Compagnon, le savoir au bout des oreilles

| Type de jouet | Enceinte IA sans écran dédiée aux apprentissages |
| Tranche d’âge visée | 8-15 ans |
| Prix à l’achat | 99,90 € |
| Abonnement | – 20 sessions offertes par mois (environ 1 heure) – Abonnement Explorateur à 9,90€ / mois pour 180 sessions mensuelles (environ 9 heures) reportables d’un mois sur l’autre – Abonnement Aventurier à 14,90€ / mois pour 300 sessions mensuelles (environ 15 heures) reportables d’un mois sur l’autre – Pack ponctuel Élan à 79,90€ pour 1000 sessions (environ 50 heures) – Pack ponctuel Infini à 139,90€ pour 2000 sessions (environ 100 heures) |
| Modèle de langage utilisé | – ChatGPT, Gemini, Perplexity avec restrictions pour éviter certaines thématiques et sujets – Pas d’accès direct au web et à l’actualité |
| Déclenchement de l’écoute | – Bouton physique push-to-talk |
| Connectivité | – Connexion Wi-Fi obligatoire pour les fonctionnalités IA (pas de hors-ligne) – Carte microSD pour écouter du contenu en local |
| Contrôle parental | Application dédiée avec résumé hebdomadaire et transcriptions intégrale |
Compagnon, c’est l’enceinte qui veut retarder l’arrivée du premier smartphone. Imaginée et conçue en France, cette « Boîte à Savoirs » sans écran s’adresse aux 8-15 ans, une tranche d’âge plus large qu’à son lancement fin 2025, où elle visait les 8-12 ans. Le principe tient en un geste : l’enfant maintient un bouton enfoncé, pose sa question à voix haute et obtient une réponse en langage naturel. Nature, histoire, géographie, aide aux devoirs, quiz ou histoires inventées, l’enceinte se veut à la fois prof particulier et conteuse occasionnelle, avec une ligne directrice assumée vers les savoirs.

Modèle de langage et technologie embarquée
Sous le capot, Compagnon assemble plusieurs modèles du marché via leurs API, principalement ChatGPT d’OpenAI, complété par Gemini de Google et Perplexity, tous paramétrés pour adopter un vocabulaire adapté à l’âge des utilisateurs. L’enfant n’a en revanche aucun accès direct à Internet, et les données sont hébergées en France, promet la marque sur son site officiel. Notez aussi que Compagnon nécessite obligatoirement une connexion Internet active pour fonctionner. Elle peut toutefois servir d’enceinte locale via son port microSD, qui lui permet d’accueillir des podcast et de la musique.
Contrôle parental
Côté parents, tout passe par une application, qui permet de paramétrer les voix et les différentes options de l’appareil. Un résumé hebdomadaire des échanges est envoyé, et l’intégralité des conversations reste consultable. L’option fera sans doute tiquer les plus grands, mais constitue une sécurité bienvenue pour les parents inquiets. Notez aussi que des alertes pourront être envoyées directement sur le smartphone si l’appareil détecte des thématiques sensibles ou inquiétantes.

Prix et abonnement
L’enceinte Compagnon est vendue 99,90 €, avec environ une heure d’interactions (calculée en sessions) gratuites par mois. L’abonnement Explorateur coûte 9,90 € par mois pour environ 9 heures d’utilisation. D’autres formules existent, avec notamment la possibilité d’acheter des crédits ponctuels.
Notre avis
Au déballage, Compagnon surprend par son austérité : une enceinte noire, toute simple, que les quelques stickers fournis peinent à égayer. Un choix assumé par la marque, qui veut parler aussi aux ados de 15 ans et éviter l’« effet Tamagotchi ». L’argument se tient. Testée deux semaines par un enfant de 7 ans, puis une semaine par nos soins, l’enceinte ne s’est jamais laissé prendre en défaut : réponses étonnamment justes, aucune incohérence notable… pour un outil dédié aux apprentissage, c’est un bon point.
Le temps de réponse est bon avec un Wi-Fi solide, et le bouton push-to-talk, vite adopté, rassure : Compagnon n’écoute pas en continu. La voix française est bluffante, tout comme l’apprentissage des langues, qui à notre sens constitue son grand point fort, notamment en matière de prononciation et de corrections. Les histoires tiennent la route, mais ce n’est clairement pas le cœur du projet, et ça se voit.
Côté sécurité, c’est un sans-faute : l’enceinte recadre systématiquement les élans d’affection en rappelant qu’elle n’est qu’un outil, renvoie vers un adulte dès qu’il est question de santé mentale ou de politique, et peut alerter les parents en cas d’interactions sensibles. Reste que l’heure d’échange incluse ne suffit pas : il faudra obligatoirement passer par un abonnement payant pour profiter pleinement de l’appareil. C’est un élément à prendre en compte si vous prévoyez d’investir.
Kidyprinter, l’IA qui dessine

