Pour le concevoir, le fabricant a opéré la fusion de son aspirateur à taille de guêpe PencilVac et de sa brosse lavante Submarine. Résultat : un modèle ultra fin, léger, pensé pour être maniable et promis comme facile d’entretien. En revanche, toujours pas de double fonction aspiration/lavage à l’horizon.
Aussi atypique et intrigant soit-il, le PencilWash n’aspire toujours pas. Alors que les concurrents s’agitent et s’activent à coups d’aspirateurs laveurs aux technologies toujours plus évoluées, Dyson n’en propose toujours pas à son catalogue. Les aficionados de la marque devront donc pour l’instant se faire une raison : s’ils veulent s’équiper en piochant dans le catalogue de Dyson, il faudra continuer à dépoussiérer d’abord et laver le sol ensuite. Et il faudra vraiment le faire ! Car comme nous le verrons, si le PencilWash est en théorie capable de récolter quelques déchets, ça n’est pas l’idéal. D’ailleurs, Dyson propose un combo PencilWash + PencilVac pour la modique somme de 848 € (le PencilWash seul étant commercialisé à 349 €). On notera d’ailleurs au passage que contrairement à ce qu’on pourrait penser au vu de leur forme identique, ces deux appareils ne peuvent pas faire « manche commun » ni partager la même station de charge…

L’élève ne dépasse pas toujours le maître
Comme promis par Dyson, le PencilWash est fin comme son aîné, léger mais pas aussi maniable. En effet, comme le PencilVac dont il s’inspire, il se présente sous la forme d’un cylindre de 38 mm de diamètre, sans poignée, seulement prolongé par sa tête lavante Submarine 2.0. La partie que l’on tient en main est donc particulièrement légère (Dyson annonce 380 g) puisque presque tout le poids repose au sol, sachant que sur notre balance, l’appareil pèse à peine plus de 2,3 kg. Du fait de cette légèreté, lors de nos tests, nous n’avons donc pas du tout été gênés par l’absence de roues motorisées comme en sont dotés la plupart des aspirateurs laveurs. Quand on lave les sols donc, le PencilWash ne semble jamais lourd, même lorsque la séance de ménage dure un peu.
Sa forme permet aussi de l’allonger presque totalement au sol pour nettoyer sous les meubles, sous lesquels il passe très facilement grâce à sa taille si fine. Précisons tout de même qu’il peut être allongé « seulement » à 170° et non à 180°, cette limitation étant liée à l’épaisseur de la brosse. Si on colle complètement le manche au sol, la brosse s’en décolle légèrement. Mais partout où la tête lavante passe, le manche passe dans son prolongement, ce qui offre déjà une liberté de mouvement très appréciable. Si pour la finesse et la légèreté on touche au but, le PencilWash, équipé d’un unique rouleau motorisé, n’est pas aussi maniable que le PencilVac qui pour rappel utilise quatre demi-cônes qui tournent dans des sens opposés, lui permettant de tourner vraiment dans tous les sens. Le PencilWash n’offre pas autant de souplesse, même s’il peut tout de même suivre les obstacles courbes sans problème (comme les pieds de lampe ou de tabourets hauts).

Par ailleurs, si Dyson vante sa compacité, contrairement à la plupart des appareils du marché, dont le socle de charge accueille aussi la tête de lavage, ça n’est pas son cas. Il est fourni avec un socle de charge sur lequel se « plante » le manche, tel Excalibur sur son rocher. Quant à la tête lavante, elle dispose de son propre support pour éviter que le rouleau humide mouille le sol. Pour un appareil qui par ses dimensions, pourrait s’adresser aux petites surfaces, il est dommage que son emprise au sol soit telle lorsqu’il est en charge. Soulignons également que ce « bac d’égouttage » séparé signifie que Dyson n’a toujours pas prévu de système de séchage du rouleau à l’air chaud.
Concernant ledit bac, notez que lorsqu’on souhaite déplacer le PencilWash, par exemple d’une pièce à l’autre, il faut soit le faire glisser sur le sol avec son rouleau mouillé, soit le porter – ce à quoi on n’échappe pas par exemple si on a plusieurs étages à nettoyer ou des pièces couvertes de moquettes à traverser… Dans ce cas, impossible de simplement soulever l’appareil par son manche car la tête de lavage Submarine penche et étant donné que le collecteur d’eau sale placé dedans n’est pas fermé, toute l’eau sale s’en échappe. Le mode d’emploi précise bien que pour déplacer l’appareil, il faut détacher la tête de lavage du manche et la placer dans son bac d’égouttage pour la porter. C’est d’un tel manque de praticité ! Et encore, il faut la tenir bien horizontale, faute de quoi, on risque aussi que l’eau se déverse.

