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Présentation de la Xpeng L03 : la Tesla Model 2 que tout le monde attend est-elle une Xpeng ?

Xpeng a organisé un évènement mondial à Munich pour présenter son nouveau SUV coupé électrique, le L03 avec pour objectif, un max de tech dans un prix mini.

Xpeng nous a donc présenté la L03, nommée plus délicatement Lisa en Chine. Nous, c’est l’ensemble des médias internationaux. Une voiture annoncée à partir de 34 990 € et qui sert également de porte-étendard du savoir-faire technologique du constructeur. En combinant les deux, nous obtenons une volonté de proposer au grand public la technologie la plus poussée intégrée à l’automobile (mais pas que).

D’ailleurs, n’ayons pas peur des mots : si le ramage (la conduite) se rapporte au plumage (contenu technologique et équipement), la Xpeng L03 pourrait bien devenir la Tesla Model 2 tant attendue.

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Un design extérieur rassurant, mais très inspiré

Xpeng ne réinvente pas la roue. Le G9 est très inspiré du Range Rover, le G6 piochait sur le Model Y. La L03 (ou le L03 puisqu’il s’agit d’un SUV légèrement coupé) va piocher dans 4 modèles. Les feux sont un mélange de ceux des Kia EV4 et Polestar 3. L’arrière fait penser au Porsche Macan électrique, les galbes des panneaux latéraux au Ferrari Purosangue, le tout saupoudré d’un style à la Cupra. Le résultat est doux, un poil simple à mon goût, typé tout de même chinois, mais pas clivant, ni cheap.

Les proportions sont idéales : 4,65 m de long, 1,92m de large et 1,60m de haut. C’est parfaitement adapté à la France et, de manière plus large, à l’Europe.

Pour agrémenter l’extérieur, Xpeng propose différent coloris à 950 € (contre 1350€ ou 2000€ pour Tesla), dont un superbe violet. Mais seule la version Performance Ultra a droit à un noir intégral en version « Black Edition ».

Outre le style, on retrouve un énorme toit vitré (malheureusement non occultant) et des poignées de porte qui ne sont plus affleurantes ni électriques. Et oui, la Chine a interdit ce genre de solution (qui permettait de gratter un peu d’efficience aérodynamique).

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On sent un mix entre Kia et Polestar.

Les roues 18 pouces à pneu taille haute de marque Giti des idées de génie de notre modèle studio étaient petites et ne remplissaient pas énormément les passages de roues, forcément important, compte tenu de la garde au sol élevée du SUV. Mais les finitions Ultra disposent de jantes de 20 pouces chaussées en pneus Goodyear.

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Pneu Giti, une idée de génie.

Enfin, petite facétie qui fait son effet : les rétroviseurs sont sans encadrement. Nous avons déjà vu ça dans le groupe Geely (notamment sur le Link & Co C08) et visiblement, tous les constructeurs chinois vont les adopter. Revers de la médaille, c’est nettement plus fragile.

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C’est joli et inutile.

Un intérieur épuré, tout en rondeur mais vide

L’intérieur est vide, avec deux écrans collés sur la planche de bord. C’est classique mais peu original et, avouons-le, peu attractif. Toutefois, l’absence d’arêtes vives saute aux yeux. À cela, les designers de chez Xpeng ont ajouté un ensemble de lamelles éclairées par LED, faisant le tour de l’habitacle. Ça fait son effet.

La console centrale adopte un chargeur à induction ventilé et un second emplacement. Il y a des rangements partout : boîte à gants (que le G6 n’a pas), devant les chargeurs à induction et sous la console centrale qui flottante. Le siège arrière a même droit à un petit tiroir de 10L (et si vous avez des enfants, vous savez que c’est indispensable pour y glisser tétines, jouets, lingettes et autres éléments de survie).

Les sièges sont qualitatifs et confortables. Chauffants à l’avant dès l’entrée de gamme, ils peuvent être ventilés et massants sur les version dites “Ultra”, la finition qui chapeaute la gamme.

Le petit volant surprend positivement et plaira au plus grand nombre et on retrouve les molettes de contrôle si agréable (avis perso).

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Peugeot a inspiré Xpeng. Bonne idée.

Les commandes électriques des sièges sont très travaillées. La finition est remarquable et chaque élément a fait l’objet d’un soin dans le choix du matériaux utilisé.

Fun facts : de part et d’autre de la planche de bord se trouvent des pas de vis pour fixer des caméras ! Soit pour streamer en conduisant, soit pour y fixer des dashcams.

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Pour faire des vlogs ou fixer une dashcam.