| Type de jouet | Imprimante thermique à dessins générés par IA |
| Tranche d’âge visée | 6 ans et plus |
| Prix à l’achat | 49,90 € |
| Abonnement | – Aucun abonnement, générations illimitées – Consommable : le papier thermique (9,90 € les 5 rouleaux, environ 300 impressions) |
| Modèle de langage utilisé | – Modèle de génération d’images non communiqué par la marque – Filtres stricts sur les contenus inappropriés, les personnalités et les marques |
| Déclenchement de l’écoute | – Bouton physique push-to-talk |
| Connectivité | – Wi-Fi obligatoire – Configuration via l’application Tiny Print |
| Contrôle parental | Pas de réglages dans l’application, filtrage intégré à l’IA (sans adaptation selon l’âge) |
Chez Kidywolf, marque belge de jouets ludo-éducatifs déjà connue pour son appareil photo à impression instantanée Kidyprint, l’IA ne parle pas : elle dessine. La Kidyprinter AI est une petite imprimante thermique de 200 grammes, destinée aux enfants dès 6 ans, qui transforme une idée dite à voix haute en illustration imprimée sur papier. L’enfant maintient un bouton, décrit ce qu’il imagine (un dragon qui fait du skate, sa maison sous la neige), choisit un style graphique, et le dessin sort en noir et blanc, sans encre ni cartouche, prêt à être colorié, découpé ou collé. Quatre feutres sont d’ailleurs fournis dans la boîte pour laisser libre court à son imagination.
Modèle de langage et technologie embarquée
Pas de conversation ici : l’IA sert uniquement à générer des images. La commande vocale comprend 21 langues, dont le français, et cinq ou six styles graphiques sont proposés, du cartoon au croquis en passant par un mode coloriage qui génère des dessins au trait. Kidywolf ne précise pas quel modèle de génération d’images se cache derrière. Notez toutefois que l’imprimante ne garde en mémoire ni les demandes ni les dessins : chaque commande vocale produit une image unique, et répéter exactement la même demande donnera toujours un résultat différent.

Contrôle parental
L’application Tiny Print sert surtout à l’installation et ne propose pas de véritables réglages. La bonne nouvelle, c’est qu’elle ne sert à rien d’autre qu’à configurer la machine. On peut ensuite la désinstaller sans état d’âme. Quant au contrôle parental, il se loge directement dans l’IA : les demandes à caractère sexuel ou vulgaire, mais aussi les personnalités, les marques et la plupart des personnages sous licence, sont filtrées automatiquement, l’imprimante affichant alors un message d’erreur. Ce filtrage est le même quel que soit l’âge de l’enfant.
Prix et abonnement
La Kidyprinter AI est vendue 49,90 €, sans abonnement : les générations sont illimitées et gratuites. Seul le papier thermique type ticket de caisse, est à racheter. Les recharges, compatibles avec la Kidyprint, coûtent 9,90 € les cinq rouleaux, soit environ 300 impressions. C’est le jouet le moins cher de ce comparatif, et de loin.

