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Microsoft lance de nouvelles Surface plus puissantes… et beaucoup plus chères

Microsoft renouvelle sa gamme Surface avec des versions mises à jour de ses tablettes et ordinateurs portables. Les nouveaux venus gagnent en puissance, en autonomie et en petites attentions matérielles. Mais ils gagnent aussi plusieurs centaines d’euros sur l’étiquette, ce qui risque de faire tousser davantage que les nouveautés liées à l’IA.

À première vue, rien ne change vraiment. Les nouveaux Surface Pro 13 pouces et Surface Laptop 13,8 et 15 pouces ressemblent comme deux gouttes d’eau à leurs prédécesseurs. Sous le capot en revanche, Microsoft adopte les nouvelles puces Snapdragon X2 de Qualcomm, censées offrir davantage de performances tout en préservant l’autonomie.

Plus de muscle et plus d’IA (mais discrètement)

Le constructeur promet jusqu’à 53 % de performances graphiques supplémentaires pour le Surface Pro et jusqu’à 58 % pour les Surface Laptop. L’autonomie progresse elle aussi, avec jusqu’à 15,5 heures pour la tablette hybride et jusqu’à 20 heures pour le portable de 13,8 pouces. Le modèle 15 pouces profite au passage d’un écran plus fin, tandis que l’OLED reste proposé en option sur le Surface Pro pour ceux qui aiment les noirs bien noirs.

Tout cela semble plutôt séduisant. Jusqu’au moment où l’on regarde les prix. Le Surface Pro démarre à 1.599 € en France, tandis que le Surface Laptop commence à 1.699 €. Aux États-Unis, la hausse atteint plusieurs centaines de dollars par rapport à la génération précédente. Une inflation difficile à ignorer, même sur un segment premium.

Et comme le veut une tradition désormais bien ancrée chez Microsoft, le clavier du Surface Pro n’est toujours pas inclus. Certes, les premiers acheteurs profiteront d’une offre promotionnelle, mais ensuite il faudra remettre la main au portefeuille. L’argument officiel reste inchangé : offrir davantage de « choix » aux consommateurs. Une explication qui laisse songeur lorsqu’on parle d’un ordinateur portable déguisé en tablette.

Fait notable : Microsoft semble avoir légèrement baissé le volume sur son discours autour de l’intelligence artificielle. Les nouvelles Surface conservent évidemment le label Copilot+, avec ses exigences minimales en matière de mémoire, de stockage et de puissance de calcul neuronal. Mais contrairement à l’an dernier, l’entreprise ne cherche plus à vendre chaque nouveauté comme une avancée majeure de l’IA.

À la place, Microsoft met en avant des usages plus concrets, comme la recherche améliorée dans Windows 11, capable de retrouver plus facilement des contenus grâce au traitement local assuré par le NPU des puces Snapdragon X2.

La nouveauté la plus visible pourrait finalement être celle qu’on ressent sans la voir. Les nouvelles Surface introduisent des retours haptiques plus sophistiqués dans le pavé tactile et le stylet. Une légère vibration accompagne certaines actions dans Windows, comme l’ancrage d’une fenêtre ou le déplacement dans une vidéo. Rien de spectaculaire, mais le genre de détail qui améliore discrètement le confort d’utilisation au quotidien.

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