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Sa Tesla roulait trop vite, il accuse l’Autopilot

Arrêté pour excès de vitesse dans le Colorado, un conducteur de Tesla a tenté une défense pour le moins audacieuse : ce n’était pas lui, c’était la voiture. La police n’a pas été convaincue.

Les aides à la conduite de Tesla peuvent impressionner. Elles peuvent aussi semer une certaine confusion chez les conducteurs les plus optimistes. À Parker, dans le Colorado, un conducteur de Tesla a été arrêté après avoir été contrôlé à 64 mph, soit environ 103 km/h, dans une zone limitée à 45 mph (72 km/h). Jusque-là, l’histoire ressemble à un banal excès de vitesse. Elle devient plus intéressante quand l’homme explique au policier qu’il ne conduisait pas vraiment.

« Je ne conduisais pas »

« Je ne conduisais pas », dit-il dans les images de caméra-piéton diffusées par la police de Parker. « C’est de la conduite assistée. Autopilot, monsieur. » L’agent ne se laisse pas embarquer. Il lui demande son permis et lui rappelle une évidence que le conducteur semblait avoir oublié : quand on est assis derrière le volant, on reste responsable de ce que fait la voiture. Même si l’Autopilot est activé. Même si le véhicule aide à tenir la voie, à accélérer ou à freiner.

« Vous pouvez blâmer la voiture autant que vous voulez », répond le policier. « C’est vous qui êtes aux commandes. » Mais le conducteur insiste. Il demande comment un juge pourrait décider qu’il conduisait vraiment si la voiture fonctionnait avec un système d’assistance. La réponse du policier tient en deux mots : « Vous conduisiez. »

Selon la police, l’homme a reçu une contravention pour excès de vitesse. Il a aussi demandé à parler à un superviseur, accusé l’agent d’être impoli et affirmé qu’il avait un témoin ainsi que des enregistrements de la scène. Tout cela depuis la place du conducteur, ce qui n’a pas vraiment renforcé sa démonstration.

Le malentendu vient en partie des noms utilisés par Tesla, qui peuvent donner l’impression que la voiture en fait plus qu’elle ne le fait réellement. Autopilot et « Full Self-Driving (Supervised) » restent des systèmes d’assistance de niveau 2. Ils peuvent aider, mais ils ne remplacent pas un conducteur attentif, titulaire du permis, prêt à reprendre la main à tout moment.

Tesla le précise elle-même. Le FSD exige une supervision active, les yeux sur la route, et « ne rend pas le véhicule autonome ». Le constructeur rappelle aussi que le conducteur reste responsable de la conduite, y compris pour les excès de vitesse, les péages, le stationnement et les autres infractions.

En clair, l’Autopilot peut aider à conduire. Il ne peut pas prendre une amende à votre place. Et dans le doute, le policier regardera rarement le logiciel. Il regardera surtout qui est assis derrière le volant.

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Source : Carscoops

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