Il y a des extensions qui ajoutent des continents, des scénarios entiers ou des boss à rallonge. Et il y a celles qui misent sur la dentelle et les nœuds papillon. Huit mois après avoir dopé les ventes de la Switch 2, le spin-off le plus encensé de l’histoire de la licence a choisi son camp pour la suite de son contenu payant. Verdict : on ne partira pas à la conquête d’une nouvelle contrée cet hiver.
Nouveau look pour une nouvelle vie de Métamorph
The Pokémon Company a officialisé le 4 novembre la date de sortie de la deuxième partie du pass d’extension de Pokémon Pokopia. Baptisée Dazzling Decorations en anglais, elle débarquera le 9 décembre 2026 sur Nintendo Switch 2. Le contenu avait été esquissé lors du Nintendo Direct du 9 septembre, sans nom ni date. On a désormais les deux.
Au menu, une catégorie d’objets inédite : les accessoires. Lunettes de soleil, nœuds papillon, foulards ou ruban façon Nymphali, la panoplie ne se limite pas au joueur. Les Pokémon du voisinage pourront eux aussi être habillés, et les premiers visuels montrent déjà Métamorph et Pikapâle assortis dans un look matchy matchy du plus bel effet. L’extension promet aussi de nouveaux meubles et de nouveaux Pokémon à accueillir. Doduo, Skitty, Roussil et Snubbull sont confirmés. 24 nouvelles espèces sont pressenties, avec notamment l’arrivée de Cresselia, sans aucune confirmation officielle à ce stade.
Pas de nouvelle ville au programme, en revanche. The Pokémon Company l’avait annoncé dès l’été et le confirme aujourd’hui : cette deuxième vague est la plus légère des trois. Pour y accéder, il faudra d’abord installer la mise à jour gratuite 3.0.0, puis avoir bouclé plusieurs requêtes importantes de l’aventure principale : relever le niveau d’environnement de la toute première zone, reconstruire son Centre Pokémon et retrouver la poupée de Baudrive. D’ici là, un événement centré sur Verpom permettra de collecter des pommes sirupeuses à échanger contre du mobilier fruité.
34,99 € pour trois parties : le compte est bon ?
C’est là que le bât blesse un peu. Le pass d’extension est vendu 34,99 € sur l’eShop, en un seul achat qui donne accès aux trois parties au fil de leur sortie. La première, Fonds-Bulleux, a ouvert le 5 août une ville sous-marine entière, avec Manaphy en guest star et une cinquantaine de nouveaux Pokémon selon le décompte de la communauté. La troisième, prévue en 2027, ajoutera une autre ville à restaurer. Celle du milieu prend des allures de remplissage.
Ajouté au prix du jeu de base, affiché autour de 70 € à sa sortie, le total dépasse allègrement les 100 €. À titre de comparaison, le pass d’extension de Pokémon Épée et Bouclier coûtait 29,99 € pour deux zones inédites et leurs scénarios, tandis que Happy Home Paradise, l’extension payante d’Animal Crossing: New Horizons, s’affichait à 24,99 €. Pokopia ne signe donc pas le DLC le plus généreux de l’écosystème Nintendo.
Un succès qui laisse le temps de voir venir
Si The Pokémon Company peut se permettre un DLC de transition, c’est que Pokopia n’a plus grand-chose à prouver. Le jeu s’est écoulé à 2,2 millions d’exemplaires en quatre jours, dont un million rien qu’au Japon, avant de franchir la barre des cinq millions cet été. Il est aussi devenu le jeu Pokémon le mieux noté de l’histoire sur Metacritic. D’ici quelques semaines, le jeu pourrait bien confirmer son succès avec un sacre lors de la cérémonie des Game Awards.
Reste la suite. La troisième partie du pass arrivera en 2027, l’année où sont aussi attendus Pokémon Winds and Waves sur Switch 2. Pokopia a été pensé pour durer. Pour tenir face au rouleau compresseur de la série principale, il lui faudra sans doute un peu plus que des nœuds papillon. La ville promise pour l’an prochain a tout intérêt à valoir le détour.