de build interne. Google recycle donc du matériel ChromeOS existant pour mettre au point sa nouvelle interface de bureau, ce qui n’a rien de surprenant.
Visuellement, l’ensemble évoque un savant mélange entre Android et ChromeOS. En haut de l’écran, la barre d’état gagne en hauteur et en lisibilité : heure avec secondes, date, icônes de batterie et de Wi-Fi, langue du clavier, notifications… et même un raccourci vers Gemini, l’assistant maison. En bas, la barre des tâches reste très proche de celle que l’on connaît déjà sur Android grand écran.
Le multitâche est bien au rendez-vous : fenêtres redimensionnables, affichage côte à côte, boutons de gestion des fenêtres inspirés de ChromeOS. Même le curseur de la souris évolue légèrement, avec une petite traîne qui rappelle qu’on est clairement dans un usage PC. Côté applications, Chrome affiche une nouveauté intéressante : un bouton « Extensions », jusqu’ici réservé à la version desktop classique du navigateur. Un détail, mais qui montre bien que Google cherche à rapprocher Android de l’expérience d’un ordinateur traditionnel.
Depuis l’an dernier, Google assume de plus en plus ouvertement son intention de faire d’Android la base unique de ses systèmes, y compris sur PC. L’entreprise a confirmé travailler sur une interface de bureau inspirée notamment de Samsung DeX, et plusieurs offres d’emploi internes évoquent explicitement un nouveau système Android baptisé Aluminium.
Lors du dernier Snapdragon Summit, Rick Osterloh, vice-président en charge des appareils et services chez Google, résumait l’ambition en quelques mots : apporter toute la pile logicielle Android, Gemini compris, dans le monde du PC. Il s’agit de faire d’Android un système vraiment transversal, du smartphone à l’ordinateur. Reste la question du calendrier. Google parle d’un lancement cette année, sans plus de précision. Les tests actuels reposent sur Android 16, mais la version destinée au grand public pourrait finalement arriver avec Android 17.
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