Notre avis
La Kidyprinter AI n’est pas un jouet conversationnel à proprement parler, et c’est peut-être pour ça qu’elle est l’idée la plus intéressante de cette sélection : elle libère la créativité sans jamais créer d’attachement superflu. L’installation est très simple, et la reconnaissance vocale s’en sort bien, même avec des idées farfelues. Il faut toutefois une élocution assez claire, ce qui pourra coincer chez les plus petits, mais pousse aussi l’enfant à bien formuler ses idées.
Les dessins correspondent globalement aux demandes, malgré quelques hallucinations franches qui sauteront aux yeux d’un adulte. L’impression sur papier ticket de caisse reste lisible et facile à colorier, avec une mention spéciale pour le mode coloriage. Faute de mémoire, impossible de réimprimer un dessin réussi : frustrant, mais cet aspect instantané trouve aussi son charme. Chaque dessin est unique, et l’enfant a encore plus envie de recommencer.
Côté garde-fous, l’imprimante en fait presque trop. Tout ce qui touche au sexe, à la vulgarité, aux personnalités ou aux licences est bloqué, jusqu’au moindre « caca », sans possibilité d’adapter les restrictions selon l’âge. Malgré toutes nos tentatives de prompts détournés, seule une image de Batman a réussi à filtrer. Cette limitation logique aura sans doute pour effet d’en frustrer certains. Reste que les possibilités sont infinies, et qu’on aura bien du mal à se lasser.
Mallow, l’enceinte qui fait parler les enfants

| Type de jouet | Enceinte d’histoires interactives et d’apprentissage à figurines, sans écran |
| Tranche d’âge visée | 4-10 ans |
| Prix à l’achat | 119,99 € (figurine Zorp incluse) |
| Abonnement | – Aucun abonnement – Figurines supplémentaires à 19,99 € l’unité |
| Modèle de langage utilisé | – Système maison combinant au moins dix modèles d’IA, dont Mistral AI – L’IA comprend et s’adapte à l’enfant, mais n’écrit pas la trame des histoires originales |
| Déclenchement de l’écoute | – Pas de bouton push-to-talk : l’enceinte invite l’enfant à répondre et un voyant vert s’allume pendant l’écoute – Pas d’écoute pendant la narration |
| Connectivité | – Connexion Wi-Fi obligatoire pour le mode jeu – Mode écoute (bonus audio débloqués) et veilleuse utilisables hors connexion |
| Contrôle parental | Application dédiée (obligatoire pour l’installation) avec résumés de session, badges et profils par enfant, sans transcriptions intégrales |
Mallow, c’est la startup française lancée fin septembre après une levée de 11 millions d’euros. Surtout, ne l’appelez pas boîte à histoires : cette enceinte sans écran pour les 4-10 ans se veut un mélange d’aventures interactives et de compagnon d’apprentissage. L’enfant pose une figurine sur le dôme lumineux de l’enceinte, et le jeu démarre. Il ne se contente pas d’écouter : il répond aux personnages, fait des choix, résout des énigmes, le tout à voix haute, ou via les deux boutons en façade. Chaque figurine a son positionnement, de l’aventure pure, comme Zorp, la figurine incluse, aux jeux plus axés sur les apprentissages, qui interrogent l’enfant et vérifient ses connaissances à chaque étape.
Modèle de langage et technologie embarquée
L’IA ne sert pas à écrire les histoires : univers, règles et personnages sont conçus par des auteurs jeunesse, des narrative designers et des spécialistes en sciences cognitives. Elle intervient pour comprendre ce que dit l’enfant, interpréter sa réponse et ajuster la difficulté en temps réel. Pour y parvenir, Mallow combine au moins dix modèles, certains open source et réentraînés par la startup, d’autres fournis par des partenaires comme Mistral AI. Il n’y a pas de bouton pour parler : l’enceinte invite l’enfant à répondre et un voyant vert indique quand elle écoute, mais elle reste sourde pendant la narration. Notez aussi que le mode jeu nécessite obligatoirement le Wi-Fi, le traitement ayant lieu sur les serveurs de Mallow. Le mode écoute, qui permet de réécouter les histoires et chansons débloquées en jouant, et la veilleuse fonctionnent en revanche hors connexion.

