Passer au contenu

Le FSB russe s’enflamme : une opération d’espionnage massive, mais aucune preuve tangible !

Le FSB sonne l’alarme : les smartphones du Kremlin auraient été piratés par des services étrangers, micros et caméras activés à distance, données siphonnées. Le seul problème ? Pas une seule preuve à l’appui, une habitude bien rodée pour l’agence russe.

Le FSB a une longue histoire avec les accusations sans preuves. Ce mardi, l’agence de renseignement intérieur russe a affirmé avoir découvert une opération d’espionnage massif visant les smartphones de hauts responsables du Kremlin. Surprise : la Russie accuse indirectement l’Occident.

C’est un communiqué publié ce mardi 2 juin qui explique que “le FSB russe a découvert et documenté une action à grande échelle […] visant à introduire et utiliser des logiciels malveillants sur les moyens de communications mobiles d’employés russes de haut rang”. Selon l’agence russe, ce sont des services de renseignement étrangers qui sont les commanditaires de cette vaste opération de piratage.

Le problème, c’est que les allégations faites par le FSB ne sont pas documentées ni agrémentées de preuves. Aucun pays n’est pointé du doigt et on ne connait pas non plus le nombre d’appareils qui auraient été compromis. La seule chose qu’avance l’agence de renseignement, c’est que les malwares implantés auraient permis de siphonner les données des appareils, d’écouter les conversations en cours, d’activer à distance les micros et caméras et de collecter des informations sensibles de manière continue. Selon la Russie, l’intégration de ces malwares serait notamment permise par l’implication de “grandes corporations informatiques internationales”.

L’échange d’informations confidentielles via ces appareils ou à proximité est inacceptable, car le contenu de vos conversations peut devenir connu de tiers et entraîner des conséquences irréversibles. – Le FSB, aux hauts dignitaires russes.

Des accusations malvenues

En réponse à ses supposées attaques, le FSB a d’ailleurs annoncé qu’il avait ouvert une enquête pénale sur la base de deux articles du code pénal russe, à savoir l’accès illégal à des informations informatiques (article 272) et la création, l’utilisation et la diffusion de programmes informatiques malveillants (article 273).

Comme le souligne d’ailleurs The Register, le FSB n’en est pas à son coup d’essai. En 2023, il avait déjà accusé la NSA d’avoir piraté des milliers d’iPhone appartenant à des diplomates de pays de l’OTAN, de la Chine et d’Israël. La mise sur écoute des appareils du Kremlin pourrait toutefois être réelle, surtout quand on se rappelle qu’en 2021, plusieurs mois avant l’invasion de l’Ukraine, les services occidentaux avaient rendu publics les plans russes de la guerre à venir.

De son côté, le FSB n’est pas en reste non plus. De nombreux hackers qui sévissent en Occident travaillent en étroite collaboration avec le Kremlin dans le but de mettre à mal les infrastructures numériques européennes. En avril 2026, le NCSC britannique avait d’ailleurs alerté sur des hackers russes qui exploitaient les failles de routeurs grand public pour voler des mots de passe.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode