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Vous avez une voiture électrique ? Votre prime d’assurance pourrait exploser, voici les modèles concernés

BYD, MG, Leapmotor… Toutes ces marques automobiles chinoises rencontrent un franc succès sur le Vieux continent grâce à des modèles électriques de qualité à un prix défiant toute concurrence. On en croise de plus en plus sur nos routes, parfois même plus que les marques historiques européennes.

Mais une étude menée par le site britannique Carwow pourrait bien mettre à mal l’hégémonie de ces marques low-cost. Les automobilistes ont beau apprécier ces marques, ce n’est pas le cas des assureurs de Grande-Bretagne (et cela pourrait être aussi le cas en France). Selon Carwow, les compagnies d’assurance ont plus vite tendance à refuser d’assurer un véhicule électrique chinois ou, lorsqu’ils acceptent, proposent une prime beaucoup plus élevée qu’avec un véhicule européen.

Ladite étude a été menée auprès de 10 grands assureurs britanniques sur 4 modèles de voitures chinoises et 4 modèles de grands constructeurs :

  • Jaecoo 7
  • Xpeng G6
  • BYD Seal U
  • Skywell BE11
  • Volkswagen Tiguan
  • Peugeot e-3008
  • Kia EV3
  • Toyota RAV4

Sans surprise, les 4 modèles européens, japonais et sud-coréens sont très rapidement acceptés par les assureurs sans réel impact sur la prime. Assurer une Peugeot e-3008 coûte en moyenne 838£ par an, le Tiguan 692£, la Kia 827£ et la Toyota 1 188£.

En revanche, les résultats sont bien plus contrastés pour les fabricants chinois et notamment pour la marque Skywell. Dans l’étude, 9 assureurs sur 10 ont en effet refusé d’assurer le BE11. Le seul devis était estimé à … 2 203£ par an. Les assureurs se montrent plus enclins à assurer une Jaecoo et une Xpeng, mais se permettent malgré tout de réclamer une prime plus élevée que pour une marque plus connue. Enfin, BYD a la chance de jouir d’une bonne réputation, puisque le test n’a mis en lumière que 3 assureurs qui ont refusé le contrat, les autres réclamant une prime de seulement 645£ par an.

Mais que peut bien justifier un tel écart entre fabricants chinois et européens, japonais ou sud-coréens ? Une situation similaire avait déjà eu lieu dans les années 1960 avec l’arrivée des voitures japonaises. Les assureurs étaient alors réticents à l’idée d’assurer des véhicules inconnus sans avoir accès à des données historiques sur des sinistres ou réparations.

La situation devrait évoluer dans les années à venir à mesure que ces constructeurs s’installent sur le marché. Pour le client, toutefois, il reste très important de vérifier, avant l’achat d’un véhicule, le montant de sa nouvelle prime d’assurance. Ces véhicules sont peu chères, certes, mais cela est compensé par des primes plus élevées.

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