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Les voitures électriques françaises roulent surtout… à l’étranger

La Renault 5, qui cartonne au Royaume-Uni, confirme une tendance lourde pour les constructeurs français : ils produisent de plus en plus de voitures électriques et les vendent largement à l’étranger. Mais entre les prix élevés, la concurrence chinoise et les habitudes bien ancrées, la transition avance à son rythme.

L’industrie automobile française fabrique de plus en plus de voitures électriques, ou au moins partiellement électrifiées. L’an dernier, cela représentait plus d’un véhicule sur deux produits dans l’Hexagone, selon la dernière note de conjoncture de l’INSEE. Il n’y a rien de très étonnant là dedans, mais ce qui l’est plus, c’est la destination de ces véhicules : une grande partie de ces voitures ne reste pas en France. Environ 6 modèles sur 10 sont exportés, principalement vers d’autres pays européens. Et parmi eux, le Royaume-Uni fait figure de client privilégié, avec près d’un quart des exportations.

Renault 5 en tête, mais le thermique reste champion

En clair, les constructeurs français fabriquent des voitures électriques, mais elles roulent souvent ailleurs. Autre détail intéressant : malgré cette production en hausse, la France importe encore beaucoup de voitures électriques. En 2025, il s’est vendu environ 1,5 fois plus de voitures électriques qu’il ne s’en est produit dans le pays. Les modèles viennent surtout d’Allemagne, mais aussi de Chine.

Cela dit, la situation s’améliore doucement. Grâce à l’arrivée de nouveaux modèles assemblés en France, l’écart entre ce que l’on produit et ce que l’on importe se réduit. Et à l’échelle européenne, les constructeurs français commencent à se faire une place plus visible. Ils représentent désormais environ 8 % des ventes de voitures électriques sur le continent, en progression.

Ce succès à l’export se voit très concrètement au Royaume-Uni. En octobre dernier, la Renault 5 est devenue la voiture électrique la plus vendue du pays, devant la Model Y de Tesla. Un bon coup pour la marque au losange, qui mise sur une recette simple : un design rétro, une voiture compacte et une image sympathique. Elle plaît sans forcément convaincre uniquement par son côté électrique.

Dans les faits, près d’une Renault sur deux vendue au Royaume-Uni au mois d’octobre était électrique. Et globalement, une voiture neuve sur quatre vendue dans le pays est à zéro émission. Mais attention à ne pas tirer de conclusions trop rapides. Dans le classement global des ventes, les voitures électriques restent en retrait. Le modèle le plus vendu reste la Ford Puma, un SUV thermique classique.

Un autre phénomène prend de l’ampleur : l’arrivée de voitures chinoises à prix agressifs. Le Jaecoo 7 s’est par exemple hissé directement dans le top 10 des ventes outre Manche. Des marques comme BYD gagnent aussi du terrain. Parce que pour beaucoup d’acheteurs, le critère numéro un reste le prix. L’électrique attire, mais pas à n’importe quel tarif.

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Source : Insee

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