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Test du DLC Pokémon Pokopia Fonds-Bulleux : on replonge ?

Cinq mois après avoir lâché le jeu, on est retournés dans Pokopia pour tester Fonds-Bulleux, premier chapitre du pass d’extension du jeu.

On avait fini par ranger la Switch 2. Après des centaines d’heures passées à aménager Terrasec et Collinangle, Pokopia s’était installé dans cette case un peu triste des jeux qu’on a adorés puis abandonnés d’un coup, sans prévenir. Cinq mois plus tard, Game Freak et Koei Tecmo nous tendent la perche avec Fonds-Bulleux, premier volet du pass d’extension du jeu, sorti le 5 août dernier. Et cette perche, on l’a attrapée à deux mains, avant de replonger la tête la première.

Pokopia Dlc Fonds Bulleux
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Il faut dire que le contexte s’y prêtait. Pokopia vient de dépasser les 5 millions d’exemplaires vendus dans le monde, un peu plus de quatre mois après son lancement. De quoi confirmer que le jeu n’a rien d’un feu de paille, et qu’il est même en passe de devenir l’un des jeux les plus vendus de sa génération. L’arrivée de Fonds-Bulleux tombe à un moment décisif pour les joueurs et les joueuses : ce premier DLC avait la lourde tâche de maintenir à flot la communauté, en visant notamment celles et ceux qui pensaient en avoir fait le tour.

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Une nouvelle zone Fonds-Bulleuse

Avant même d’accéder au DLC, on appréciera le fait que Pokopia passe en version 2.0, avec une mise à jour gratuite et donc accessible à tous, qui donne accès à la Plongée, nouvelle capacité enseignée par Manaphy qui permet enfin de descendre sous la surface pour nager, planter et construire, ainsi qu’au sacro-saint coffre de rangement synchronisé entre les zones, que tout le monde attendait.

En plus de cet avant-goût, le vrai morceau, celui qui justifie les 34,99 € du pass, c’est Fonds-Bulleux : une cité entièrement sous-marine, accessible après une rencontre avec Otaquin. Au programme : nouvelle zone colorée aux inspirations japonisantes, missions inédites, et Pokémon par dizaines.

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C’est sans doute à la découverte de Fonds-Bulleux qu’on a pris la plus grosse claque. On savait le jeu beau, mais force est d’admettre que le DLC pousse le curseur un cran plus loin. La nouvelle zone est immense, d’abord parce qu’elle joue sur la verticalité des biomes, en proposant trois niveaux d’exploration (surface, fonds marins et abysses). Au-delà de sa taille, elle est aussi particulièrement immersive. La lumière filtrée, les effets de bulles, et même la nouvelle bande-son qui accompagne les environs de Fonds-Bulleux… tout concourt à parfaire notre expérience.

Nos trois premières heures de jeu ont été passées à tenter (vainement) de cartographier mentalement la zone, explorant chaque faille, chaque grotte et chaque construction suspendue. On passe son temps à remonter, plonger, contourner un récif, se faufiler dans une caverne éclairée par des coraux bioluminescents. Fonds-Bulleux nous submerge, littéralement, et c’est exactement l’effet recherché.

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Des mécaniques intelligentes pour prolonger l’aventure

Fonds-Bulleux ne se contente pas d’ajouter une zone à explorer. Le DLC vient réparer des systèmes qu’on trouvait un peu mous dans le jeu de base. Le Cherch’Objets, gadget sympathique mais globalement anecdotique jusque là, devient un outil qu’on utilise en permanence pour repérer les trésors enfouis sous le sable. Les cartes au trésor, nouvelle mécanique de l’extension, transforment chaque sortie en petite chasse au butin avec des Pokéballs décoratives à la clé, qui permettront de personnaliser le village et d’avancer sur la création d’un nouvel habitat spécial.