Comme d’habitude, la ceinture de caisse est haute. Les vitres, surtout à l’arrière, sont petites et haute, privant les enfants d’une partie de la route. Le prix à payer pour obtenir toutes ses étoiles aux différents crash-test. on se console avec le toit panoramique qui court sur tout l’habitacle.

Un cerclage lumineux et une parfaite intégration de la clim

Nous sommes nombreux à aimer les ambiances d’intérieur. Xpeng a intégré un élément 3D très graphique composé de plusieurs lamelles qui entoure l’habitacle jusqu’à l’arrière. Les couleurs peuvent évidemment être changées. Le volume et de la texture contrastent avec le style épuré. C’est réussi et, là encore, bien fini. Loin des insert cheap en faux bois par exemple.

On note également un soin apporté à l’intégration des haut-parleurs. espérons que la sono sera à la hauteur. Un mauvais son peut être un “dealbreaker” pour beaucoup de monde (dont je fais d’ailleurs partie).

Un énorme écran central très bien défini et des menus revus

L’écran central de 15,6 pouces offre une excellente définition. Il est fluide et comme d’habitude, on peut le diviser en 2 et choisir le ratio de chaque fenêtre. Android Auto et CarPlay sans fil sont de la partie. Mais on retient surtout une API Google Maps pour la nvigation native de cette Xpeng L03. J’avoue avoir hâte de voir comment il se comporte sur un trajet long, car il intègre, de fait, toutes les bornes recensées sur Google Maps.

Les menus ont été revus et leur interface graphique améliorée. C’est joli. Ça manque un poil de fluidité mais il s’agit d’une version non finalisée. Les essais sont prévus pour fin septembre et nous ne manquerons pas d’y aller.

Petit plus, les versions Ultra intègrent un système de réduction active du bruit ambiant, permettant de diminuer celui-ci de 50 % (soit 10 dB) avec combinaison de ENC et RNC. Je ne sais pas si vous vous rende compte, mais ce genre de fonction ne se trouve pas dans des voitures à ce tarif là.

L’espace à bord a été étiré au maximum, notamment au niveau de l’espace aux coudes.

Du volume de rangement en pagaille

La L03 intègre un frunk de 89 L (qui fond à 44 L sur la Performance Ultra, moteur avant oblige), un coffre de 367 L et même un petit tiroir de 7 L logé sous le siège arrière. Ajoutez un espace sous et dans la console centrale et vous avez une panoplie réussie pour les 4,65 m de long.

Le prolongateur d’autonomie ne transforme pas la voiture en PHEV

La L03 sera proposée dans une version intégrant un prolongateur d’autonomie, autrement dit un générateur thermique qui, à la différence de BYD, n’intervient jamais dans la traction. Vu que cette version n’est pas proposée en France, passons à la suite.

Batterie, puissance et versions

Le Xpeng L03 s’articule autour de deux batteries LFP dites « 3C » sur architecture 400 V : 58,3 kWh pour la version d’entrée de gamme et 71,2 kWh pour les trois autres. La recharge rapide passe de 10 à 80 % en 20 minutes, avec un pic à 193 ou 236 kW selon la version. En courant alternatif, le chargeur embarqué de 11 kW triphasé est de série sur toute la gamme, tout comme la pompe à chaleur.

Côté motorisation, les trois premières déclinaisons sont des propulsions de 245 ch, tandis que la Performance Ultra ajoute un moteur à induction à l’avant pour un total de 388 ch et un 0 à 100 km/h expédié en 4,5 secondes.
La consommation est annoncée entre 15,3 et 18,4 kWh/100 km selon la version. Mais là encore, nous jugerons sur pièce.

Version Batterie (brute) Autonomie WLTP Puissance 0-100 km/h Charge DC Prix TTC
Autonomie Standard 58,3 kWh 445 km 245 ch (propulsion) 7,5 s 193 kW 34 990 €
Autonomie Étendue 71,2 kWh 520 km (jantes 18″) 245 ch (propulsion) 6,6 s 236 kW 37 990 €
Autonomie Étendue Ultra 71,2 kWh 480 km (jantes 20″) 245 ch (propulsion) 6,6 s 236 kW 42 990 €
Performance Ultra « Black Edition » 71,2 kWh 440 km 388 ch (intégrale) 4,5 s 236 kW 46 990 €

 

Un système IA poussé mêlant conduite autonome et simplification de l’interface homme-machine

Parler à sa voiture se résume généralement à trouver la formule magique pour effectuer une action. Ça ne fonctionne pas et on finit par détourner les yeux de la route pour chercher sur la tablette géante la fonction idoine.
Mais depuis quelque temps, l’IA et plus particulièrement la gestion des LLM s’est glissée dans les autos. Nous avons Grok dans les Tesla, Gemini dans les systèmes compatibles Android Automotive.

