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Il repère deux Ferrari F40 abandonnées sur Google Maps et fait 700 km pour les voir

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Un youtubeur espagnol a traversé la péninsule Ibérique pour retrouver deux Ferrari F40 qui semblaient abandonnées sur des images satellites de Google Maps. Les deux voitures étaient bien là, mais une mauvaise surprise l’attendait.

Le youtubeur s’appelle George, et il publie ses vidéos sur la chaîne Georgesmithgood. Tout est parti d’images satellites de Google Maps que lui avaient envoyées ses abonnés, sur lesquelles on devinait la silhouette rouge de deux Ferrari F40, garées dans des propriétés privées en Espagne. Il revenait alors d’un événement de sport automobile en Galice, et il a décidé avec son équipe d’aller vérifier sur place. La F40 avait été présentée en 1987 pour les 40 ans de Ferrari, et c’est la dernière Ferrari développée sous la supervision d’Enzo Ferrari. Sa cote n’a cessé de grimper depuis. En décembre 2025, RM Sotheby’s a vendu 3 886 250 dollars une F40 de 1990 livrée neuve au pilote Alain Prost, et en mai 2025, un exemplaire de 1989 restauré par Ferrari était parti à 2 817 500 euros.

Une première F40 couverte de moisissure près du Portugal

Le premier arrêt a eu lieu dans une propriété isolée, tout près de la frontière portugaise. La voiture y était garée derrière un mur de pierre, au milieu d’autres véhicules abandonnés, avec la carrosserie rouge et le grand aileron arrière de la F40, mais couverte de moisissure et envahie par les plantes. C’est le tableau de bord qui a trahi la voiture, puisque l’équipe y a reconnu celui d’une Pontiac Fiero. “Évidemment, beaucoup d’entre nous craignaient que ce soit un faux”, raconte George dans sa vidéo.

Georgesmithgood
© Georgesmithgood

Une seconde réplique en bon état près d’Alicante

Le groupe a ensuite parcouru plus de 700 km jusqu’à la côte d’Alicante, où la seconde voiture était rangée sous une bâche à côté d’une maison en bord de mer. Ce sont cette fois les sorties d’échappement qui ont mis la puce à l’oreille du youtubeur. Là encore, il s’agissait d’une réplique montée sur une Pontiac Fiero, avec des papiers et une plaque d’immatriculation qui laissent penser qu’elle vient de France. Elle était en revanche en bien meilleur état que la première, avec une carrosserie complète et un intérieur fini, et son moteur V6 a démarré du premier coup alors qu’elle n’avait pas roulé depuis une dizaine d’années.

© Georgesmithgood
© Georgesmithgood

Son propriétaire, Jean Pierre, était prêt à la vendre, mais à un prix bien précis. “Pas moins de trente-cinq mille euros”, a-t-il répondu, en précisant que le prix n’était pas négociable. George a refusé l’offre. Le site spécialisé ItalPassion estime de son côté la valeur réelle de cette réplique, vu son état, à environ 3 500 euros.

La Pontiac Fiero, déjà transformée en fausse Ferrari dans les années 80

Pontiac avait lancé la Fiero en 1984, et la marque en avait vendu près de 137 000 la première année, avant de devoir rappeler en 1987 environ 125 000 exemplaires de 1984 à cause de risques d’incendie dans le compartiment moteur. Son moteur placé derrière les sièges en a très vite fait une base pour des répliques de voitures italiennes. En 1987 et 1988, l’entreprise Corporate Concepts, installée à Capac dans le Michigan, a même vendu 247 Pontiac Mera, des Fiero habillées pour ressembler à une Ferrari 308, entre 24 000 et 28 000 dollars. Ferrari l’avait aussitôt attaquée en justice pour contrefaçon de marque, et avait gagné. Pendant son voyage, George a aussi rencontré Tino, un passionné qui possède un atelier rempli de répliques, de limousines anciennes, de Rolls-Royce et d’Alfa Romeo.

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