Le géant du logiciel Oracle a engagé une importante réduction de ses effectifs, confirmée par de nombreux témoignages internes. Selon certaines estimations, environ 10.000 postes auraient déjà été supprimés ! Officiellement, silence radio : l’entreprise n’a pas souhaité commenter, malgré les sollicitations de la presse.
Une vague de licenciements, ou plutôt un tsunami
Sur les réseaux professionnels, plusieurs cadres décrivent une « réduction significative des effectifs ». Les profils touchés sont variés : ingénieurs, responsables techniques, spécialistes ou chefs de projet. Et un point revient souvent : ces départs ne seraient pas liés aux performances de chacun. Dans les faits, le scénario est désormais bien connu dans la tech. Des emails envoyés tôt le matin, une notification sèche, et un mois d’indemnité. Malheureusement, cela devient une habitude dans l’industrie…
Ces suppressions de postes interviennent alors qu’Oracle met les bouchées doubles sur l’intelligence artificielle. Le groupe prévoit d’investir au moins 50 milliards de dollars dans ses infrastructures cette année, tout en levant des fonds massifs pour soutenir l’effort de guerre. Oracle participe aussi à Stargate, un vaste projet de centres de données estimé à 500 milliards de dollars, aux côtés de OpenAI, SoftBank et du fonds MGX, le tout soutenu… par Donald Trump.
Les dirigeants de ces énormes entreprises expliquent que l’IA permet de faire plus avec moins. Une idée que partagent d’autres patrons de la tech, comme Mark Zuckerberg ou Jack Dorsey (Block). On pourrait donc se dire que l’IA est la cause directe des licenciements. Mais les grandes sociétés technologiques ont déjà multiplié les plans sociaux ces dernières années, bien avant la vague actuelle de l’IA générative… qui n’arrangera probablement rien sur ce front.
Au-delà de la technologie, Oracle doit aussi gérer une équation financière délicate. Son action a chuté d’environ 25 % depuis le début de l’année, sur fond d’inquiétudes liées à ses investissements massifs et à l’endettement qui les accompagne. Avec environ 162.000 employés en 2025, Oracle reste un poids lourd du cloud et des bases de données, mais il évolue dans un marché dominé par des acteurs encore plus imposants comme Amazon.
Pour certains analystes, une réduction plus large — jusqu’à 30.000 postes — pourrait améliorer significativement la trésorerie du groupe. De quoi financer plus sereinement ses projets dans l’IA, rassurer les investisseurs… et créer un peu plus de chômage. Du côté de la direction, le discours reste évidemment optimiste : la demande pour les infrastructures IA dépasse actuellement l’offre, et les contrats signés se multiplient. Le hic, c’est que de moins en moins d’humains en profiteront directement !
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