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Test Diablo IV Lord of Hatred : sur la route de Méphis

L’équipe de Blizzard est réglée comme une horloge et dix-huit mois après la sortie de Vessel of Hatred, voilà que la seconde extension de Diablo 4, Lord of Hatred, vient sonner à notre porte en nous proposant d’aller à la chasse au Méphisto. PARCE QUE C’EST NOTRE PROJET ! Pardon.

Il suffit de passer une matinée dans les bureaux du Journal du Geek pour se rendre compte que cette rédaction est bien trop pleine d’amour pour son propre bien. La preuve, beaucoup aiment se perdre dans Pokopia. Alors, lorsqu’il a fallu se pencher sur Lord of Hatred, seconde extension de ce bon vieux Diablo IV (notre test), on a tout de suite pensé à moi, trouvant que le titre me correspondait bien. Juste parce qu’il m’est arrivé d’être méchant une fois ou deux. Je ne sais pas encore comment le prendre, mais des gens vont souffrir.

Alors attention, cela n’a rien à voir avec la qualité de la dite extension. Les petits gens de Blizzard ont appris de leurs erreurs et ont évité de faire trop de bruit autour d’un projet pas fini. Cette fois, le studio a pris son temps pour peaufiner la chose et écouter le retour des joueurs. Car s’il y a bien un truc que l’on pourra jamais leur enlever, c’est leur volonté maintenue d’apprendre de leurs erreurs et de rester à l’écoute de la communauté. Au programme : la fin d’un récit entamé il y a 3 ans, deux nouvelles classes, des retours et pas mal de contenu endgame.

Test Diablo IV : Lord of Hatred sur PS5 : sur la route de Méphis
© Blizzard

Pas mal de contenu sur le papier, avec seulement une petite semaine autorisée pour le tester alors que j’avais déjà réservé mon week-end de vacances de trois jours. Bref, pas le temps de niaiser.

Vous n’aurez plus la haine

Après une rapide introduction sur les précédents événements, histoire de pouvoir draguer le nouveau joueur qui voudrait, par inconscience, prendre le train en marche, le récit de Lord of Hatred prend place directement après Vessel of Hatred. À la suite de quelques rebondissements qu’on ne vous spoilera pas, on embarque pour l’île de Skovos, un nouveau territoire de jeu au centre de cette extension. Le lieu est occupé par des Amazones dont la reine est connue de ce cher Lorath.

Test Diablo IV : Lord of Hatred sur PS5 : sur la route de Méphis
© Blizzard

Le décor ne bouleversera pas celles et ceux qui ont parcouru le continent en long, en large et en travers. On identifie rapidement les zones de la carte entre plage, forêt ou montagne volcanique et l’ensemble se traverse plutôt facilement, si on oublie le bon paquet de mobs qui vous veut du mal.

 

Garde la pêche !

Histoire de ne pas vous bloquer une demi-heure sur un article alors que vous descendez au prochain arrêt de métro, je vais revenir rapidement sur quelques changements/nouveautés qui n’ont pas eu un impact significatif sur mon expérience, mais qui ont le mérite d’exister, comme on dit.

Le système des runes a entièrement été repensé et les fans noteront le retour du Cube Horadrim, artefact qui vous propose de jouer aux petits alchimistes en modifiant un équipement avec plus d’une dizaine de recettes différentes. Étant déjà équipé comme un char d’assaut au moment de le bidouiller, j’avoue que je l’ai salué peut-être trop rapidement pour en tomber amoureux. Il faut néanmoins s’arrêter une minute sur une nouvelle activité secondaire dont les développeurs sont fiers : la pêche. Oui, cette activité déjà chiante dans la vie réelle et dans tous les jeux où elle se trouve (point de vue personnel). Malgré la promesse d’un loot spécifique cosmétique, j’ai eu très rapidement plus passionnant à faire de ma vie, comme trier mes chaussettes par exemple.

Test Diablo IV : Lord of Hatred sur PS5 : sur la route de Méphis
© Blizzard

 

L’intrigue en elle-même entend se recentrer autour d’une thématique bien connue de la licence : les anges, les démons, et les pauvres petits mortels au milieu. Plus on est sur les fesses de Méphisto, plus on sent que ce Diablo IV approche de sa conclusion véritable, après 3 ans de bons et loyaux services. Une durée de vie scénaristique raisonnable, d’autant que cette extension entend perdurer elle-même quelque temps. Si Blizzard semble vouloir nous faire croire qu’ils ont pas dit leur dernier mot sur ce quatrième opus, il faut reconnaître qu’on a jamais été aussi proche d’un cinquième. En l’état, voilà de quoi calmer la frustration de Vessel of Hatred.

