Razer met du RGB partout, alors une chaise, ce n’était qu’une question de temps. La voilà donc, la Soma Chroma à 529,99 euros, première d’une nouvelle gamme de mobilier « immersif » maison. L’idée sur le papier est sympa, synchroniser l’éclairage du siège avec le reste du setup. Dans les faits, ce n’est pas si réussi que ça pour les raisons que l’on va évoquer ici.
Un montage express, sauf un détail qui coince
Sur le principe la Soma se monte les doigts dans le nez. Base cinq branches, vérin, dossier, quelques vis avec la clé Allen fournie et c’est réglé. Sauf que notre exemplaire est arrivé avec un défaut de fabrication/Impossible de visser à fond le côté gauche. Une fois le cache clipsé par-dessus, ça ne se voit plus, mais ça n’inspire pas franchement confiance sur la durabilité.
Bonne nouvelle, on a pu croiser avec l’exemplaire reçu par nos confrères de Presse-citron, qui n’avait lui aucun souci. C’est donc un raté d’unité et pas un défaut de conception sur toute la gamme. Autre point qui pique : aucun levier pour bloquer le basculement. Il faut se coltiner le très vieux système de vis sous l’assise, un truc qu’on ne voyait plus depuis un moment sur ce segment de prix.
Une assise agréable, mais des réglages aux abonnés absents
Là où la Soma s’en sort, c’est sur le confort brut. La mousse est bien dosée, ni molle ni planche à repasser, et épouse correctement le corps. Gros point pour positif pour moi ici, c’est que l’assise n’est pas trop longue. C’est un problème que je croise souvent sur le haut de gamme avec une assise interminable qui empêche de bien ancrer ses pieds au sol, alors que c’est un point essentiel pour le confort qui n’est que trop méconnu.
Le hic, c’est tout ce qui manque autour. Pas de réglage lombaire avec une arche fixe. Pas de coussin fourni pour les lombaires ou la tête non plus. Concernant les accoudoirs, ils sont en 2D, hauteur et pivot de 25 degrés seulement, donc aucun réglage en profondeur ni en largeur. Sur une chaise à ce tarif ce sont pourtant devenus des basiques depuis bien longtemps, ici sacrifiés au nom du style.
Deux bandes et puis c’est tout
Le RGB est quand même l’argument de vente numéro un de cette nouvelle gamme, alors soyons clairs à son sujet. Les effets se limitent à deux bandes de LED dans l’appui-tête et les ailes d’épaules. On aurait aimé du RGB sur le logo à l’arrière, voire sur les capots latéraux, pour vraiment justifier cette évolution. En l’état, c’est un peu léger.
Le reste de l’écosystème fait le job : synchronisation sur plus de 300 jeux via le SDK Chroma, 16,8 millions de couleurs et 10 presets réglables dans Synapse. Sauf qu’en pleine journée, on ne voit vraiment pas grand-chose. C’est déjà beaucoup plus flatteur dans un environnement sombre, même si les seuls à profiter du spectacle ce sont vos collègues en visio.
Et pour l’alimentation, on fait comment ?
Techniquement, la Soma est sans fil, en HyperSpeed 2,4 GHz pour le PC et Bluetooth LE pour le mobile. Aucun câble rigide qui traîne vers le bureau, bon point. Mais pour allumer les LED, il faut du courant, et c’est là que ça se gâte.
Deux options : brancher une rallonge USB-C vers une source de courant comme un bloc de charge ou un PC, soit glisser une batterie externe dans la poche zippée prévue à l’arrière du dossier (Razer recommande du 20 000 mAh, 20W et plus). Le problème ? Ni l’un ni l’autre n’est fourni. On lâche 530 euros et on doit encore sortir la carte bleue pour utiliser la fonction phare du produit. La pilule est difficile à avaler.
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