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Fin des jeux physiques PlayStation : l’Union européenne ne pourra rien changer

Quelques jours après l’annonce de Sony sur la fin des jeux physiques, l’Union européenne confirme n’avoir aucun pouvoir sur cette décision.

Il y a une dizaine de jours, Sony cassait internet avec une annonce désastreuse. À partir de janvier 2028, la firme japonaise cessera toute activité physique avec la fin des jeux vidéo en disque sur les consoles PlayStation. Cela concerne les possibles derniers jeux de la PS4, mais aussi les jeux PS5 et les futurs jeux PS6. Une annonce qui ne passe pas auprès des joueurs, du moins, sur Internet avec de nombreux mouvements de contestations et de mobilisations.

Hélas, selon plusieurs rapports de grands médias comme Bloomberg, cette décision n’aurait pas été prise sur un coup de tête par PlayStation qui ne compte pas revenir sur sa décision, persuadé que les fans seront assez attachés à la marque pour l’accepter et continuer à suivre le mouvement. 

Autre point important, l’Union européenne n’aurait aucun pouvoir sur cette décision et ne pourrait pas faire pression sur Sony. 

Fin des jeux physiques : l’Union européenne ne peut rien y faire

Jeux Video Physiques
© Erik Mclean – Unsplash

Plusieurs journalistes, influenceurs, créateurs de contenu et même politiques ont voulu prendre la parole pour dénoncer la décision de Sony et faire pression pour que l’entreprise japonaise puisse entendre raison et faire marche arrière. Sans réel succès pour le moment. Les derniers espoirs reposaient alors sur une loi, permettant de contrer la décision de Sony. 

Malheureusement, sur ce plan aussi, cela semble mal engagé. Selon une récente déclaration faite par Michael McGrath, le commissaire à la protection des consommateurs en Europe au Parlement européen de Strasbourg, l’Union européenne n’aurait aucun pouvoir pour faire pression sur Sony. 

« Tout se résume aux libertés commerciales et contractuelles, et les entreprises sont libres de proposer des jeux et des services de la manière qu’elles jugent appropriée, à condition que les droits des consommateurs soient pleinement protégés conformément au droit national et européen ».

Ainsi, selon les propos de Michael McGrath, qui ont été rapporté par le média irlandais Irish Mirror, l’Union européenne ne peut rien faire sontre Sony qui serait dans son bon droit. 

Rappelons que dernièrement, l’Union européenne n’avait déjà pas répondu favorablement au mouvement « Stop Killing Games », qui réclamait des mesures pour empêcher la disparition de certains jeux à cause de leurs éditeurs. Dans ce premier sujet, qui était encore plus problématique, l’institution avait alors mentionné le droit d’auteur et la propriété intellectuelle qui appartiennent uniquement aux entreprises.

Il n’y a donc quasiment aucun espoir pour que l’Union européenne puisse agir et faire pression avec ce nouveau problème. Plus que jamais, l’avenir des jeux physiques semble compromis. En plus de Sony, les rapports de journalistes semblent confirmer que Microsoft pourrait également opter pour une stratégie et une console All Digital avec la prochaine Xbox Helix. Cela signerait donc la fin des jeux physiques dès 2028.

Nintendo serait donc le dernier constructeur à lutter avec ce support, mais jusqu’à quand ? En juin 2025, avec la sortie de la Switch 2, le constructeur avait déjà bien fait comprendre que le physique n’était plus sa priorité en proposant des jeux numériques dix euros moins chers et en multipliant les fameux Game Cards Key, qui ne sont que des cartouches vides dans les boîtes de jeu. L’avenir s’annonce bien triste et sombre pour les jeux physiques.

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