La Paris Games Week 2026 a accueilli plus de 160 000 visiteurs pour sa 15e édition, selon le bilan officiel envoyé par les organisateurs, et c’est pile le niveau de l’an dernier, où le salon avait annoncé 161 000 entrées. Le communiqué parle d’une passion du jeu vidéo « plus forte que jamais ». Les chiffres, eux, disent surtout « stable », et on reste à des années-lumière des 317 000 visiteurs de 2019.
Un compteur bloqué sur 160 000
Petit rappel de la pente. 188 000 visiteurs en 2024, 161 000 en 2025 (soit environ 27 000 de moins), et donc un peu plus de 160 000 cette année. Le communiqué se garde bien de faire la comparaison avec 2025, et on comprend pourquoi. Après une édition de l’année précédente présentée comme un « redémarrage » par le SELL, on attendait un rebond, et il n’est pas venu.
Les organisateurs le savent et préfèrent mettre en avant le contexte. Nicolas Vignolles, délégué général du SELL, évoque une « période difficile pour notre industrie » et y voit la preuve que l’appétit des Français pour le jeu vidéo reste intact. Mais un salon qui stagne deux ans de suite, ce n’est pas franchement le signe d’une PGW en pleine forme.
Plus d’une centaine de jeux jouables
Sur le terrain, la PGW a au moins corrigé un reproche qu’on lui faisait souvent : il y avait de quoi jouer. Plus d’une centaine de jeux jouables, dont une vingtaine d’exclusivités et d’avant-premières. Parmi elles, Rayman Legends Retold, Monster Hunter Wilds : Ascendance, Dragon Ball Xenoverse 3, Alien : Isolation 2, Professeur Layton et le Nouveau Monde à vapeur, le multijoueur de Call of Duty : Modern Warfare 4 ou encore Hela : of Mice & Magic.
Le salon transformé en chasse au trésor
L’édition anniversaire était placée sous le signe du « Playground ». Concrètement, l’appli officielle proposait un parcours gamifié en dix étapes, avec QR codes, codes secrets, badges et lots à gagner (consoles, voyages au Japon). Résultat : plus de 24 000 téléchargements et plus de 20 000 participants.
Ramené à la fréquentation, ça fait environ un visiteur sur huit qui a joué le jeu. Pas ridicule du tout pour un dispositif lancé cette année, et clairement une piste à creuser pour 2027.
Inoxtag s’impose ce week end
Le moment fort de cette PGW ne s’est pas passé Porte de Versailles. La soirée Fortnite « Back to OG » organisée avec Inoxtag, samedi 24 octobre au Dôme de Paris, a réuni 60 créateurs et joueurs (Michou, Gotaga, Brawks, Kaatsup, Valouzz, Gazo, Naza, La Mano…) autour d’une compétition avec 100 000 euros de cash prize, partagés entre associations et spectateurs. Les places sont parties en moins d’une heure et 250 000 personnes ont suivi l’événement en ligne.
Il y avait donc plus de monde devant une soirée d’Inoxtag en stream que dans les allées du salon sur quatre jours. Ça dit pas mal de choses sur l’endroit où se trouve le public jeu vidéo aujourd’hui.
C’est d’ailleurs pendant Back to OG qu’Inoxtag a dévoilé sa propre tenue Fortnite. Il devient le premier créateur de contenu français à rejoindre la série Icônes d’Epic Games, aux côtés de stars comme Travis Scott ou Billie Eilish. Son pack est disponible dans la boutique depuis ce mardi 27 octobre et jusqu’au 5 novembre : la tenue (avec sa version LEGO), un sac à dos à l’effigie de son chien Ace, une pioche « Kaizen », une emote et un revêtement.
Côté pros, ça progresse
Le salon comptait 174 exposants et partenaires, avec un mélange assez large : rétrogaming avec MO5, jeux de cartes à collectionner avec le Gala TCG, cosplay, parcours familial et espace seniors.
C’est surtout la PGW Business qui affiche une vraie hausse : 415 visiteurs professionnels, soit +25 % par rapport à 2025, plus d’une trentaine d’intervenants, 14 heures de conférences et 450 rencontres B2B sur deux jours. À l’échelle d’une Gamescom, c’est minuscule. Mais c’est le seul indicateur du bilan qui monte franchement.
Rendez-vous du 28 au 31 octobre 2027
La prochaine édition est déjà calée du 28 au 31 octobre 2027. Il est promis « plus de jeux, plus de nouveautés » et un renforcement de l’attractivité du salon auprès des grands acteurs de l’industrie.