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Samsung pourrait abandonner le QLED, après en avoir fait son arme anti-OLED

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Samsung réduirait fortement la production de ses téléviseurs QLED en 2026 et envisagerait de faire disparaître progressivement les Neo QLED !

L’information vient de la presse coréenne et n’a rien d’officiel à ce stade, mais elle traduit bien le changement de stratégie du numéro un mondial du téléviseur, désormais tourné vers le Mini LED, le Micro RGB et l’OLED.

Le paradoxe est assez savoureux puisque pendant des années, Samsung a présenté le QLED comme son alternative aux téléviseurs OLED. Neuf ans après le lancement de cette gamme, le géant coréen pourrait pourtant commencer à tourner la page.

Selon le quotidien sud-coréen ETNews, Samsung aurait fait passer sa production de téléviseurs LCD à points quantiques d’environ 10 millions d’unités en 2025 à seulement 2 à 3 millions en 2026. Le journal affirme également que la production des Neo QLED pourrait encore être divisée par deux en 2027, avant une disparition progressive de la gamme autour de 2028.

Attention toutefois car Samsung n’a pas confirmé ce calendrier, et ses catalogues 2026 montrent encore des Neo QLED 4K, tandis que le constructeur continue officiellement de présenter le Neo QLED parmi ses technologies haut de gamme.

QLED, c’est quoi au juste ?

Samsung a lancé sa gamme QLED en 2017, mais le QLED commercialisé depuis cette époque n’est pas un équivalent technologique de l’OLED. Dans les modèles LCD QLED classiques, les points quantiques sont utilisés avec un rétroéclairage LED pour améliorer notamment la reproduction des couleurs et la luminosité. L’OLED fonctionne autrement puisque chaque pixel est capable de produire sa propre lumière.

Samsung avait justement choisi cette technologie pour rester dans le monde du LCD tout en répondant à la montée en puissance de l’OLED de LG et des autres constructeurs. En 2017, la marque mettait en avant ses nouvelles particules quantiques métalliques et un volume colorimétrique de 100 %.

Le terme Neo QLED est ensuite venu désigner les modèles utilisant un rétroéclairage Mini LED, avec toujours une couche de points quantiques. C’est ce qui permet notamment à Samsung de combiner une meilleure gestion du rétroéclairage avec les avantages du quantum dot.

Pourquoi Samsung réduirait-il autant la voilure ?

Les fabricants chinois, notamment TCL et Hisense, ont massivement développé leurs gammes Mini LED et QLED avec des tarifs souvent agressifs. Samsung doit donc désormais défendre son haut de gamme sur des technologies plus récentes, plutôt que de miser uniquement sur un label QLED devenu largement répandu.

C’est une évolution importante car Samsung ne serait pas en train d’abandonner le LCD, mais plutôt de changer la manière de le vendre. ETNews évoque ainsi une réduction du catalogue QLED traditionnel et une montée en puissance du Mini LED. Le constructeur présente justement en 2026 une gamme Mini LED distincte du Neo QLED, y compris avec des modèles comme le M70H.

Le QLED a surtout perdu une partie de son pouvoir de distinction. Lorsque l’inscription apparaît aussi bien sur un téléviseur haut de gamme que sur des modèles beaucoup moins chers, il devient plus difficile d’en faire un argument suffisant pour justifier plusieurs centaines d’euros d’écart.

L’affaire TCL n’a pas aidé le mot QLED

En 2024, Hansol Chemical, un fabricant sud-coréen de matériaux pour écrans qui travaille notamment avec des fabricants de téléviseurs utilisant les points quantiques, a fait tester plusieurs modèles TCL par les organismes SGS et Intertek. Les analyses commandées par Hansol n’ont pas détecté d’indium ou de cadmium dans certaines parties de trois modèles commercialisés comme QLED ou QD. Hansol a ensuite déposé une plainte auprès de la Commission coréenne du commerce équitable.

TCL a contesté les conclusions et la méthode utilisée, affirmant notamment que ses téléviseurs contenaient bien des matériaux associés aux points quantiques et que les tests ne permettaient pas forcément de déterminer précisément leur présence dans les produits finis. Il ne s’agit donc pas de conclure que les téléviseurs QLED chinois sont dépourvus de points quantiques. En revanche, cette controverse montre que le nom est devenu un terrain marketing et juridique à part entière, ce qui n’arrange pas Samsung.

Samsung prépare déjà l’après-QLED

Pour 2026, Samsung pousse fortement le Micro RGB, une technologie qui utilise de minuscules LED rouges, vertes et bleues pour contrôler directement les couleurs du rétroéclairage. La gamme couvre désormais des diagonales de 55 à 115 pouces, tandis qu’un modèle de 130 pouces avait également été présenté.

Samsung place cette technologie au sommet de son offre avec l’OLED, tandis que le Mini LED devient plus accessible. C’est exactement la stratégie que la marque avait déjà présentée au CES 2026 : Micro RGB et OLED pour le premium, Mini LED pour descendre progressivement en gamme.

Et le point important est que Samsung ne renonce pas pour autant aux points quantiques. Ils continuent d’exister dans les téléviseurs QD-OLED, qui associent points quantiques et dalle OLED. Le constructeur présente d’ailleurs le QD-OLED comme une nouvelle étape de ses travaux sur cette technologie.

Il serait donc prématuré d’annoncer la disparition du QLED des magasins en 2027 ou 2028. Ce qui est bien visible, en revanche, c’est la réduction de son importance dans la stratégie de Samsung. Les chiffres publiés par ETNews montrent une chute spectaculaire de la production annoncée pour 2026, tandis que le groupe multiplie les nouvelles technologies d’affichage pour occuper le haut de gamme.

Samsung avait fait du QLED son grand argument face à l’OLED, le marché l’a depuis rattrapé, avec du Mini LED devenu beaucoup plus courant et des concurrents chinois capables de proposer ces technologies à des tarifs de plus en plus bas.

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