Santé : les produits menstruels pris en charge, et les remboursements évoluent
Bonne nouvelle d’abord. À partir du 1er octobre, les cups et culottes menstruelles sont remboursées par l’Assurance maladie. La mesure vise toutes les personnes assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, ainsi que les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), quel que soit leur âge. Sans surprise, le dispositif a ses garde-fous. Il est limité à deux produits par an, délivrés uniquement en pharmacie, et seulement pour des références inscrites sur une liste officielle. Les culottes doivent par exemple être certifiées Oeko-Tex (un label qui garantit l’absence de substances nocives au contact de la peau) et absorber plus de 12 ml. On notera au passage que la mesure avait été votée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024. Il aura donc fallu près de trois ans pour qu’elle arrive.
Autre avancée, plus discrète : le tiers payant est généralisé pour Mon soutien psy, le dispositif qui rembourse des séances chez le psychologue. Concrètement, les patients n’ont plus à avancer la part prise en charge par l’Assurance maladie. Les kinés rejoignent aussi la liste des professionnels habilités à réaliser « Mon bilan prévention ».
La mauvaise nouvelle, c’est que certains remboursements évoluent, et pas dans le bon sens. Le plafond annuel des franchises médicales et participations forfaitaires passe de 100 à 140 € par assuré. Des petites sommes retenues sur chaque boîte de médicaments, chaque consultation ou chaque transport sanitaire, qui finissent par peser lourd chez les malades chroniques. Près de 18 millions de Français (mineurs, femmes enceintes, bénéficiaires de la C2S) restent toutefois exonérés.
Le coup le plus rude tombera le 15 octobre. La durée maximale d’indemnisation de certains arrêts maladie longs passe de trois ans à un an. Sont visés les salariés atteints d’une affection de longue durée dite « non exonérante », c’est-à-dire une maladie qui impose un arrêt de plus de six mois sans ouvrir droit au remboursement à 100 %. Pour rouvrir une nouvelle période d’indemnisation au titre de la même maladie, il faudra avoir repris le travail pendant au moins un an.
Gaz, carburant, fourrière : le portefeuille reste au garage
Côté énergie, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce une hausse de 6,3 % du prix repère du gaz, qui passe de 172,05 à 182,88 €/MWh TTC. C’est la deuxième hausse d’affilée, après +5,6 % en septembre. Seuls les foyers en offre à prix fixe passent entre les gouttes.
À la pompe, la mauvaise surprise est aussi là : le gazole tourne autour de 2,41 € le litre, dans le sillage de la crise dans le détroit d’Ormuz. Le gouvernement a donc reconduit l’aide « grands rouleurs » pour octobre, novembre et décembre. Le montant reste fixé à 100 €, mais sur trois mois au lieu de six, soit l’équivalent de 40 centimes par litre contre 20 auparavant. Surtout, les conditions de ressources s’élargissent (jusqu’à 2 035 € nets par mois pour une personne seule), ce qui porte le nombre de bénéficiaires potentiels à 5,5 millions, contre environ trois millions jusqu’ici. Il faut toujours parcourir au moins 15 km par trajet domicile-travail, ou 8 000 km par an dans le cadre de son activité.
Plus marginal, la fourrière augmente ses tarifs. L’enlèvement d’une voiture passe de 127,65 à 135 €, et la journée de garde de 6,75 à 7,15 €. Lyon, Marseille et Toulouse facturent la garde 10 € par jour. Paris, qui pratique déjà 150 € pour l’enlèvement et 29 € par jour, ne bouge pas. Notez qu’à partir de 2027, ces plafonds seront révisés chaque année.
Windows 10 : c’est fini
On termine avec un changement qui concerne des millions de PC. Le 13 octobre, le programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU) de Windows 10 s’arrête définitivement pour les particuliers. Le support officiel avait pris fin le 14 octobre 2025, et Microsoft avait concédé une rallonge d’un an, gratuite en Europe à condition d’utiliser un compte Microsoft. Il n’y en aura pas d’autre pour le grand public. Les entreprises, elles, peuvent continuer à payer jusqu’en 2028.
Le piège, c’est que rien ne se passera à l’écran. Le PC continuera de démarrer, les logiciels de tourner. Il ne recevra simplement plus aucun correctif de faille, ce qui en fait une cible de choix pour les pirates. Si vous êtes concernés, c’est le moment de vérifier la compatibilité avec Windows 11, ou de changer de machine.
Attention au changement d’heure
Enfin, et parce qu’on a tendance à l’oublier : dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, la France passe à l’heure d’hiver, et cette année se veut exceptionnellement précoce. Pour le reste, rien ne change. À 3h il sera 2h.