À l’été 2025, le Superman de James Gunn avait réussi à récolter 125 millions de dollars pour son premier week-end dans les salles américaines. De quoi donner de l’espoir pour les débuts du DCU de James Gunn et Peter Safran au cinéma, d’autant que le film achevait sa carrière sur 354 millions de dollars au box-office domestique. Un score plus que raisonnable.
Un an plus tard, Supergirl avait deux missions : faire aussi bien ou du moins se rapprocher des chiffres de son cousin, validant ainsi définitivement la stratégie du DCU, et prouver qu’un film de super-héroïne pouvait attirer le public américain, là où il faut remonter à Captain Marvel (153 millions dollars pour son premier week-end) en 2019 pour le dernier succès consacré.
Bilan des courses, Supergirl de Craig Gillespie a récolté 38 millions de dollars lors de son premier week-end sur le territoire américain. C’est plus ou moins la direction anticipée les derniers jours avant sa sortie, plaçant ainsi le film dans la fourchette basse des productions super-héroïques, voire des blockbusters en général. Fourchette très, très basse.
Un score qui place le long-métrage dans le sillage des plus grosses catastrophes commerciales du genre comme Morbius (39 millions) et The Marvels (46,1 millions). On a beau avoir trouvé Supergirl globalement moyen (notre critique), tout comme l’avis général plutôt mitigé, le film ne mérite clairement pas d’être placé au même niveau que le vampire de Jared Leto, rien que pour l’investissement de Milly Alcock.
Supergirl garde la confiance du patron
Sur le plan international, on ne change pas une équipe qui perd et le film ne récolte que 30 millions de dollars supplémentaires. On est très loin des 170 millions de dollars de budget estimés, d’autant que les chiffres ne devraient pas aller en s’améliorant avec un bouche-à-oreille général plus que tiède. Alors que le long-métrage sort en France ce mercredi, tous les voyants semblent indiquer qu’on se dirige vers un énorme four.

De quoi remettre en question la stratégie de Gunn et Safran autour de leur DCU ? Il est vrai qu’à part Superman 2 : Man of Tomorrow, la suite de l’univers partagé est pour l’instant assez obscure malgré le planning initial évoqué par les deux hommes à l’époque. En l’état, on voit mal comment le DCU pourrait garder le même cap avec un échec financier dès le second round. Faut-il attendre les sorties de Lanterns et Clayface avant de tirer la sonnette d’alarme ?
Cela tombe bien, Safran s’est exprimé sur le sujet en déclarant : “Alors que Supergirl n’a pas répondu à nos attentes au box-office, ce n’est qu’un élément d’une stratégie plus large et à long terme chez DC Studios, dont nous restons convaincus”. Un message qui se veut rassurant. On ne sait juste pas s’il s’adresse au public, à Warner ou aux futurs propriétaires Paramount, pour tenter de garder bonne figure sous peine de mettre brusquement la clé sous la porte.
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