Geely débarque en force. Sa nouvelle E2 est ouverte à la commande en Belgique, avec un prix de lancement de 19.490 €. Le tarif normal est annoncé à 21.490 €, mais la marque applique pour l’instant une remise de 2.000 €. On ne sait pas encore combien de temps cette offre durera, mais le message est très clair : Geely veut se faire remarquer.
Sous les 20 000 €, pied au plancher
Et forcément, les petites électriques françaises sont directement concernées. La Renault 5 E-Tech commence à 24.900 €, soit 5.410 € de plus que la Geely E2 à son tarif promotionnel. La Citroën ë-C3, qui avait été l’une des premières à promettre une électrique sous les 20.000 €, est désormais plus chère que la E2. Quant à la Peugeot e-208, elle joue déjà dans une zone tarifaire plus élevée.
Geely arrive donc avec un prix taillé pour bousculer tout le monde, mais surtout les constructeurs français, très présents sur ce format de petite voiture électrique. L’E2 sera proposée en trois versions : Pro, Max et Ultra. L’objectif est d’offrir une vraie citadine électrique abordable, sans pousser les clients vers un SUV plus gros, plus lourd et plus cher. Sur un marché où le prix reste l’un des principaux freins à l’achat, ce genre d’étiquette peut vite faire tourner les têtes.
La Geely E2 n’est pas une inconnue complète. En Chine, elle s’appelle Xingyuan, et elle fait déjà un carton. Geely en a vendu 194.159 exemplaires au premier semestre 2026, ce qui en fait son modèle le plus vendu sur cette période. Ce n’est pas un prototype lancé au hasard sur le marché européen.
La version européenne mesure 4,135 m de long, avec un coffre arrière de 375 litres et un petit coffre avant de 70 litres. C’est plutôt pratique pour une citadine, surtout face à des modèles comme la Renault 5, la Citroën ë-C3 ou la Peugeot e-208, qui misent elles aussi sur le quotidien plus que sur les longs trajets. La version Pro de l’E2 reçoit une batterie de 35 kWh pour 252 km d’autonomie WLTP. Les versions Max et Ultra montent à 47 kWh, avec jusqu’à 345 km WLTP. Le moteur, déjà annoncé sur d’autres marchés, développe 114 ch et entraîne les roues arrière.
Geely veut donc s’installer pile là où les marques européennes pensaient avoir une carte à jouer : la petite électrique accessible. La Renault 5 garde pour elle son style très travaillé et son image locale, la Citroën ë-C3 son approche rationnelle, la Peugeot e-208 son positionnement plus valorisant. Geely rappelle que la bataille ne se jouera pas seulement au design : le prix aura, lui aussi, son mot à dire.
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