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À cause de GTA 6, le réalisateur d’Hunger Games s’inquiète pour son film

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Il y a bien quelqu’un qui va faire face à GTA 6 en novembre mais ça s’annonce compliqué pour lui malgré son potentiel.

“Jouez à GTA, allez voir notre film, puis rejouez à GTA.” Parfois il vaut mieux en rire, mais la situation inquiète particulièrement le réalisateurs d’Hunger Games. C’est avec humour que Francis Lawrence, qui dirige tous les films de la saga depuis le deuxième volet, a évoqué auprès d’IGN la concurrence potentielle entre GTA 6 et Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson. Il y a effectivement de quoi se poser la question au vu du fait que le jeu de Rockstar est tellement attendu, que certains joueurs ont déjà prévu de poser un jour de congé pour en profiter.

Selon des données publiées par BambooHR, les demandes de congés aux États-Unis pour le 19 novembre 2026, date de sortie de GTA 6, sont en hausse de 9 à 17 % par rapport aux niveaux habituels pour un jeudi comparable. Dans une enquête complémentaire, 18 % des salariés interrogés affirment même vouloir prendre leur journée. Ces chiffres ne prouvent pas que le jeu est responsable de chaque absence, mais ils illustrent l’ampleur de l’attente autour de son lancement.

Pour les cinémas, le calendrier n’est donc pas idéal. Bien qu’il ne s’agisse pas du même média, ce n’est pas le support qui compte, mais l’attention des potentiels joueurs/spectateurs. En France, le nouveau Hunger Games sort le 18 novembre, la veille de GTA 6. Cela lui laisse un jour complet où les fans du jeu pourront aller au cinéma s’ils le souhaitent sans développer leur peur de rater quelque chose. Aux États-Unis en revanche, le film est attendu le 20 novembre, soit le lendemain de la sortie du jeu.

GTA 6 et Hunger Games visent-ils vraiment le même public ?

La comparaison mérite toutefois d’être nuancée. GTA 6 est un jeu réservé aux adultes, avec un univers criminel, de la violence et un humour parfois très cru. Hunger Games, de son côté, attire notamment les adolescents et les jeunes adultes, avec une histoire dystopique qui est aussi installée depuis longtemps. Les deux publics peuvent se recouper, mais rien ne dit que les fans de l’un délaisseront systématiquement l’autre.

Le risque est peut-être ailleurs et il s’agit des familles. Si des adolescents de 13 ans veulent découvrir le nouveau film, encore faut-il que leurs parents aient envie de les emmener au cinéma. Or, si toute la maisonnée préfère rester pour jouer ou regarder quelqu’un explorer le nouveau Vice City, les séances risquent de perdre quelques spectateurs potentiels.

Un film très attendu malgré tout

Il serait cependant prématuré d’enterrer le succès de Lever de soleil sur la moisson. On rappelle que le roman de Suzanne Collins, publié en mars 2025, a dépassé les 4,4 millions d’exemplaires en anglais dans le monde et s’est vendu à plus de 1,5 million d’exemplaires dès sa première semaine. Il a aussi reçu des critiques très favorables.

La communication autour du film entretient l’intérêt des fans, avec un casting prestigieux et le retour dans l’univers de Panem, vingt-quatre ans avant les aventures de Katniss Everdeen. Les premières réactions de spectateurs commencent à circuler, même si elles ne suffisent pas encore à prédire son succès commercial.

Francis Lawrence a donc raison de plaisanter parce que les fans peuvent très bien faire les deux. Mais entre un jeu attendu depuis plus de dix ans et un film adapté d’un best-seller mondial, novembre s’annonce particulièrement chargé pour le portefeuille et le temps libre des amateurs de pop culture.

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