Tout cramer !

Une narration autour de la guerre entre le ciel et l’enfer qui ne peut amener qu’à une décision : deux nouvelles classes sur ce sujet. Le Paladin fait donc son retour officiel après des années de mise à l’écart et de nombreuses tentatives de remplacement. Quant au démoniste, c’est sa première fois dans la licence. Je lui ai donc fait les honneurs de la prise en main.

Test Diablo IV : Lord of Hatred sur PS5 : sur la route de Méphis
© Blizzard

Dans le cadre du test, les développeurs ont pensé à tout en nous refilant tout le nécessaire vital pour atteindre en un clic le haut niveau. J’ai débuté la partie au niveau 70 (dix de plus que sur Vessel) avec un équipement à faire frétiller les amateurs de belles carrosseries. Et si j’aurai tendance à vous conseiller de pousser votre arbre de talents en direction de la démonologie, j’ai opté pour une autre stratégie séculaire : tout cramer. Des compétences de flammes infernales efficaces, peut-être trop. Le démoniste mériterait peut-être une révision de l’équilibrage tant j’ai traversé toute la campagne en spammant une seule touche. Anecdote réelle : je ne me suis souvenu de la touche esquive que lorsque j’ai changé de classe. Trop facile.

En parlant de touches, je n’avais pas eu l’opportunité de tester les précédents de Diablo 4 sur la console de Sony depuis le troisième opus et j’admire toujours le travail de portage de Blizzard pour rendre leur hack ‘n’ slash toujours aussi agréable manette en mains. Je ne cache pas que j’ai rapidement opté pour le combo clavier/souris, mais davantage par habitude que pour sa réelle plus-value.

Un paladin qui rend marteau

Vers la fin du temps imparti pour mon test, je me suis tout de même penché quelques heures sur le Paladin. Version disciple, histoire d’avoir droit à sa forme d’ange qui nous rejoue Thor dans Avengers : Endgame (bring me Thanos !). Pour le coup, j’ai davantage senti le besoin d’alterner entre les compétences, contrairement à la démoniste. Il m’a demandé plus de stratégie (enfin, à peine), là où la nouvelle classe semble se destiner davantage aux débutants qui n’auraient pas envie de se prendre la tête et pourraient s’en sortir en usant moins de pouvoirs différents.

Test Diablo IV : Lord of Hatred sur PS5 : sur la route de Méphis
© Blizzard

Et le endgame dans tout ça ?

Si, à sa sortie, Diablo IV a souffert de critiques sur sa durée de vie une fois le plus haut niveau atteint, le jeu a su corriger le tir avec le temps et ce n’est pas ce Lord of Hatred qui prendra une direction inverse. Non seulement la carte cumule je ne sais combien d’activités éphémères, de défis seul ou à plusieurs, d’événements spéciaux, de pêche à la ligne (hahaha), mais l’extension rajoute une couche avec Plans de Guerre.

Test Diablo IV : Lord of Hatred sur PS5 : sur la route de Méphis
© Blizzard

Une sorte de playlist d’activités accessibles bien plus facilement pour le nouveau joueur qui offre un gain de temps assez énorme, tout en s’accordant avec les envies de ce dernier. Le fan comme le néophyte y trouveront de quoi s’occuper en quelques minutes, avec des arbres de développement spécifique en cas de réussite. Pour ma part, j’ai voulu me tester sur une Fosse de niveau 100 et le jeu m’a rappelé ma place sur la chaîne alimentaire.

En parlant de difficulté, les niveaux de Tourment sont passés de cinq à douze (!). Je ne ferai pas semblant d’avoir essayé de m’y frotter (je ne suis pas fou), néanmoins cela agit autant comme une source de contenu endgame que comme une sorte de cache-misère où on remplit un peu artificiellement un titre qui n’en demande peut-être plus tant.

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Notre avis

En l'état, Diablo 4 : Lord of Hatred montre que Blizzard écoute ses joueurs et ne cherche pas à simplement traire sa vache à lait. Beaucoup d'anciennes critiques n'ont plus leur place ici, mais cela ne l'empêchera pas d'en récolter des nouvelles, comme son côté un peu artificiel. Une sorte de test ultime des mécanismes et de l'engouement autour de la marque pour son trentième anniversaire, avant de se lancer sur un cinquième opus ?
Note : 7  /  10

Les plus

  • Deux nouvelles classes plaisantes à jouer
  • Une vraie conclusion au récit
  • Blizzard à l'écoute des joueurs

Les moins

  • Une classe démoniste trop puissante ?
  • La pêche, accessoire
  • Un contenu gonflé artificiellement ?

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