La chronologie des médias française est un point crispant pour les géants américains. Netflix, Prime Video ou encore Disney+ se sont largement inscrits en opposition à cette exception culturelle française qui prévoit de contrôler chaque maillon de la chaîne de diffusion afin de protéger l’expérience en salle. En 2026, les plateformes de streaming par abonnement doivent en majorité patienter 17 mois avant de proposer un film via leurs catalogues. Disney+ bénéficie d’une position plus avantageuse depuis décembre 2025. L’entreprise a augmenté sa contribution à la création européenne et hexagonale. En échange, elle peut désormais proposer ses métrages seulement neuf mois après leur sortie au cinéma. Netflix, de son côté, a une fenêtre à 15 mois.
Prime Video, qui devait jusqu’ici patienter 17 mois, vient de s’offrir une avance sur la concurrence avec une fenêtre à 12 mois. La plateforme est parvenue à obtenir un avenant à sa convention pour les années 2026 à 2028. Elle devrait investir au moins 90 millions d’euros dans la production de contenus européens (il pourrait atteindre les 110 millions si l’entreprise exploite au moins une oeuvre cinématographique moins de 12 mois après sa sortie en salles). Un montant nettement supérieur au minimum garanti fixé en 2021, à savoir 40 millions d’euros.
Un représentant d’Amazon se réjouit de cet accord au micro de l’AFP. “Nous sommes engagés aux côtés des créateurs de contenu et des talents. Nous avons accepté, à ce titre, d’investir en France des montants très supérieurs à nos obligations légales”. L’entreprise ajoute espérer trouver un “accord avec les organisations du cinéma dans le délai fixé par la convention afin d’inscrire cet engagement dans la durée”.
Qu’est-ce que ça change pour les spectateurs ?
Au cours des prochains mois, les abonnés Prime Video pourront profiter d’un catalogue de sorties récentes. Il pourra s’agir de films directement produits par ses soins comme Projet Dernière Chance, mais aussi des acquisitions dans le cadre de partenariat avec les distributeurs et producteurs américains ou français. On peut par exemple citer parmis les films sortis en salles et proposés récemment sur Prime Video, The Substance ou encore Blink Twice. À noter que ce nouveau calendrier ne concerne pas les métrages proposés en location ou achat, ils tombent sous la réglementation en vigueur pour la VOD et l’achat en format physique.
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