Et si nos prompts pour Gemini étaient traités dans des satellites en orbite autour de la Terre, au lieu d’utiliser des centres de données terrestres ? C’est l’idée qui est actuellement explorée par Google, via son projet Suncatcher. Pour rappel, la firme a envoyé son tout premier satellite équipé de puces TPU (pour les calculs de l’IA) dans l’espace au mois de septembre, afin de tester la technologie. Et, pour le moment, tout semble bien se passer. Il y a quelques jours, le CEO de Google, Sundar Pichai, a d’ailleurs partagé la toute première réponse de son IA, générée à l’aide de puces en orbite.
“Après avoir lancé notre prototype de satellite il y a quelques semaines, nous avons désormais réussi à envoyer une commande en orbite, à démarrer le TPU, à lancer l’invite de commande et à recevoir notre première réponse complète sur Terre : un haïku !”, a-t-il écrit. Plus précisément, Google a demandé à un modèle Gemma (la gamme d’IA ouvertes de Google) de rédiger ce haïku, qui a ensuite été envoyé par le satellite.
A ‘hello world’ milestone for Project Suncatcher 🚀
After launching our prototype satellite a few weeks ago, we’ve now successfully sent a command up to orbit, booted up the TPU, ran the prompt, and received our first complete response back on earth – a haiku! pic.twitter.com/kOFmETUskm
— Sundar Pichai (@sundarpichai) October 30, 2026
Google développe la technologie, mais doit aussi penser à sa viabilité
Ce que cela prouve, c’est que la puce TPU a pu résister au lancement, et qu’elle est en mesure de fonctionner malgré les conditions extrêmes de l’espace. La prochaine étape du projet sera l’envoi de deux satellites en orbite afin de tester une technologie indispensable à la communication entre satellites. En effet, Google a imaginé des grappes de satellites qui pourraient fonctionner ensemble pour faire les calculs pour l’IA.
Google veut démontrer que l’exploitation de centres de données spatiaux, afin de profiter de l’abondance en énergie solaire dans l’espace, est techniquement faisable. D’ailleurs, comme la firme de Mountain View, la société SpaceX d’Elon Musk veut aussi développer des infrastructures similaires.
En revanche, même si la technologie permet d’exploiter des centres de données spatiaux, il faudra aussi tenir compte de la viabilité de celle-ci sur le plan économique. Récemment, selon The Information, une responsable de Google aurait récemment expliqué qu’un centre de données spatial coûte 100 plus qu’un centre de données terrestre.