Critique

[Critique] Ninja Turtles 2

Cinéma

Par Pierre le

Les enfants ont toujours un héros auquel s’identifier. Un modèle qu’ils adorent et qui les fascinent. Nous, les gamins des années 80 et 90, nous n’en n’avions pas un, mais quatre. Et ces quatre héros reviennent au cinéma dans un nouveau film. Nous parlons bien entendu des tortues ninja !

Chevaliers d'écailles et de vinyle
Chevaliers d’écailles et de vinyle

Cowabunga !

Deuxième volet du reboot orchestré sous la houlette de Michael Bay en 2014, ce deuxième épisode réalisé par Dave Green se veut plus spectaculaire, plus déjanté, plus tout. Et le pari est réussi, tant il part dans un gros délire enfantin au bout que quelques minutes seulement. Car oui, Ninja Turtles 2 n’est rien d’autre qu’un gros délire pré-ado complètement assumé, et cela ne plaira pas à tout le monde. Prenez un gamin, donnez-lui des figurines tortues, une caméra et 135 millions de dollars, et vous avez ce nouveau volet.

“NOM NOM NOM !”

Ninja Turtles 2 nous offre les méchants classiques du dessin-animé, tels Krang ou Beebop et Rocksteady. Si le premier est anecdotique et (volontairement ?) ridicule, les deux idiots de service sont clairement une grande réussite. Pensés comme des comic relief lourdingues, ils réussissent parfaitement à s’intégrer dans cet univers qui prend la direction du grand n’importe quoi à chaque volet. Notons également l’arrivée de Casey Jones, joué par un Stephen Amell (Arrow) qui prouve qu’il peut faire autre chose que le super-héros sombre et taciturne.

Nos tortues, elles, sont toujours là, fidèles à leur poste. Si vous n’avez pas aimé leur design du premier film, vous ne les aimerez pas non plus dans ce volet. Néanmoins, on peut encore saluer l’effort de design des personnages, reconnaissables au premier coup d’œil, même lors des scènes d’action. D’ailleurs, chacune d’elle a son petit moment de gloire (mis à part Leo, étrangement en retrait). Les enfants, qui ont tous leur personnage préféré, apprécieront.

“Shredder, YOU HAVE FAILED THIS CITY !”

Quatre tortues d’enfer dans la ville

Concernant l’action, le film met un peu de temps à démarrer (malgré une scène d’autoroute impressionnante au début), mais comme le premier épisode, une fois que l’action est lancée, ça ne s’arrête plus. Vous vous souvenez de la scène de la neige dans le premier ? Cette suite va encore plus loin en nous offrant des moments de bravoure dépassant allègrement le grand guignolesque qui ne s’embarrassent pas de réalisme. On peut cependant regretter un combat final qui n’est qu’une répétition de celui du premier film, mais en beaucoup plus fouillis.

“Blargwarrrragaaaaarg !”

L’humour fonctionne toujours. On voit arriver les blagues (pas très finaudes) à des kilomètres et pourtant, le rire est toujours là. Chaque vanne nous fait perdre 3 de QI, mais on accepte la chose avec un plaisir presque coupable. Mention spéciale à Will Arnett, personnage hautement insupportable du premier volet, qui assume complètement ce côté agaçant pour finalement nous séduire par sa bêtise.

Grosso modo, on peut résumer Ninja Turtles 2 à ça :

_ Oh, oh je suis le grand méchant et je suis très méchant !
_ Sale méchant ! Arrête d’être méchant ! Nous sommes les gentilles tortues, nous allons t’arrêter !
PAF, PIF, POUM !
FIN.

“Souris, mec, on est les stars du film !”

Verdict

Ninja Turtles 2
est un film, osons le mot, très con. Le scénario ? C’est quoi ça ? Les motivations des méchants ? On s’en fiche, ils sont là pour être méchants. Mais étonnamment, la mayonnaise prend. Si le spectateur accepte d’embrasser cet univers enfantin, il aura 10 ans tout le film et ne verra pas le temps passer, quitte à l’oublier dans l’heure suivante. Ceux qui recherchent un peu de subtilité seront en PLS pendant 2 heures.