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4,3 millions de voitures rappelés en Chine : ce n’est que le début d’une vaste purge

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Le rappel des Tesla n’était que la partie visible de l’iceberg : la Chine vient de lancer une campagne de sécurité automobile tous azimuts qui va secouer toute son industrie. Même ses champions nationaux comme Xiaomi sont dans le viseur.

C’est un sacré coup dur pour le principal fabricant de véhicules électriques du monde. Ce 21 août, l’Administration d’état chinoise pour la régulation du marché (SAMR) a émis un ordre de rappel massif de 2,98 millions de véhicules Tesla actuellement en circulation dans le pays. Les rappels entreront en vigueur dès le 25 septembre prochain à cause de poignées jugées peu sûres.

Mais alors que l’affaire pouvait initialement ressembler à un nouveau problème propre au constructeur américain, elle révèle finalement quelque chose de beaucoup plus vaste. La Chine semble en effet décidée à remettre de l’ordre dans la course technologique qui agite son industrie automobile et freiner les idées farfelues des constructeurs, américains ou non.

Les près de trois millions de Tesla rappelés en Chine ne sont certainement pas un cas isolé. Ce 27 août, le pays a en effet ordonné aux constructeurs automobiles de déposer des plans de rappel pour tout défaut découvert lors de leurs propres audits internes. Au-delà de Tesla, ce sont huit constructeurs chinois qui ont déjà annoncé rappeler leurs véhicules, parmi lesquels Xiaomi et d’autres géants de l’industrie.

Pourtant, la Chine a, des années durant, encouragé ses entreprises automobiles à innover dans les véhicules. Les véhicules (électriques) chinois ont longtemps été avant-gardistes, avec des gadgets en tout genre comme des écrans en veux-tu en voilà, des commandes tactiles, une conduite assistée… Aujourd’hui, la Chine mène une nouvelle bataille : imposer des garde-fous pour améliorer la qualité et la sécurité des véhicules sur le plus grand marché automobile au monde.

Les constructeurs régulièrement auditionnés

La vaste campagne de retour à la sécurité automobile de la Chine exige des constructeurs de mener des inspections complètes de la qualité, de la fiabilité et de la durabilité de leurs véhicules. Ils devront également mener des tests et faire valider leurs nouvelles technologies.

Mais avant, un rapport devra être établi et transmis aux autorités locales avant fin 2026 sur les véhicules actuellement en circulation. Les autorités locales devront, suite à ces rapports, identifier des anomalies qui pourraient donner lieu à des plans de rappel massifs. Enfin, elles seront chargées de vérifier l’aspect sécuritaire de chaque nouvelle technologie avant leur introduction au sein des véhicules.

Aux États-Unis, pareille situation est en train de se produire, mais elle prend plus de temps à aboutir. En juillet 2026, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) avait laissé entendre qu’elle préparait de nouvelles normes de sécurité pour l’ensemble des constructeurs, sans toutefois annoncer de mesures concrètes. Plusieurs procès pour décès survenus à bord d’une Tesla et mettant en cause ces poignées ont d’ailleurs été intentés aux États-Unis à l’encontre du fabricant américain.

Un contexte économique compliqué

Des années durant, les véhicules électriques chinois se sont présentés comme une alternative meilleure marché aux voitures des grands constructeurs occidentaux. Un choix audacieux qui a permis aux BYD et autres Leapmotor d’envahir nos rues, mais qui s’est probablement fait au détriment du respect des normes principales de sécurité.

Malheureusement, cette campagne de rappel risque de faire très mal aux fabricants automobiles chinois, déjà lourdement impactés par une demande intérieure qui s’essouffle et un contexte de ralentissement général de l’économie chinoise.

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