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Le créateur de Vampire Survivors voit très, très grand

Trois ans après le carton de Vampire Survivors, Poncle passe à la vitesse supérieure. Nouveaux jeux, nouvelles licences, nouveaux studios : le développeur britannique se lance dans une expansion tous azimuts, tout en promettant de rester fidèle à son esprit indépendant et un peu foutraque.

Le succès de Vampire Survivors a changé la donne pour Poncle. Le jeu, conçu à l’origine par un seul développeur, Luca Galante, a rapidement dépassé le million de ventes en quelques mois, avant d’atteindre aujourd’hui plus de 27 millions de joueurs. Depuis, le studio ne manque pas d’idées. Sa stratégie repose désormais sur trois piliers, comme l’explique le studio à The Game Business.

Deux nouveaux studios, de nouvelles franchises…

D’abord, des spin-offs directement liés à sa licence phare. C’est le cas de Vampire Crawlers, sorti tout récemment, qui transpose la formule dans un jeu de cartes. « Nous utilisons l’IP pour expérimenter », précise Matteo Sapio, directeur de la stratégie. Ensuite, Poncle développe aussi ses propres univers, avec deux nouvelles licences en préparation. Une manière de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Enfin, le studio s’attaque à un troisième terrain : adapter sa formule à d’autres licences. C’est là qu’intervient Warhammer Survivors, un roguelite situé dans l’univers de Warhammer 40,000. Pour faciliter ce type de projets, Poncle a même conçu un moteur maison, une sorte de boîte à outils capable de reproduire la « recette » Vampire Survivors. Car derrière ses graphismes simples, le jeu est plus technique qu’il n’y paraît. « Ça a l’air très simple, mais c’est en réalité assez complexe », rappelle Matteo Sapio. Une complexité qui n’empêche pas le genre de se multiplier ces dernières années.

Pour accompagner cette montée en puissance, Poncle va ouvrir deux nouveaux studios, au Japon et en Italie. L’objectif n’est pas seulement géographique : il s’agit aussi d’aller chercher des talents locaux et de faciliter les collaborations avec certaines licences. Mais pas question de grossir à tout prix. Le studio insiste sur son modèle : de petites équipes, entre cinq et quinze personnes, réparties sur plusieurs projets. Une organisation que Sapio compare à une « fédération de studios », censée rester souple et réactive.

Avec plus de quinze projets en cours (dont des DLC), Poncle assume un certain niveau de risque. Tous ne fonctionneront pas, et ce n’est pas forcément un problème. « Si un projet ne marche pas, ce n’est pas grave », résume Sapio. Le studio a d’ailleurs appris à ses dépens qu’il ne pouvait pas tout faire. Après avoir tenté de publier des jeux tiers, Poncle a décidé de mettre cette activité en pause. « Nous n’avons pas été capables d’apporter le bon soutien », reconnaît le dirigeant.

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