Contrôle parental
L’application parent, obligatoire pour l’installation, ne donne pas accès aux transcriptions intégrales. Elle propose plutôt des résumés de session détaillant ce que l’enfant a appris, un système de badges, et des profils pour adapter les jeux à l’âge et au niveau de chaque enfant de la famille. À l’installation, deux options facultatives proposent de conserver des extraits audio pour les parents, et des sessions entières pendant deux ans pour améliorer les modèles. Il s’agit de l’application la plus utile et la plus aboutie de notre comparatif, de celles qui nous donnent envie d’y retourner régulièrement pour suivre les progrès de nos enfants.
Prix et abonnement
L’enceinte Mallow est vendue 119,99 €, avec la figurine Zorp et sa première aventure, qui sert aussi de tutoriel. Il n’y a pas d’abonnement, mais chaque nouvelle figurine coûte 19,99 €, à la manière des Tonies. Pour le moment, la marque ne compte qu’une poignée de figurines, mais plusieurs licences d’appel comme Miraculous Ladybug promettent déjà de faire rêver les plus jeunes.

Notre avis
Mallow, c’est un peu le chaînon manquant entre l’enceinte Compagnon et les figurines Tonies. Et c’est une réussite de bout en bout, à commencer par le design, de l’enceinte comme des figurines, aux designs franchement adorables. L’application, obligatoire, s’installe en quelques minutes. Pas de bouton pour parler, mais aucune confusion possible : l’enceinte interpelle l’enfant, un voyant vert s’allume, et elle reste sourde pendant la narration.
La compréhension est bluffante. Hésitations, rattrapages, réponses farfelues : l’IA comprend tout, et rebondit même de manière cohérente sur les idées les plus saugrenues. Nous ne l’avons jamais prise en défaut. Les voix sont réussies, le rythme est bon, et la difficulté s’adapte vraiment au niveau de l’enfant. C’est plus cadré qu’une conversation libre, et c’est justement sa force : les sujets problématiques sont balayés, et les personnages rappellent d’emblée qu’ils sont imaginaires.
L’application parent est la meilleure de la sélection, entre résumés d’apprentissage, badges et profils par enfant, sans transcriptions intrusives. Deux bémols toutefois. Sur notre exemplaire, le son se coupe net en pleine phrase de manière ponctuelle, avant de reprendre après trois ou quatre secondes. Aussi, si aucun abonnement n’est proposé, chaque figurine supplémentaire vous demandera d’investir 19,99 €. La collection promet vite de chiffrer. La rejouabilité est toutefois énorme, avec des aventures qui varient et des paliers débloqués au fil des réponses.
Moflin, l’IA option calinothérapie

| Type de jouet | Compagnon émotionnel robotisé en fourrure, sans parole ni écran |
| Tranche d’âge visée | – Plutôt adulte : personnes seules, accompagnement thérapeutique (handicap, gériatrie) – Enfants : usage de retour au calme |
| Prix à l’achat | 399 € |
| Abonnement | – Aucun abonnement |
| Modèle de langage utilisé | – Aucun modèle de langage – IA comportementale maison, développée avec Vanguard Industries : huit émotions de base et une personnalité unique |
| Déclenchement de l’écoute | – Pas de commande vocale – Réagit en continu au toucher, aux sons et à la voix (capteurs tactiles, micro, capteur de lumière, gyroscope) – Reconnaît la voix de son propriétaire principal |
| Connectivité | – Fonctionne sans connexion Internet, traitement local dans l’appareil – Application MofLife sur smartphone (facultative) |
| Contrôle parental | Pas de contrôle parental : l’application MofLife sert au suivi de sa personnalité et de son humeur, et permet de régler le volume |
C’est l’intrus de ce comparatif, et il l’assume. Le Moflin ne parle pas, ne raconte aucune histoire et ne répond à aucune question. Casio, qui l’a développé avec la startup japonaise Vanguard Industries, ne le présente d’ailleurs pas comme un jouet, mais plutôt comme un compagnon émotionnel. Il vise d’abord un public adulte, avec des usages en accompagnement thérapeutique, mais la marque évoque aussi son intérêt pour aider les enfants à retrouver leur calme. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il rejoint notre sélection. Ce petit robot à fourrure de la taille d’un cochon d’Inde a fait un carton au Japon avant d’arriver en France le 19 octobre. Pas de bras, pas d’écran : il s’exprime par de petits cris et des mouvements, et réagit quand on le caresse, qu’on le prend dans les bras ou qu’on lui parle.

