Dossier

American Truck Simulator : Didier Pingeon ou le rêve américain

L'Amérique, je veux l'avoir, et je l'aurai

Notre avis
7 / 10

Par Pierre le

American Truck Simulator rappelle beaucoup à Didier son expérience sur Euro Truck 2. Les Américains n’ont pas réellement changé la manière de conduire. Mais les Fresno-Las Vegas ne ressemblent à un Budapest-Stuttgart que dans le gameplay. Didier remarque d’abord les décors, beaucoup plus fins et plus beaux qu’en Europe. De plus, les Américains savent faire pour donner l’impression de vie dans leur paysage. Dans les villes (plus grandes, mais assez limitées tout de même), les piétons se déplacent tranquillement et les bâtiments donnent vraiment l’impression d’être habités. Sur les routes de campagne, il croise beaucoup de vie, comme des véhicules en panne, des fermes en marche, des virevoltants qui traversent la route, des montgolfières, des oiseaux… Un jour, Didier a même cru voir un coyote entre Carson City et Las Vegas. Mais il n’en est pas sûr, étant donné qu’il n’avait pas dormi depuis un certain temps.

La carte proposée est vaste, mais moins grande que l'Europe d'Euro Truck 2
La carte proposée est vaste, mais moins grande que l’Europe d’Euro Truck 2

Car oui, le métier d’un routier ne consiste pas à rester les yeux rivés sur les routes infinies du Nevada. Didier doit prendre soin de son corps et de son camion. Tous les jours, il doit dormir, comme tout être humain. Et aux Etats-Unis, une journée fait 24 minutes, il doit donc rester vigilant et s’arrêter dans les aires prévues à cet effet. De même, l’essence est une denrée incontournable quand on conduit un 35 tonnes. Didier doit donc s’arrêter régulièrement pour faire le plein. Et lorsqu’il doit faire des centaines de miles en plein désert, il doit prévoir son itinéraire afin de ne pas tomber en rade. Mais tous ces inconvénients ne sont rien face à la sensation de liberté donnée par les routes américaines. Seul sur le long lacet de l’Interstate 15, Didier se dit qu’il a bien fait de venir au pays des cow boys. Jamais en Europe il n’aurait connu une telle immensité, un tel plaisir à conduire pendant des heures dans des paysages sortis tout droit des westerns spaghettis. De plus, Didier se dit que les camions américains, plus massifs et mieux modélisés, sont beaucoup plus pratiques pour lui. Pour une fois, sa bedaine ne touche pas le large volant.

L'ouest américain en une image
L’ouest américain en une image

Un truc qui change par rapport à l’Europe, c’est bien la police. Aux Etats-Unis, point de radars fixes, mais des schmitts qui patrouillent et qui guettent le contrevenant sur le bord de la route. C’est pourquoi Didier doit toujours faire attention à sa vitesse et à son comportement. Certes, il s’autorise parfois à dépasser les 60 miles à l’heure sur une route isolée sur un coup de folie, mais c’est rare. Cependant, la nuit est une période où la maréchaussée est moins présente, sans doute trop occupée à manger des Donuts et à boire du Ricard (enfin, l’équivalent américain, imagine-t-il). Mais Didier ne fait pas l’imbécile non plus. Le temps, c’est de l’argent, et il ne peut se permettre de dépenser toute sa caillasse dans les amendes.

A force d’enchaîner les missions, Didier s’est fait un sacré petit pactole. Néanmoins, ce n’est toujours pas assez pour s’acheter son propre camion et monter sa boîte. Comme en Europe, Didier doit donc faire un prêt, qui lui obligerait à ne jamais lâcher le volant pour le rembourser, les échéances tombant tous les jours à midi. Aux Etats-Unis, la richesse n’arrive que si l’on travaille tous les jours de la semaine. Didier devra donc mettre sa famille de côté pendant un moment. Mais c’est pour elle qu’il fait tous ces sacrifices. Il s’en rappelle à chaque fois qu’il regarde la photo de sa femme Yolande et de son fils Kevin accrochée sur le tableau de bord.

Les camions sont merveilleusement modélisés
Les camions sont merveilleusement modélisés