Les grandes eaux
À ce propos, justement, il n’y a aucune alerte lorsque le collecteur d’eau sale contenu dans la tête Submarine 2.0 est plein. Si on n’y prête pas attention et qu’on oublie de le vider, il finit par recracher de l’eau sale. Lorsque nous avions testé la première brosse Submarine, nous nous étions étonnés que le collecteur d’eau sale ne soit pas hermétique mais nous trouvons hallucinant que Dyson persiste et signe.
Une fois le lavage lancé, il n’y a pas de véritable réglage de débit d’eau. En effet, en plus du mode normal, le PencilWash propose bien un mode max (qui augmente l’hydratation du rouleau sans modifier sa vitesse de rotation), mais il s’agit plutôt d’une option car l’augmentation de débit n’est que ponctuelle. Si on presse la touche dédiée, cela ne dure en effet que 5 secondes ; on peut prolonger ce mode jusqu’à 1 min en gardant le doigt pressé sur la touche max. Or, même sans activer le débit maximal, il arrive à la tête Submarine 2.0 de laisser sur le sol des gouttes voire de petites flaques ou des traînées d’eau sans raison – ce qui est sans doute lié au fait que le rouleau finisse par se détremper et absorbe donc moins bien (rappelons que l’appareil fonctionne par « humidification, absorption, extraction » selon les termes de Dyson). Contrairement à la promesse de la marque, le séchage du sol n’est donc pas si rapide. Et comme il n’est pas non plus mouillé uniformément, cela laisse des traces sur certains revêtements après le séchage. Sur les sols à la surface irrégulière, c’est pire, par exemple ceux qui ne seraient pas très droits ou le carrelage avec des joints épais, dans lesquels il reste pas mal d’eau.

Un lavage efficace même sans détergent, mais sans aspiration
Avant d’évoquer les performances de lavage, précisons que si l’on en croit la notice, avant d’utiliser le PencilWash, il faudrait humidier le rouleau soi-même sous l’eau puis l’essorer… Nous ne l’avons naturellement pas fait, estimant que l’avantage d’utiliser un laveur de sol plutôt qu’une serpillère, c’est justement d’y toucher le moins possible… En partant d’un rouleau sec, il faut compter environ 45 s pour qu’il soit suffisamment humide pour démarrer la séance de ménage.
La plupart du temps, le mode normal suffit pour éliminer les taches du quotidien et même celles un peu plus collantes et incrustées. Nous n’avons dû utiliser le mode max que de manière très occasionnelle, pour supprimer des traces de ketchup séchées réalisées la veille sur notre carrelage pour mettre à l’épreuve le PencilWash. Nous avons effectué nos tests avec de l’eau pure, sachant qu’il est possible d’ajouter de la solution de nettoyage Dyson Probiotic mais celle-ci n’est pas fournie (comptez 25 euros pour 500 ml). Il aurait été judicieux d’en ajouter au moins une petite bouteille avec l’appareil, pour faire l’essai… Précisons que le rouleau ne s’étend pas totalement bord à bord, contrairement à de nombreux aspirateurs laveurs actuels. Sur les côtés, il reste un espace d’environ 1 cm non lavé entre la tête et les plinthes.
Le PencilWash est certes efficace pour laver les sols, toutefois on regrette de ne pas avoir plus de possibilités de réglage, notamment pour réduire le débit d’eau, ce qui pourrait être utile sur certains sols fragiles.

