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Impression 3D : Bambu Lab contre la communauté open source

Le constructeur d’imprimantes 3D est accusé par plusieurs figures du logiciel libre d’avoir un peu trop serré la vis autour de son écosystème. Bambu Lab assure, de son côté, vouloir simplement éviter que son infrastructure cloud ne parte en fumée.

L’ambiance est devenue électrique autour de Bambu Lab. Le constructeur, très populaire dans le petit monde de l’impression 3D, est accusé par la Software Freedom Conservancy (SFC) de ne pas respecter certaines obligations liées aux licences open source utilisées par ses logiciels.

Bambu Lab sous le feu des critiques

Au cœur de la dispute : OrcaSlicer-bambulab, une version modifiée du logiciel OrcaSlicer développée par le programmeur indépendant Paweł Jarczak. Son objectif était assez simple : redonner aux utilisateurs la possibilité d’envoyer directement leurs impressions vers les imprimantes Bambu Lab, sans passer par l’application officielle Bambu Connect. Car depuis janvier 2025, Bambu Lab impose justement ce passage par Bambu Connect pour les impressions via le cloud. Une décision qui avait déjà fait grincer quelques dents dans la communauté. Les utilisateurs se retrouvaient avec un choix pas franchement enthousiasmant : conserver un ancien firmware pour garder l’impression directe, ou faire les mises à jour… et perdre cette fonction.

Le projet OrcaSlicer-bambulab avait commencé à gagner en popularité avant de disparaître assez rapidement de GitHub. Selon Paweł Jarczak, Bambu Lab lui aurait envoyé des menaces de poursuites judiciaires ainsi qu’une lettre de mise en demeure. L’entreprise reproche notamment au développeur d’usurper l’identité de Bambu Studio ; de contourner ses mécanismes d’autorisation ; de pratiquer de l’ingénierie inverse ; ou encore de permettre l’envoi de commandes arbitraires aux imprimantes.

Le dossier est un peu sensible, car Bambu Studio est lui-même basé sur PrusaSlicer, qui descend de Slic3r. Ces logiciels utilisent tous la licence AGPLv3, connue pour imposer que les modifications et composants essentiels restent eux aussi ouverts. Pour la SFC, une organisation américaine de défense du logiciel libre, le plugin réseau propriétaire de Bambu Lab serait justement indispensable au fonctionnement du logiciel et devrait donc respecter les règles de cette licence.

Face à la polémique, Bambu Lab a publié un long billet de blog pour défendre sa position. L’entreprise insiste sur un point : elle affirme ne pas vouloir interdire les forks ni fermer son code source. Selon le constructeur, le vrai problème vient du fait que le fork se faisait passer pour le client officiel Bambu Studio lorsqu’il communiquait avec les serveurs de l’entreprise. En clair, les serveurs voyaient arriver ce trafic comme s’il provenait de l’application officielle.

Bambu Lab estime que cette pratique peut fragiliser son infrastructure cloud et provoquer des perturbations pour tous les utilisateurs. L’entreprise affirme même avoir déjà observé des incidents liés à des pics de trafic non autorisés. L’affaire relance un vieux débat dans l’univers de l’impression 3D : à partir de quand un écosystème basé sur l’open source devient-il un jardin un peu trop fermé ?

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Source : XDA

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