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Autre ajout malin, les recettes au blender. Après les salades et les steaks, les smoothies viennent s’ajouter à la liste de nos recettes favorites. Ajoutez à cela de nouvelles recettes de construction pensées spécifiquement pour l’architecture sous-marine, avec des matériaux et des styles qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, une nouvelle peluche à l’effigie de Staross, et vous avez des heures de jeu en perspective.

Les missions, elles aussi, montent d’un cran en ambition. Fini les tâches un peu convenues, ici on nous confie des objectifs plus longs, plus structurés, qui poussent réellement à explorer chaque strate de la zone avant de pouvoir avancer. La quête principale mène jusqu’à la construction du Temple de la Mer, qui demande d’avoir fait progresser son village d’un bon niveau avant de s’y attaquer.

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Cinquante nouveaux colocataires, et pas des moindres

Côté Pokémon, Fonds-Bulleux ajoute une cinquantaine de créatures marines à débusquer, réparties dans plus de 35 habitats différents à construire. Otaquin, Corayon, Limonde, Staross, Flobio ou encore Carvanha viennent grossir les rangs d’un Pokédex entièrement dédié à l’extension, avec ses propres exigences en matière d’aménagement. On reste un cran en dessous des zones du jeu de base, qui alignent généralement une soixantaine d’espèces chacune, et c’est bien le seul reproche qu’on peut adresser à ce DLC : pour un premier chapitre payant, le contenu pur reste un peu resserré en matière de Pokédex.

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Mais l’expérience de jeu, elle, compense largement ce petit défaut. La progression est pensée pour donner envie de rester, entre la collecte, la construction et les petits arc narratifs que chaque nouveau Pokémon vient déposer dans le village. Après des centaines d’heures déjà englouties dans le titre de base, on ne pensait pas retrouver une telle fraîcheur aussi vite.

Un pari sur l’avenir, mais un pari qui tient

Fonds-Bulleux n’est que le premier tiers d’un pass d’extension qui doit encore livrer deux autres vagues de contenu, l’une attendue plus tard cette année, l’autre prévue pour 2027 avec une toute nouvelle ville dont Nintendo n’a encore rien dévoilé.

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Si les deux prochains volets tiennent la promesse de celui-ci, tant en ambiance qu’en nouveautés de gameplay, l’addition globale reste largement défendable pour un jeu qui, cinq mois après sa sortie, retrouve une seconde jeunesse aussi spectaculaire. Reste à voir si Game Freak tiendra la cadence pour les deux chapitres à venir. En attendant, l’arrivée de la mise à jour gratuite vient à elle seule nous convaincre de relancer la machine.

Prix et disponibilité

Le DLC Fonds-Bulleux est disponible depuis le 5 août 2026 sur l’eShop de la Nintendo Switch 2, au prix de 34,99 €. Un prix élevé, mais qui est à inclure dans le cadre du pass d’extension de Pokémon Pokopia, qui donnera accès aux trois premières extension payantes du jeu. Fonds-Bulleux marque la première étape de ce plan à long terme. Nintendo a confirmé qu’une deuxième partie arrivera fin 2026, avec de nouveaux accessoires à faire porter aux Pokémon, avant une troisième partie encore mystérieuse prévue pour 2027.

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Notez que pour tous les autres joueurs, la mise à jour 2.0.0, qui débloque la Plongée et la construction sous l’eau, est gratuite. De quoi confirmer, au passage, que Pokopia reste une priorité pour Nintendo : le jeu vient de franchir la barre des 5 millions d’exemplaires vendus dans le monde, un peu plus de quatre mois après sa sortie.

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Notre avis

On avait laissé Pokopia de côté après l'avoir vidé de sa substance, et Fonds-Bulleux nous a fait replonger la tête la première, sans même vraiment réfléchir. La nouvelle zone est magnifique, immense, pensée jusque dans les moindres détails pour faire vivre une véritable parenthèse sous-marine, et les nouvelles mécaniques donnent enfin du sens à des outils qu'on avait tendance à oublier.

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