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Artemis II : la NASA dévoile ses premiers résultats, au delà de ses propres espérances

La mission Artemis II s’est terminée il y a quelques semaines. Son franc succès se confirme aujourd’hui encore.

Une mission spatiale ne se termine pas lors du retour, sain et sauf, des astronautes sur Terre. Bien qu’Artemis II ait touché son but avec l’amerrissage de la capsule Orion le 11 avril dernier, la NASA n’a pas envoyé ces ingénieurs en vacances pour autant.

Du côté de Houston le Spring Break attendra. Si tôt la capsule revenue sur Terre, les ingénieurs ont fait face à des tonnes de données à traiter. Ils devaient comprendre la mission dans ses moindres détails. Analyser toutes les actions du centre de contrôle et des astronautes. Chercher des choses à améliorer et des certitudes à conserver pour les prochaines missions.

Car ne l’oublions pas, Artemis II n’était qu’un échauffement. L’agence spatiale américaine ne compte pas s’arrêter là. Elle projette d’envoyer des astronautes sur la Lune, pour la première fois depuis 1972. La mission Artemis 4, prévue pour 2028, devrait être la consécration de ce nouveau programme lunaire.

Des données plus que flatteuses

L’analyse de toutes ces données ramenées par la NASA avec Artemis II doit permettre de préparer la suite au mieux. Dans son communiqué de presse publié aujourd’hui, la NASA revient donc en détail sur cette mission lunaire.

Les données de télémétrie sur le décollage montrent que l’injection orbitale a été réussie avec une précision chirurgicale. La NASA a si bien travaillé qu’elle a pu économiser du carburant sur cette partie de la mission. Par précaution, toutes les fusées embarquent plus d’ergols que nécessaire. Ces « stocks » supplémentaires doivent permettre d’effectuer des « corrections de trajectoire ». Artemis II n’en a pas eu besoin.

Un bouclier thermique rassurant

Lors du retour de la mission Artemis I (qui s’était déroulée en 2024 sans équipage), les ingénieurs de la NASA avaient noté quelques traces d’usure sur le bouclier thermique. Bien que mineures, ces petits défauts avaient fait l’objet d’un rapport complet.

Nasa Artemis
© NASA

Alors forcément quand un bouclier thermique similaire revient sur Terre avec Artemis II, les ingénieurs se pressent pour l’observer dans ses moindres détails. Cette fois les conclusions du rapport sont plus que rassurantes. Le bouclier thermique n’a subi aucun dégât structurel important. Il a parfaitement joué son rôle.

Lors de la rentrée atmosphérique, à plus de 4000 km/h, le bouclier thermique est en contact direct avec les particules d’air brûlant. La température peut alors monter à plus de 2800 °C. Aussi chaud que le cœur d’une centrale nucléaire.

Quelle suite pour le programme Artemis ?

Avec les très bonnes nouvelles apportées par ce rapport de la NASA, on imagine que tous les feux sont au vert pour l’agence spatiale américaine. Elle prévoit de retourner dans le voisinage proche de la Lune dès l’année prochaine.

Starship Artemis
Le Starship de SpaceX, l’un des deux projets de HLS soumis à la NASA © NASA

Initialement prévue comme l’apothéose du programme Artemis, la 3e mission ne sera finalement qu’une répétition de plus. Elle permettra l’entrée en scène des modules HLS (Human Landing Systems), des modules spéciaux pensés pour amener les astronautes à la surface lunaire.

Le HLS est construit en parallèle par SpaceX et par Blue Origin. La NASA utilisera un de ces deux appareils pour les missions Artemis, en fonction de leur degré de développement. Testé lors d’Artemis III, le HLS sera au coeur de la mission Artemis IV réalisant la première descente contrôlée et habitée vers la Lune depuis le début des années 70.

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