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en séparant les flux de tokens, Xpeng peut traiter simultanément deux types d’informations.

Xpeng utilise également un LLM grâce à sa puce maison. Enfin, et ce n’est pas nouveau, le LLM permet de dicter le parcours que l’on veut faire et non simplement où on veut aller. Par exemple, il est possible de dire : « Je veux me rendre à Bordeaux. On peut prendre les péages, mais pas le Duplex (pour éviter de vider son PEL). Je veux m’arrêter le moins possible, mais je dois faire un arrêt de 45 minutes entre 13 et 14h pour manger. Trouve un restaurant noté minimum 4,5 étoiles et permettant de recharger ».

La voiture établit alors le parcours idéal. Là encore, ce n’est pas nouveau, mais ça reste magique !

Des puces en veux-tu en voilà

Mais la puce est également utilisée pour la conduite autonome. Les voitures disposent d’un mode autopilote de niveau 2 (supervisé) avec gestion totale de l’environnement.

Autre chose : si vous veniez à avoir un malaise au volant, la voiture le détecte. Elle continue de conduire jusqu’à trouver un endroit où s’arrêter (comme une BAU), se gare, met les warnings puis appelle immédiatement les urgences.

Un point intéressant est la capacité du système à fonctionner offline.

Xpeng a expliqué que pour pallier l’absence de données d’entraînement en Europe, le constructeur a utilisé les informations récoltées par des dashcams.

Appelé Xpeng Turing VLA 2.0, le modèle utilisé sera amené à être amélioré continuellement.

Pour en revenir à la Xpeng L03, qui est quand même le sujet principal, il sera préférable d’opter pour les versions Ultra, afin de bénéficier des 2 puces IA TURING XP5 de 1500 TOPS. Elles s’ajoutent au MediaTek MT8676 qui sert de processeur. Ce sont elles qui débloquent le XNGP (l’autopilote maison), le changement de voie automatique ou encore l’affichage de simulation de l’environnement.

Partant du principe que nous, Européens, ne savons pas nous garer, et sachant que ce genre de démo épate la galerie, Xpeng a développé un système qui permet de garer sa voiture, dans n’importe quel sens, même en étant sorti du véhicule, à partir de son smartphone ou de l’écran interne.

Conclusion

Sur le papier, la L03 coche énormément de cases : le prix, la recharge en 20 minutes, une dotation généreuse et une couche technologique que peu de concurrents proposent à ce tarif. Le vrai dilemme se jouera entre la version Autonomie Étendue à 37 990 €, la plus endurante mais privée du cerveau maison, et l’Ultra à 42 990 €, qui justifie l’écart par ses deux puces Turing. Reste à vérifier tout cela sur nos routes, ce que nous ne manquerons pas de faire dès les premiers essais.

Avis du rédacteur

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Xpeng L03 appelée Lisa L03 en Chine.

J’avoue être bluffé par le rapport prix/équipement/habitabilité. Même le design, pourtant très typé chinois et manquant de personnalité est plaisant. L’intérieur n’est pas des plus sexy, mais il délivre une sensation de zenitude que je ne peux expliquer. Surtout en blanc. Les promesses sont nombreuses, y compris sur la partie logicielle. L’équipement bluffe par une absence totale de concession : réduction de bruit active, sièges massant, Google Maps en API de planificateur/GPS, ambiance lumineuse et une pompe à chaleur de série dès l’entrée de gamme quand d’autres constructeurs facturent encore ça 1000 euros en 2026 !

Reste un point délicat pour lequel les voitures chinoises sont, dans leur grande majorité, mauvaises : la conduite. La réactivité des pédales, la gestion de la puissance, la rigidité du châssis. D’ailleurs, point de gigacasting comme sur les G6 et P7+, la L03 est conçue par emboutissement classique de panneaux. Les suspensions (bien que nous ayons du multibras à l’arrière d’après la fiche technique), le freinage, la direction, les remontées d’informations au volant. Tout ce qui définit une voiture et que les constructeurs chinois négligent ou n’arrivent pas à réaliser. Car acheter une voiture, ce n’est pas acheter une fiche technique, c’est d’abord acheter un véhicule. 

Mais si ce dernier point est rempli avec brio, cette Xpeng L03 n’aura pour défaut qu’un nom qui lui fait moins honneur que son patronyme chinois Lisa. Ce qui, vous en conviendrait, est anecdotique.

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