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Bayard achète un parc d’attractions, et va donner vie à vos BD préférées

Bayard, le groupe de presse catholique derrière La Croix, Pomme d’Api et Mortelle Adèle, vient d’acquérir une participation majoritaire dans Kingoland, parc d’attractions du Morbihan.

En avril 2026, le groupe Bayard, dont les titres phares incluent un quotidien catholique, un magazine de spiritualité et une collection de livres pour enfants de moins de huit ans, a officiellement acquis une participation majoritaire dans un parc d’attractions français. Situé à Plumelin, dans le Morbihan, entre Vannes et Pontivy, Kingoland accueille chaque saison plus de 200 000 visiteurs qui viennent tester ses 40 attractions.

Pour ceux qui auraient grandi avec Pomme d’Api, J’aime Lire, Astrapi ou plus récemment Mortelle Adèle, la nouvelle a de quoi surprendre. Bayard est l’un des groupes de presse et d’édition jeunesse les plus solides de France. Il publie La Croix depuis 1883, finance Notre Temps depuis des décennies, édite les aventures de Petit Ours Brun, d’Ariol, de SamSam et de Tom-Tom et Nana. Désormais, il possède un grand huit dans le Morbihan.

Un par Spirou sauce Bayard ?

Le groupe présente l’opération comme une cohérence logique. Depuis son ouverture en 2014, Kingoland a grandi : le parc accueillait 225 000 visiteurs en 2025, avec un positionnement familial, des univers thématiques et un ancrage territorial assumé. Une recette gagnante pour Bayard, qui considère le parc d’attractions « un lieu clé de socialisation et de partage intergénérationnel ». L’idée est de faire vivre autrement les contenus éditoriaux du groupe et, dans les années qui viennent, d’habiller certaines zones du parc aux couleurs de ses héros. Le rapprochement avec le parc Spirou, qui accueillait il y a peu son premier land thématisé Naruto est de rigueur.

Petit Ours Brun en montagne russe, Mortelle Adèle en maison hantée… Bayard emprunte un chemin déjà tracé par d’autres groupes qui ont compris que la propriété intellectuelle vaut davantage quand elle occupe aussi de l’espace réel. Dans un contexte où la presse imprimée continue de perdre des lecteurs et des revenus publicitaires, posséder un lieu où les familles se déplacent physiquement, dépensent, et reviennent chaque année a quelque chose de forcément rassurant.

Un plan social en supplément

Le problème, c’est que Bayard n’a pas annoncé que l’acquisition de Kingoland. Dans le même communiqué de presse, le groupe a dévoilé un plan social destiné à « restaurer durablement sa performance économique » dans ce qu’il qualifie de marché de la presse et de l’édition « chahuté ». Ce plan comprend deux volets : une réduction des dépenses externes, et l’ouverture d’une procédure en vue de plans de sauvegarde de l’emploi au sein de Bayard et de Milan, l’autre pôle éditorial du groupe. 59 postes, soit 5 % des effectifs du groupe en France sont concernés.

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