Critique

[Critique] Le Monde de Dory : Finding Pixar

Cinéma

Par Elodie le

Nemo, Marin et Dory reviennent sur les écrans dans de nouvelles aventures qui promettent une nouvelle fois de nous faire parcourir les océans. Le Monde de Dory sera-t-il le succès public et critique de son ainé ?

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13 ans après Le Monde de Nemo (Finding Nemo en VO), mais un an après avoir aidé Marin à retrouver son fils, prisonnier de l’aquarium d’un dentiste australien, nous retrouvons Dory, le poisson-chirurgien bleu à la mémoire de poisson rouge. Depuis toute petite, Dory souffre en effet de ce qu’on appelle un trouble de la mémoire immédiate.

Autrement dit, elle n’a aucune mémoire à court terme et oublie ce qu’elle vient de dire presque aussitôt après l’avoir prononcé. Ce qui peut la placer dans des situations critiques, comme il nous a été donné de le voir dans Le Monde de Nemo.

Ici, rebelote ! À ceci près que Dory part à la recherche de ses parents, après s’être souvenu d’eux. Existent-ils vraiment ? Sont-ils en vie ? Ne l’ont-ils pas oubliée ? Autant de questions auxquelles Dory tentera de répondre tout au long de sa quête. Elle embarque donc Marin et son fils Nemo dans de nouvelles aventures.

Pour ce nouveau périple, nous retrouvons une nouvelle fois Franck Dubosc dans les nageoires de Marin, rejoint par Philippe Lellouche qui prête sa voix au poulpe Hank, Mathilde Seignier au requin-baleine Destinée et Kev Adams à Bailey, le béluga. La youtubeuse Enjoy Phoenix prête également sa voix à un petit personnage… mais je n’ai pas su deviner lequel.

Dory, elle, est toujours interprétée par Céline Monsarrat, voix française de Julia Roberts depuis Pretty Woman en 1990, de Lorraine (Baines) Mc Fly dans Retour vers le Futur ou encore de Courteney Cox dans la saga Scream.

Alors, Le Monde de Dory est-il parti pour rééditer l’exploit de son prédécesseur ? À en croire les chiffres du box-office oui. Voire mieux, puisque Le Monde de Dory réalise le meilleur démarrage de tous les temps pour un film d’animation devant Shrek 3 avec 136,1 millions de dollars engrangés lors de son premier week-end d’exploitation US, éclipsant au passage Nemo et ses 70,2 millions de dollars.

Ce qui ne manquera pas de raviver les craintes des scientifiques qui s’inquiètent des conséquences du film sur la population marine. « La population des poissons-clowns peuplant les récifs de coraux a diminué, car, depuis la sortie du film, avoir un petit Nemo dans son aquarium est à la mode ». Un phénomène qui risque de se renouveler avec Le Monde de Dory.

Pensez donc à ses millions d’enfants découvrant « Bébé Dory » et imaginez le carnage à la sortie des salles obscures : « Daddy, je veux un poisson bleu Dory ! ».

Si le phénomène est avéré, Disney aura obtenu le contraire du programme dévoilé en marge de la sortie du Monde de Dory, Oceans by Disney (et qui se poursuit avec Vaiana, La Légende du bout du Monde (Disney) et Blue de Disneynature), dont le but est de jouer un rôle dans la préservation des milieux marins.

Si Le Monde de Dory est d’ores et déjà un succès au box-office, fédérera-t-il le public et la critique ? Rien n’est moins sur. Rendons tout de même à César ce qui appartient à Pixar : le studio d’animation ne fait que confirmer son talent et son savoir-faire technique indéniable, aussi bien pour le graphisme que l’animation : décors, personnages, expressions, mouvements, etc. C’est un véritable travail d’orfèvre.

Toutefois, même avec le retour du scénariste et réalisateur de Nemo, Andrew Stanton (Wall-E, la saga Toy Story, Monstres & Cie) rejoint par Angus MacLane, Le Monde de Dory n’a pas la même fraîcheur que son aîné. La faute à un scénario en deçà du Monde de Nemo et en même temps beaucoup trop similaire. Nous retrouvons exactement les mêmes trames scénaristiques : la vie dans les profondeurs, l’école, la séparation d’avec les parents, la quête pour retrouver les siens, l’intervention de l’homme, les tentatives d’évasion, la rencontre avec d’autres animaux, etc.

Heureusement, subsiste toujours cet humour qui fait se gausser petits et grands. Aussi bien grâce à un ressort comique très premier degré pour les plus petits, souvent du comique de situation, qu’à un humour plus référencé (notamment avec Hank le poulpe) et second degré pour les plus grands.

Les deux publics se régaleront de personnages secondaires souvent bien pensés, comme ces deux loups de mer accrochés comme des moules à leur rocher, et qui le défendent jalousement des tentatives d’intrusion d’un de leurs semblables, le « flippant » Gérard. La voix française qui double la voix du parc aquatique prête également à sourire, mais arrêtons nous là. #nospoiler

Le Monde de Dory, qui est plus un spin off qu’une véritable suite, n’est pas un très grand Pixar (effet de surprise en moins), mais se révèle être un joli film, rythmé, drôle et qui se suit avec plaisir.

Le Monde de Dory sort le 22 juin.

2 réponses à “[Critique] Le Monde de Dory : Finding Pixar”

    • Si ta critique est aussi crédible que ton blog dégueulasse… mais t’as codé avec tes pieds c’est pas possible ?!!!

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