Lors du lavage, nous déplorons aussi de ne recevoir aucune alerte lorsque le réservoir d’eau propre est vide, alors même que Dyson indique qu’il ne faut pas le laisser tourner à vide. La partie accueillant le réservoir est certes transparente, mais cela signifie qu’il faut régulièrement poser les yeux dessus. Nous avons en outre quelques reproches à adresser à ce réservoir. Déjà, pour le remplir, il est nécessaire de démonter la tête de lavage, ce qui est loin d’être optimal. La remise en place n’est pas d’une grande praticité non plus, le système de coulisse nécessitant que tous les éléments soient bien positionnés, alors même que le rouleau n’est pas fixe et bouge quand on déplace l’ensemble.
Ensuite, si le remplissage en lui-même ne pose pas de problème dans la mesure où l’ouverture est suffisamment grande, il y a une position particulière pour refermer le bouchon correctement (une petite encoche à placer au bon endroit). Cela n’est pas très pratique et il s’agit une fois encore d’un défaut hérité de la Submarine première du nom.
Rappelons ici que le PencilWash n’aspire pas – en l’occurrence pas du tout. Si Dyson évoque la possibilité de récolter quelques déchets « secs », cela ne se fait que par l’entremise de la rotation du rouleau. En l’occurrence, c’est superficiel et pas très efficace. Par exemple, s’il s’en sort avec des grains de litière minérale pour chat, mais lorsqu’il s’agit par exemple de cheveux ou poils d’animaux, il les étale sur le sol plus qu’il ne les collecte.

Points forts : grosse autonomie et niveau sonore réduit
Sans pouvoir être véritablement qualifié de silencieux, le PencilWash est relativement discret (surtout si on le compare à des appareils qui aspirent, bien entendu). Nous avons relevé 63 dB aux mesures.
Quant à l’autonomie, elle fait partie des points forts du PencilWash. Dyson indique que son réservoir de 300 ml peut couvrir 100 m2 et annonce une autonomie de 30 min. Lors de nos tests, nous avons mesuré bien plus que cela, à tel point que nous avons effectué cette mesure plusieurs fois pour vérifier puisque nous avons pu nettoyer les sols pendant 1 h 20 (Dyson ne nous a pas plus expliqué cet écart). Ce qui nous a permis de remarquer que plus on avance dans la séance, plus le rouleau peine à absorber les liquides et plus il laisse les sols humides.
Quant au réservoir, il faut prévoir de le remplir toutes les 15 à 20 min environ si on se contente du mode de lavage normal – un peu plus souvent si on enclenche le débit max.
En revanche, contrairement au PencilVac, le Pencilwash est dépourvu d’écran. Les seules indications sont des icônes renseignant le mode choisi (une goutte d’eau pour le mode normal, deux pour le mode max). Sinon, une icône orange apparaît lorsque la batterie arrive à bout de souffle ; c’est tout. On ne dispose donc d’aucune indication d’autonomie durant la séance de ménage.
Entretien : les mêmes travers que son aînée Submarine
Avec son PencilWash, Dyson met en avant les avantages d’un lavage des sols hygiénique puisque le rouleau est rincé à chaque rotation. Mais est-il totalement propre pour autant à l’issue de la séance de ménage ? Dyson n’a prévu aucun système d’autonettoyage et toujours pas de solution de séchage du rouleau à l’air chaud. Il est vrai que durant nos tests, nous n’avons pas remarqué que la brosse dégageait des odeurs, mais pour être sûr de l’éviter, selon nous, mieux vaut laisser le rouleau sécher à l’air libre, en dehors de la tête de lavage.
Pour nettoyer cette dernière, il faut la manipuler avec précautions pour les raisons évoquées plus haut, à savoir pour éviter de renverser l’eau sale contenue dans le collecteur central. Par rapport à la première brosse Submarine, le système de rétention des débris épais a été simplifié. Il reste seulement une petite pièce rouge allongée, une sorte de réglette servant à retenir les déchets épais. Elle remplit sa mission mais les saletés humidifiées se déposent dessus et le plus souvent elles y restent collées. Il faut alors les enlever à la main.
À l’exception du capot de la tête de lavage qui comprend aussi le moteur, tout peut être nettoyé sous l’eau : le rouleau, la réglette rouge et le collecteur d’eau sale. Le rouleau se déloge facilement. Mais si on a aspiré un peu de poussière ou de poils d’animaux, ils peuvent avoir tendance à rester à l’intérieur de la tête, sous l’emplacement du rouleau – or, c’est justement la partie qu’il ne faut pas placer sous l’eau. À l’extrémité, on passe facilement un chiffon humide pour les retirer mais sous l’axe d’entraînement du rouleau, c’est un peu plus fastidieux.
Bon point en revanche, l’application MyDyson regorge de tutos vidéo, ce qui facilite la compréhension des gestes d’entretien.
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