La NASA a désormais une date en tête pour son prochain gros jouet spatial. L’agence américaine vise un lancement début septembre pour le télescope Nancy Grace Roman, un observatoire spatial à 4,3 milliards de dollars qui doit prendre la relève des grandes missions scientifiques comme Hubble et, dans une certaine mesure, compléter le travail du télescope James Webb.
Des milliards de galaxies à la loupe
L’annonce a été faite par Jared Isaacman au centre spatial Goddard, devant un Roman déjà assemblé et prêt pour les dernières étapes avant son départ vers la Floride. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la NASA est particulièrement enthousiaste. « Roman donnera à la Terre un nouvel atlas de l’univers », a assuré Isaacman. Pour donner une idée de l’ampleur du projet, il explique que ce que le télescope spatial Hubble mettrait 2.000 ans à observer pourrait être réalisé en seulement un an avec Roman. Rien que ça.
Le nouveau télescope embarque un miroir de taille comparable à celui d’Hubble, mais avec un champ de vision beaucoup plus large. Il pourra observer d’immenses portions du ciel d’un seul coup d’œil. La NASA explique même qu’une image complète prise par Roman serait trop détaillée pour être affichée intégralement sur un écran classique actuel. Le télescope porte le nom de Nancy Grace Roman, ancienne responsable scientifique de la NASA souvent présentée comme la « mère de Hubble » pour son rôle dans le développement du célèbre observatoire lancé en 1990.
Roman doit quitter le Maryland mi-juin pour rejoindre le centre spatial Kennedy, où il sera préparé avant son lancement à bord d’une fusée Falcon Heavy de SpaceX. Fait assez rare pour une mission spatiale de cette ampleur : le projet est actuellement en avance sur son calendrier et sous le budget prévu. La NASA a déjà terminé les principaux tests de résistance au vide spatial et aux températures extrêmes. Il reste surtout quelques vérifications techniques et des ajustements mineurs sur certains panneaux solaires avant l’expédition finale.
Sur le plan scientifique, Roman ne compte pas faire les choses à moitié. Les astronomes ont identifié jusqu’ici environ 6.000 exoplanètes. Selon Nicola Fox, responsable des missions scientifiques de la NASA, Roman pourrait en découvrir des dizaines de milliers supplémentaires pendant sa mission principale de cinq ans. Et ce n’est qu’une partie du programme : le télescope doit aussi observer des milliards de galaxies et des dizaines de milliards d’étoiles. Une énorme base de données cosmique qui servira notamment à étudier la structure de l’univers et son expansion.
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