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Grâce à sa musique, Doom devient officiellement un patrimoine culturel

La bande-son de Doom entre officiellement à la Bibliothèque du Congrès, une institution qui reconnait sa valeur en tant que bijou du patrimoine américain.

Dans l’univers du jeu vidéo, il existe une vieille blague qui ne meurt jamais : est-ce que ça peut faire tourner Doom ? Depuis plusieurs années, les passionnés s’amusent à faire tourner Doom sur absolument tout ce qui possède un écran ou un processeur. Une calculatrice, un robot tondeuse, une Tesla, un test de grossesse connecté, un mini écran porte-clés ou même des objets qui n’ont absolument rien à voir avec le gaming. Doom est devenu bien plus qu’un jeu, c’est aujourd’hui une sorte de baromètre technologique en plus d’être un monument de la culture geek.

Cette aura culte vient de franchir une nouvelle étape symbolique. La Bibliothèque du Congrès a officiellement ajouté la bande originale du premier Doom à son National Recording Registry, une sélection d’œuvres considérées comme culturellement, historiquement ou artistiquement importantes pour les États-Unis. La BO qui accompagnait les joueurs massacrant des démons pixélisés dans les années 90 rejoint désormais des œuvres musicales majeures de l’histoire américaine.

L’emblème d’une génération

La musique de Doom a été composée par Bobby Prince, un nom légendaire chez les fans d’anciens FPS. On lui doit aussi les compositions de Duke Nukem 3D, autre classique de l’époque qui n’aura pas eu la même résonnance, on en convient.

Ce qui rend la bande-son du jeu aussi marquante, c’est son mélange improbable de métal, de techno et d’ambiances industrielles. À l’époque, peu de jeux vidéo osaient proposer une identité sonore aussi agressive et reconnaissable. Certaines pistes s’inspiraient clairement de groupes comme Metallica ou Pantera, tout en restant adaptées aux limitations techniques des cartes son des années 90.

C’est justement ce que souligne la Bibliothèque du Congrès. Malgré les énormes contraintes technologiques de 1993, Bobby Prince avait réussi à créer des morceaux suffisamment puissants pour accompagner l’action sans couvrir les effets sonores du jeu. Le résultat a profondément marqué toute une génération de joueurs et influencé quasiment tous les FPS modernes.

Une référence intemporelle du jeu vidéo

Ce qui est fascinant avec Doom, c’est surtout sa capacité à traverser les décennies sans jamais vraiment disparaître. Alors que beaucoup de jeux cultes restent enfermés dans leur époque, la franchise continue encore aujourd’hui d’exister à travers les mods, les speedruns, les portages improbables et les memes internet, sans parler des opus suivants qui ont maintenu encore la flamme de la passion.

L’entrée de sa bande-son au National Recording Registry vient finalement reconnaître quelque chose que les joueurs savaient déjà depuis longtemps, à savoir que Doom n’est plus seulement un vieux jeu vidéo. C’est une œuvre culturelle majeure, au même titre qu’un album culte ou qu’un film historique.

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