Modèle de langage et technologie embarquée
Ici, pas de chatbot. L’IA du Moflin est comportementale : elle part de huit émotions de base et façonne en une cinquantaine de jours une personnalité propre, selon la manière dont on s’occupe de lui. Pour percevoir son environnement, il embarque des capteurs tactiles, un micro, un capteur de lumière et un gyroscope, et apprend à reconnaître la voix de son propriétaire principal. Il pèse environ 260 grammes, sa fourrure est déhoussable, et il se recharge sur un petit lit à induction en 3,5 heures environ, pour une autonomie annoncée de 5 heures.
Contrôle parental
Difficile de parler de contrôle parental pour un compagnon qui ne dit pas un mot. Casio affirme que le Moflin n’a ni caméra ni enregistrement audio : les caractéristiques de la voix sont converties en données non identifiantes, stockées et traitées localement, dans l’appareil. L’application MofLife sert uniquement à suivre le Moflin au quotidien, avec les différentes facettes de sa personnalité, son humeur et un historique de ses interactions. Elle permet aussi de régler ou de couper le volume de ses cris. Notez aussi que le Moflin fonctionne sans connexion Internet.
Prix et abonnement
Le Moflin est vendu 399 €, avec un pelage argent ou en or, sur le site de Casio et dans quelques concept stores parisiens. Aucun abonnement n’est nécessaire. C’est de loin le produit le plus cher de ce comparatif.

Notre avis
Nous avons testé le Moflin pendant un mois, surtout entre adultes, avec un enfant de 7 ans dans la boucle. La première impression est étrange : cette petite boule de poils est adorable, mais aussi un peu dérangeante, tant on a l’impression de tenir un véritable animal. Ses réactions sont discrètes, juste ce qu’il faut : quelques couinements, des réponses aux caresses, un moteur audible sans être gênant. Nous n’avons pas senti d’évolution marquée de sa personnalité, mais il reconnaît bien la voix de sa personne de référence, avec qui il saura se montrer plus démonstratif.
Et ça marche. On le prend dans les bras, on lui fait des papouilles, on le garde contre soi en travaillant. L’enfant, lui, s’y attache comme à un petit animal, avec beaucoup de précautions et de calme. C’est tout l’intérêt de ce petit être fragile dont il faut s’occuper, mais gare à l’effet Tamagotchi. Le gros point noir reste l’autonomie : 4 heures à peine, qui obligent à garder le panier de charge à portée de main. Et sur nos deux exemplaires de test, l’un des lits de recharge s’est montré défectueux. À près de 400 €, il est plutôt à réserver aux adultes. Notre test complet du Moflin de Casio est accessible ici.
CloudiKids, l’IA qui reste dans le téléphone

