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L’IA a-t-elle raccourci nos journées de travail ? Ce que cette étude révèle va vous surprendre

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Une étude compare les journées de travail de ceux qui utilisent l’IA et celles de ceux qui ne l’utilisent pas. Basée sur des données réelles, celle-ci vient de casser une croyance populaire.

L’IA permet d’automatiser de plus en plus de tâches de bureau et, en théorie, celle-ci doit permettre aux travailleurs de faire plus de choses sur le même temps de travail, ou de travailler moins d’heures pour arriver au même résultat. C’est d’ailleurs l’un des arguments de ceux qui défendent la semaine de quatre jours ou une réduction du temps de travail par semaine. Aux États-Unis, par exemple, le sénateur démocrate Bernie Sanders défend la semaine de 32 heures, en s’appuyant sur les gains de productivité de l’IA.

“À l’heure où l’intelligence artificielle et la robotique vont transformer radicalement notre économie, il est impératif que les gains financiers issus de cette nouvelle technologie profitent aux familles de travailleurs, et non pas seulement à une poignée de milliardaires et de PDG d’entreprises”, a-t-il déclaré au mois de septembre. Et, en France, en janvier 2022, Jean-Luc Mélenchon expliquait déjà que le temps gagné grâce à l’IA doit permettre une réduction du temps de travail.

Mais une récente étude publiée par l’entreprise américaine ActivTrak montre que les utilisateurs de l’IA ont des journées de travail plus longues, mais pas plus courtes. Celle-ci propose un logiciel qui permet de suivre la productivité des employés de ses clients. Et, en analysant les données sur 9 140 travailleurs, son étude a montré que les personnes qui utilisent l’intelligence artificielle travaillent 90 minutes par jour, par rapport à ceux qui ne l’utilisent pas.

Des conclusions basées sur des données réelles

Cette étude est importante, car elle casse une croyance populaire, en s’appuyant sur des analyses d’activités réelles, mais pas sur un sondage. “Contrairement aux enquêtes auprès des employés ou à l’adoption de l’IA autodéclarée, l’analyse s’appuie sur les modèles de travail numériques réels de 9 140 travailleurs du savoir dans 467 entreprises, recueillis entre le 1er avril et le 25 septembre 2026”, lit-on dans le communiqué de l’étude. Gabriela Mauch, directrice de la relation client et responsable du laboratoire de productivité ActivTrak ajoute que les travailleurs qui se servent de l’IA doivent aussi basculer d’une application à une autre plus fréquemment, et doivent raccourcir les “périodes de concentration”.

“Nous vivons dans une économie extrêmement axée sur la productivité, où si nous en obtenons un peu, nous en voulons toujours plus”, a-t-elle aussi confié à Bloomberg, selon nos confrères de Gizmodo. Néanmoins, ces résultats peuvent être expliqués de différentes manières. En effet, il est aussi possible que les personnes qui travaillaient déjà plus d’heures par jour sont celles qui adoptent l’IA avant tout le monde. Mais, bien entendu, il est également possible que, comme l’IA permet de produire plus, certains employeurs aient augmenté les objectifs des travailleurs.

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