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Le monde part en vrille mais ce jeu cosy va vous réconcilier avec la vie

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Cinq ans après un premier épisode couronné aux BAFTA, le petit studio suédois Something We Made remet le couvert. Plus grand, plus beau, et en 3D.

En 2021, un minuscule jeu en noir et blanc avait réussi un pari étonnant : faire de la photographie une mécanique d’aventure à part entière. Pas de combat, pas de chrono, pas d’arbre de compétences. Juste un jeune aventurier, appareil photo autour du cou, qui explore et immortalise les bonnes choses au bon moment. Le genre de jeu qu’on termine en un après-midi et dont on garde un souvenir étrangement tenace. Sa suite est sortie fin septembre, et elle mérite qu’on s’y arrête.

Toem 2 (1)
© JDG

TOEM revient, et il a pris de la hauteur

TOEM 2 est signé Something We Made. Il est disponible depuis le 29 septembre 2026 sur PC (Windows, macOS et Linux), PlayStation 5, Nintendo Switch et Switch 2, après un léger report annoncé début août pour peaufiner le développement. Pour mesurer le chemin parcouru, il faut se souvenir de ce qu’était le premier TOEM. Sorti en septembre 2021, il suivait un jeune photographe parti gravir une montagne pour assister à un mystérieux phénomène, le « Toem ». En chemin, il traversait des villages inspirés de la Scandinavie et résolvait les problèmes des habitants à coups de clichés. Le jeu avait décroché le prix du meilleur premier jeu aux BAFTA Games Awards, la plus prestigieuse cérémonie britannique du secteur, avant de débarquer sur Xbox et dans le Game Pass en 2023.

TOEM 2 reprend le même protagoniste quelques années plus tard, toujours lancé à la poursuite de ces phénomènes. La boucle de jeu, elle, n’a pas changé d’un pouce. On explore une région, on discute avec ses habitants, qui nous confient de petites missions. Photographier un animal précis, retrouver une personne, immortaliser un objet caché dans le décor. Chaque mission réussie rapporte un tampon, et les tampons permettent d’acheter un billet pour la région suivante. Le tout sans aucune limite de temps. On avance à son rythme, et c’est très bien comme ça.

Toem 2 (4)
© JDG

Une 3D qui change tout, ou presque

La grande nouveauté saute aux yeux dès les premières minutes. Les environnements passent en 3D, tout en conservant l’esthétique monochrome et les personnages en 2D qui faisaient le charme du premier épisode. Un mélange de genres visuel qui fonctionne étonnamment bien. D’autant plus que cette nouvelle dimension s’accompagne de capacités inédites. Notre héros peut désormais courir, sauter et grimper, ce qui transforme l’exploration en petite séance de plateforme. Les intérieurs sont plus vastes, une minicarte fait son apparition pour ne pas se perdre, et les régions, cinq au total, affichent chacune une identité visuelle bien marquée.

L’appareil photo, surtout, devient un véritable couteau suisse. Grâce à de nouveaux accessoires, il ne sert plus seulement à regarder le monde, mais à agir dessus. On peut ainsi planter des clous, visser des éléments pour réparer un bâtiment ou briser des rochers qui bloquent le passage. Une idée réjouissante sur le papier, qui donne enfin un rôle actif à l’objectif. Un nouveau bouton de mise au point permet aussi de verrouiller une cible en mouvement, pratique pour photographier un oiseau qui refuse de tenir en place.

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© JDG

Un jeu doudou pour les soirées d’automne

Qui a aimé TOEM ne sera pas déçu : TOEM 2 reste dans la lignée de son prédécesseur, avec une ambiance toute douce et des interactions cosy, parfaites pour une soirée pluvieuse sous la couette. L’écriture est toujours aussi drôle et tendre, et la bande originale très réussie. On aurait apprécié que les nouveaux accessoires sient davantage exploités, quand ils restent cantonnés à leur région respective sans vraiment se combiner entre eux. Enfin, l’aventure est courte : comptez environ quatre à cinq heures pour en voir le bout.

Pour 20 €, TOEM 2 est une réussite, dans la lignée directe du premier opus. Si vous n’avez jamais joué à la franchise, foncez. Si vous aviez adoré l’épisode 1, ce second volet prend des airs de retrouvailles, comme un album photo qu’on feuillette avec tendresse, en sachant déjà ce qu’on va y trouver.

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