| Type de jouet | Conteuse d’histoires personnalisées par IA, sans écran, avec effets lumineux |
| Tranche d’âge visée | 3-12 ans |
| Prix à l’achat | 89,99 € |
| Abonnement | – 36 histoires, 48 contenus éducatifs, 12 chansons inclus. Des crédits sont nécessaires pour générer des histoires personnalisées – Cloudi Starter : 4,99 € par mois ou 44,99 € par an, environ 17 histoires par mois – Cloudi Premium : 7,99 € par mois ou 71,99 € par an, environ 30 histoires par mois – Packs de crédits sans abonnement : 3,99 € (environ 10 histoires) ou 14,99 € (environ 40 histoires) |
| Modèle de langage utilisé | – L’IA tourne dans l’application smartphone, pas dans le jouet |
| Déclenchement de l’écoute | – Aucune écoute : ni micro, ni caméra, l’enfant ne parle pas au jouet – Questions des contenus éducatifs : réponses « oui » ou « non » via les boutons |
| Connectivité | – Pas de connexion Internet sur le jouet, fonctionnement entièrement hors ligne une fois les contenus transférés – Transfert en Bluetooth depuis l’application |
| Contrôle parental | Application parent obligatoire : relecture et modification de chaque histoire avant transfert, choix des contenus envoyés sur le jouet, profils par enfant |
Avec CloudiKids, la marque des veilleuses et de la conteuse CloudBox, prend le contre-pied des autres jouets de ce comparatif. Ce « créateur d’histoires » pour les 3-12 ans n’a ni connexion Internet, ni micro, ni caméra : l’enfant ne lui parle pas. L’IA ne loge pas dans le jouet, mais dans l’application installée sur le smartphone ou la tablette d’un adulte. Parent et enfant y co-créent une histoire personnalisée en choisissant un univers parmi les six proposés (super-héros, comédie, aventure, fantaisie, amitié et enquête), les personnages et les valeurs à transmettre. Le récit est ensuite transféré vers l’appareil, qui le raconte sans écran, accompagné d’effets lumineux.
Modèle de langage et technologie embarquée
La marque évoque une « technologie de création d’histoires nouvelle génération », sans préciser le modèle d’IA utilisé. L’application génère d’abord des avatars à partir d’un nom, d’un genre et d’une courte description, ce qui permet de glisser l’enfant lui-même dans l’histoire. Elle rédige ensuite le récit, dont on choisit la longueur (courte, moyenne ou longue) et la voix du narrateur, avant le transfert en Bluetooth vers le jouet. En dehors de la création, CloudiKids embarque un catalogue préchargé de 36 histoires originales, 48 contenus éducatifs (histoire et géographie, nature, sciences, arts) et 12 chansons, disponibles en français et en anglais. Pendant les contenus éducatifs, l’appareil s’interrompt pour poser des questions à l’enfant, qui répond par « oui » ou « non » avec les boutons.

Contrôle parental
Ici, le contrôle parental est presque structurel. Comme le jouet n’écoute pas et ne se connecte pas à Internet, rien ne passe sans l’application, et donc sans le smartphone d’un parent. Le texte de chaque histoire générée doit être relu et modifié avant d’être envoyé sur l’appareil, ce qu’aucun autre jouet de ce comparatif ne propose.
Prix et abonnement
CloudiKids est vendu 89,99 €, avec un mois d’abonnement offert qui permet de créer une trentaine d’histoires personnalisées et 10 avatars. Au-delà, tout passe par des crédits, les Cloudi Coins, à acheter dans l’application. La formule Cloudi Starter coûte 4,99 € par mois (44,99 € par an) pour environ 17 histoires mensuelles, et la formule Cloudi Premium 7,99 € par mois (71,99 € par an) pour environ 30 histoires. Notez aussi que les crédits non utilisés ne sont pas reportés au mois suivant. Pour un usage ponctuel, des packs sans abonnement sont proposés à 3,99 € (environ 10 histoires) et 14,99 € (environ 40 histoires), valables un an.
Notre avis
Nous avons testé CloudiKids pendant quelques semaines avec un enfant de 7 ans. Premier constat : l’objet est mignon, avec des effets lumineux étonnants, mais sa taille et son design le destine plutôt aux plus jeunes. Difficile d’imaginer qu’un enfant de 12 ans y trouvera son intérêt. C’est le seul jouet de ce comparatif qui ne se passe jamais de l’application : chaque histoire s’y crée, et il faut y retourner régulièrement. C’est un avantage autant qu’un inconvénient : l’enfant est moins autonome dans son usage, mais ce parti-pris permet au fabricant de limiter son IA au smartphone d’un adulte.
Comptez une dizaine de minutes pour générer et transférer un récit. L’enfant participe volontiers, ce qui en fait une vraie activité en famille. Le résultat est convaincant : des histoires cohérentes, à la longueur réglable, adaptées à l’âge et bien narrées. Nous n’avons repéré aucun contenu étrange, et les histoires étaient adaptés en fonction de l’âge donné. Le catalogue préchargé dépanne, sans être le cœur de l’expérience.
L’absence de micro est un vrai argument pour les plus jeunes, et pour les parents réticents à installer une oreille connectée dans la chambre. Une alternative rassurante, mais clairement pensée pour les plus petits.