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Crème solaire : ne réutilisez jamais votre tube de l’été dernier, il est sûrement toxique

Mauvaise nouvelle pour celles et ceux qui comptaient ressortir le tube de l’été dernier. Les filtres UV se dégradent à vitesse grand V dès l’ouverture, et certains se transforment au passage en perturbateurs endocriniens.

Avec le soleil qui arrive, et l’été qui pointe le bout de son nez, les lunettes de soleil et la crème solaire sont de sortie. On est souvent tentés de ressortir la crème solaire de l’année dernière pour faire des économies. Grosse erreur. Plusieurs études viennent confirmer ce que les dermatologues répètent depuis longtemps : une crème solaire entamée ne ressemble plus, chimiquement, à ce qu’elle était au moment de l’achat.

Quand le SPF 50 affiché ne vaut plus rien

Selon les études, l’efficacité des filtres UV peut chuter de près de 50 % après une année d’ouverture. Concrètement, un produit acheté SPF 50 peut se retrouver, sans aucun signe visible, au niveau d’un SPF 15. On passe d’une protection « très haute » à une protection classée « faible » par la réglementation européenne. Dès qu’un tube est ouvert, la crème solaire entame une lente dégradation. À chaque utilisation, le produit est exposé à l’air, à la chaleur, aux variations de température et aux bactéries cutanées, qui altèrent l’efficacité des filtres actifs. L’avobenzone et l’octinoxate, deux molécules présentes dans la quasi-totalité des crèmes solaires grand public vendues en pharmacie et en grande surface, perdent leur photostabilité. Et c’est encore pire lorsqu’elles sont associées, ce qui est le cas dans la majorité des formules du commerce.

Le cas particulier de l’octocrylène

La perte d’efficacité des crèmes n’est pas le seul risque. Sous l’effet du temps et de la chaleur, l’octocrylène, filtre UV présent dans la plupart des tubes se dégrade et forme de la benzophénone, une molécule classée comme perturbateur endocrinien et cancérigène possible. Une crème solaire périmée peut contenir jusqu’à deux fois plus de benzophénone qu’une formule fraîche. Et cette molécule traverse la barrière cutanée sans difficulté particulière.

Pour vérifier sa présence, un coup d’œil à la liste INCI au dos du tube suffit : si le mot « Octocrylene » y figure, mieux vaut savoir où se trouve la date limite d’utilisation, et éviter scrupuleusement le stockage en boîte à gants ou en plein soleil sur la serviette.

Quelques réflexes pratiques permettent de limiter la casse : un tube qui se sépare en phases distinctes, qui présente des grumeaux, qui jaunit ou qui prend une odeur rance va directement à la poubelle. Attention, augmenter la dose pour compenser une perte de SPF ne sert strictement à rien. Les filtres minéraux (oxyde de zinc et dioxyde de titane) résistent nettement mieux au vieillissement que les filtres chimiques.

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